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ACTUALITES 2011

 

Ceci constitue les dernières informations de ce site

 

ROYAUME-UNI


La société Babcock Engineering a annoncé un plan de fermeture du site émetteur de Rampisham, au Royaume-Uni, pour Noël 2011

Les syndicats du site de Rampisham ont été choqués d’apprendre le 17 août ce projet de fermeture du site avec la perte de 19 emplois

Le personnel au Royaume-Uni s’attendait certes à de mauvaises nouvelles après la décision prise en janvier par le service mondial de la BBC de réduire fortement le nombre d'heures de diffusion en ondes courtes avant d’y mettre fin complètement en 2014

Mais malgré cette décision, l'annonce faite le 17 août a été un choc. La société prévoit également de fermer trois postes sur le site de Woofferton qui abrite d’autres émetteurs ondes courtes et quatre sur le site d’ Orfordness qui risque de fermer également. (NDR : en effet ce site abritait l’émetteur ondes moyennes de 648 kHz qui a cessé d’émettre en mars 2011 puis a redémarré pour relayer des émissions en provenance des Pays-Bas suite à l’effondrement d’un mât il y a quelques semaines.)

Des consultations ont commencé entre la société Babcok et les syndicats. Elle devraient se terminer le 19 septembre.

Le secrétaire général des syndicats a déclaré : «  la perte de 19 emplois à Rampisham et de 7 sur d’autres sites est un coup terrible pur nos adhérents. Nous avons déjà demandé à la direction de tout faire afin de minimiser les impacts en offrant un reclassement, voire une reconversion. Les équipes des émetteurs notent avec regret que cette annonce met un terme à 70 ans de diffusion en ondes courtes depuis Rampisham »

Les syndicats ont vivement critiqué le gouvernement de coalition qui cherche à réduire la subvention du Service Mondial de 16% alors que dans d’autres domaines, les réduction n’atteignent que 10%. Selon eux, ce sont ces réductions disproportionnées qui ont poussé la BBC a annoncer la fin des ondes courtes pour 2014

Suite à certains rapports très critiques, des fonds ont été alloués pour le Service Mondial. Cependant, cela n’a pas convaincu pour autant la BBC à changer d’avis sur la fin des transmissions en ondes courtes, malgré que le fait que les auditeurs qui écoutent les programmes via cette plate-forme représentent la moitié de l’auditoire

(http://www.bectu.org.uk/news/1313 - 18 août 2011 via une information de Alan Pennington via DXLD)

 

FRANCE

 

Depuis le 11 juillet 2011, le 3ème relais FM de RFI au Burundi émet sur la fréquence 99.5 MHz, en français et en Kiswahili. Situé sur le Mont Mutumba (2500m) dans le nord du pays (Région de Kirundo), ce relais permet de compléter la couverture en FM du Nord Burundi, du sud du Rwanda, de l’est de la Tanzanie et du Nord Kivu.

(http://www.rfi.fr/afrique/20110714-3e-relais-fm-rfi-burundi - 14 juillet 2011)

 

FRANCE

 

Les hauts fonctionnaires chargés de l'audiovisuel extérieur (France 24, RFI, TV5) déplorent un manque de transparence, des objectifs non tenus, et un refus d'obéir aux arbitrages de l'Etat.

Les hauts fonctionnaires chargés, dans les différents ministères, de suivre l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), en ont gros sur le coeur. Et ils se sont épanchés - à huis clos - devant la mission d'information des députés sur l'AEF. Aucun ne remet en question la création de l'AEF ou la fusion en cours entre RFI et France 24. Mais tous critiquent le management du PDG Alain de Pouzilhac.

"L'AEF a présenté des plans d'affaires pour les années à venir ne respectant pas les arbitrages de Matignon. C'est inhabituel de voir une entreprise publique incapable de respecter l'arbitrage de l'Etat", a ainsi déclaré Françoise Miquel, chef de la mission de contrôle général économique et financier de l'audiovisuel public, selon un compte rendu auquel La Tribune a accédé. De même, deux hauts fonctionnaires de Bercy, qui ont demandé à ce que leur nom ne soit pas cité tout en confirmant la substance de leur propos, ont déploré "l'incapacité [de l'AEF] à respecter les arbitrages de l'Etat", conduisant "l'Etat à demander à la direction de revoir sa copie".

Autre critique de Pierre Sellal, secrétaire général du Quai d'Orsay : "l'AEF n'a pas été capable jusqu'à présent de respecter la trajectoire financière", en raison "du contexte concurrentiel, et des difficultés à mettre en oeuvre les synergies nécessaires". Alain de Pouzilhac avait aussi tablé sur une forte augmentation des recettes propres, essentiellement publicitaires. Mais l'AEF a ainsi commis une "erreur d'appréciation, alors que tous les ministères avaient alerté sur ce point", a déploré un haut fonctionnaire du ministère de la Culture. En effet, "il était illusoire de penser que les ressources propres pourraient croître au rythme nécessaire". De même, les responsables de Bercy ont eux aussi jugé le plan d'affaire initial "très ambitieux". Mais "ce modèle risqué a été rapidement mis à mal par les difficultés concrètes à mettre en oeuvre les réformes nécessaires". En pratique, le plan social à RFI prenant du retard, "le calendrier volontariste s'est révélé peu réaliste", et donc l'AEF "n'a pas réussi à mettre en place les synergies envisagées". Les responsables de Bercy se sont aussi interrogé sur "la crédibilité des hypothèses" du plan d'affaires initial, car l'AEF a ensuite proposé des hypothèses assez différentes.

Enfin, ils ont déploré que l'Etat n'ait pas "une vision très précise de ce qui se passe, car l'Etat dispose des seules informations fournies au conseil d'administration. Et l'Etat a du mal à obtenir des réponses à l'ensemble des questions adressées à l'AEF, et les réponses varient dans le temps". Ils comptent donc sur la mission en cours de l'Inspection générale des finances pour "rétablir la confiance dans les informations financières transmises" par l'AEF à l'Etat. Même son de cloche chez Françoise Miquel, qui s'est dite "insatisfaite du niveau d'information reçu par l'Etat", en raison d'un "manque de fiabilité et de finesse de l'information financière". De son côté, Roch-Olivier Maistre, membre du conseil d'administration, a déploré que la direction de l'AEF "ne relaie pas tout ce qui se passe au sein" des filiales RFI, TV5 et France 24.

(http://www.latribune.fr/technos-medias/medias/20110707trib000634695/la-gestion-d-alain-de-pouzilhac-a-france-24-critiquee-par-sa-tutelle.html - 07 juillet 2011)

 

 

ROYAUME-UNI

 

Le gouvernement britannique vient d’annoncer le rétablissement de fonds qui avaient été ponctionnés sur le service arabe de la BBC au nom de l’austérité. Ceci en reconnaissance du travail éditorial “de grande valeur” effectué pendant le printemps arabe par le service.

Le Foreign Office va contribuer pour 2,2 millions de livres supplémentaires par an (2,5 millions d’euros) au service arabe, a annoncé mercredi 22 juin le ministre des Affaires étrangères William Hague, dans une déclaration écrite au Parlement. Cette somme “permettra au service international de la BBC de maintenir son niveau actuel d’investissement dans le service arabe” , indique William Hague.

Le prestigieux World Service a dû se serrer la ceinture dans le cadre du budget d’austérité du gouvernement. Le Foreign Office, seule source de financement du World Service, a exigé 16% d’économies sur 4 ans à compter de 2011. dans ce cadre de restriction, la BBC a annoncé en janvier la fermeture de services en cinq “langues” (albanais, serbe, macédonien, anglais pour les Caraïbes et portugais vers l’Afrique) et 650 suppressions d’emplois (sur 2 400 journalistes).

Nous devons trouver les moyens d’aider le service arabe de la BBC à poursuivre son travail de grande valeur dans la région” , a indiqué William Hague dans sa déclaration.

(http://teleobs.nouvelobs.com/articles/le-service-arabe-de-la-bbc-sauve-par-le-gouvernement-britannique - 23 juin 2011)

 

 

ETATS-UNIS

 

Le département d'État américain consacre plusieurs dizaines de millions de dollars à des projets permettant de se connecter à Internet dans les pays qui censurent les télécommunications.

Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

Les États-Unis veulent donner la parole aux dissidents frappés par la censure d'Internet dans leurs pays. Ces derniers mois, l'administration Obama a apporté son soutien financier à plusieurs projets qui visent à maintenir les connexions à Internet des ordinateurs et des téléphones en dépit des coupures de réseau, comme celles qui ont frappé l'Égypte et la Syrie dernièrement.

Le projet le plus emblématique a reçu un financement de 2 millions de dollars du département d'État américain, a révélé le New York Times le 12 juin 2011. Il s'agit d'une valise de voyage en apparence ordinaire, mais bourrée de nouvelles technologies, qui doit permettre de déployer un Internet alternatif, en théorie impossible à surveiller. Suffisamment compacte pour passer inaperçue, elle pourrait être prochainement confiée à des opposants politiques, en Syrie, en Iran ou en Libye, afin qu'ils continuent à planifier leurs opérations et à communiquer sur les réseaux sociaux.

Si le projet tient en apparence du film d'espionnage, la technologie utilisée n'est pas totalement nouvelle. Il s'agit d'une application du «mesh network» (réseau maillé), qui transforme les ordinateurs et les téléphones portables en émetteurs Wi-Fi. Ainsi, ce sont les appareils qui font office de réseau. La valise contiendra un PC pour administrer le système, des clés USB et des CD pour paramétrer les terminaux ainsi que des antennes-relais, qui amplifieront le signal sur plusieurs centaines de mètres. L'ensemble devra tout de même être relié à Internet, par des lignes fixes, mobiles ou par le satellite.

Pour s'assurer qu'Internet et les mobiles continuent de fonctionner en cas de coupure totale, les États-Unis financent aussi en parallèle la création de réseaux privés à l'intérieur de pays étrangers, en implantant cette fois eux-mêmes des antennes-relais dans leurs bases militaires. Le département d'État et le Pentagone ont dépensé quelque 50 millions de dollars dans une initiative de ce genre en Afghanistan, où les infrastructures du réseau officiel sont régulièrement la cible des talibans.

Ces projets, qui fédèrent des diplomates, des ingénieurs de l'armée, de jeunes développeurs sensibles à la liberté d'expression et des dissidents politiques, figurent parmi les priorités de l'administration Obama et de sa secrétaire d'État, Hillary Clinton. «Nous voyons de plus en plus de personnes qui utilisent Internet et le mobile pour faire entendre leurs voix. Il y a une opportunité historique de changement [et] nous sommes déterminés à les aider», plaide la responsable de la politique extérieure américaine auprès du quotidien new-yorkais.

Le département d'État américain consacrera 70 millions de dollars cette année. Durant la guerre froide, les États-Unis produisaient des émissions de radio diffusées dans le bloc de l'Est sur «Voice of America». Plus récemment, Washington a apporté son soutien au développement de logiciels qui préservent l'anonymat des utilisateurs dans des pays comme la Chine, rappelle le New York Times.

(http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/06/14/01007-20110614ARTFIG00651-les-usa-financent-en-secret-un-web-resistant-a-la-censure.php - 14 juin 2011)

 

VATICAN

 

Le pape a rédigé son premier tweet pour le lancement le 29 juin d'un portail multimédia ultra-moderne rassemblant les informations de l'Eglise en temps réel, nouvelle étape d'une offensive de Benoît XVI sur le terrain de la communication.

"News.va", dans un premier temps en anglais et en italien, entend rendre le message catholique plus moderne, accessible et compréhensible à l'ère de l'internet et des portables.

Benoît XVI l'a lancé lui-même le soir du 28 juin.

Mgr Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical des communications sociales, et Gustavo Entrala, directeur de l'agence espagnole CEO 101 qui a conçu le site, lui expliquent le fonctionnement de la tablette qui s'ouvre sur une photo du pape allemand, enfant, entouré de ses parents, son frère et sa soeur, en Bavière.

Joseph Ratzinger déroule le menu, d'une main un peu hésitante, puis appuie sur la touche "publish" pour envoyer le premier tweet de l'Histoire de la papauté. "Chers amis, je viens de lancer www.news.va. Que soit loué notre Seigneur Jésus Christ. Avec mes prières et mes bénédictions", a-t-il écrit en anglais.

Le nouveau portail sur fond blanc, avec des bandes jaunes et bleu ciel, renvoie aux principaux médias: radio Vatican, quotidien Osservatore Romano, agence missionnaire Fides, CTV (Centre télévisé du Vatican).

"Le scandale de pédophilie a choqué au sommet de l'Eglise, l'encourageant à abandonner encore plus la langue de bois, même si elle existe encore", analyse le vaticaniste Bruno Bartoloni.

Selon lui, "l'Eglise a compris que ses raisons sont souvent mal comprises, les grands médias choisissant de souligner les aspects pittoresques et les critiques, ou réduisant des messages par essence complexes".

Ce nouveau site répond "à l'intention du pape d'atteindre directement les gens, comme avec son livre d'entretiens publié l'an dernier, Lumière du Monde. Ce faisant, il élargit le cercle des personnes qui peuvent réagir et critiquer", estime Sandro Magister, vaticaniste de l'hebdomadaire L'Espresso.

Pour cet expert, l'idée qu'il permettrait d'éviter les critiques gênantes est en revanche erronée.

Il s'agit d'"une offensive médiatique pour donner une image ouverte, dialoguante du pontife" depuis 2010, ajoute Marco Politi, vaticaniste du quotidien Il Fatto Quotidiano. Benoît XVI avait déjà répondu le Vendredi saint à la télévision italienne à des questions liées à l'actualité d'une Japonaise, d'une Ivoirienne, d'une Italienne et d'Irakiens, rappelle-t-il.

Le Vatican "ne veut pas rester à la marge du monde des réseaux", mais, pour autant, "les chefs de dicastères (ministères) au Vatican n'ont pas encore appris à communiquer avec la presse", critique-t-il.

"Contrairement à certains stéréotypes, le Saint-Siège et le pape sont très sensibles à la communication", affirme Giovanni Maria Vian, directeur de l'Osservatore Romano, qui a contribué --avec l'appui continu du pape, confie-t-il--, à ouvrir un quotidien qui n'était il y a dix ans que le porte-voix figé de la bonne parole ecclésiale.

L'ouverture à l'internet avait commencé avec le pape Jean Paul II, grand communicant. Aujourd'hui, l'Eglise a pris conscience que des moyens, comme sa radio qui émet sur ondes courtes dans le monde entier, doivent être complétés par le multimédia.

D'autres initiatives ont été entreprises récemment. En mai, 150 blogueurs avaient dialogué avec le Vatican qui a aussi ouvert des pages Facebook et Youtube.

Pour la préparation des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en août à Madrid, des volontaires travaillent sur Facebook, en 18 langues différentes, pour s'adresser aux jeunes par tous les moyens en cette période de sécularisation.

(http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/benoit-xvi-lance-un-portail-internet-et-envoie-son-premier-tweet_1007345.html - 29 juin 2011)

 

SUISSE

 

La plate-forme internet Swissinfo va supprimer 40 postes à plein temps sur 126 d'ici la fin 2012. Les coûts du mandat à l'étranger seront diminués de 9 millions de francs par année, a annoncé la SSR mardi. Les rédactions francophone, alémanique et italophone seront regroupées en une seule rédaction nationale. Les Suisses de l'étranger fustigent ces mesures.

La SSR a décidé de réorienter la plate-forme d'information de Swissinfo sur internet. "La réorientation de Swissinfo passe par la suppression progressive de 40 postes à plein temps sur 126 jusqu'à la fin 2012. Les coûts annuels du mandat à l'étranger diminuent de neuf millions de francs", indique la SSR dans un communiqué. "Le repositionnement permet de réduire d'un tiers son budget, actuellement de 26 millions de francs. Les économies de neuf millions de francs par an profiteront pour moitié à la Confédération (mandant) et pour moitié à la SSR".

Le portail Swissinfo, anciennement Radio Suisse Internationale, fournit une information de fond, "au public étranger sur la politique, l'économie, la culture et la société suisses en dix langues, y compris en russe à partir de 2013". Il s'adresse "en priorité à un public international intéressé par la Suisse et aux Suisses de l'étranger". 

La SSR indique que "la suppression des postes se fera essentiellement par les départs naturels". Ces suppressions "concernent pour deux tiers les fonctions de support et pour un tiers les rédactions, surtout dans les langues nationales (...) Dans les autres cas, il y aura des licenciements. Un plan social sera mis en place".

Face à la concurrence croissante des médias en ligne, Swissinfo va réduire la voilure pour ce qui est des informations données dans les langues nationales. "Les Suisses de l'étranger ont tout loisir de s'informer sur les sites des médias romands, alémaniques et tessinois", souligne le porte-parole de la SSR Daniel Steiner.

L'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE) n'a pas tardé à réagir à l'annonce de la SSR. Elle s'inquiète de mesures "drastiques". Dans ces conditions, l'OSE craint que le mandat de Swissinfo "ne soit plus rempli correctement".
L'organisation souligne les précédentes réductions budgétaires. "Entre 1998 et 2008, le budget du Service étranger de la SSR a connu une baisse de 42%. Si elle salue la prochaine arrivée du russe dans l'offre de Swissinfo, l'OSE déplore que les "Suisses de l'étranger deviennent un public moins important que le public international".
Le Syndicat suisse des mass media critique également les suppressions de postes. En revanche, il salue la priorité donnée aux langues étrangères par le conseil d'administration de la SSR.
Avec cette décision, la SSR "s'incline face aux pressions persistantes de la droite bourgeoise sur le service public", dénonce pour sa part Syndicom. Après ces coupes, on ne sait pas comment on pourra conserver un service de qualité, affirme le syndicat.

(http://www.tsr.ch/info/economie/3235288-la-plate-forme-internet-swissinfo-va-biffer-40-postes.html - 28 juin 2011)

 

FRANCE

 

Les syndicats de RFI ont appelé l'ensemble des salariés à la grève, du jeudi à 00h00 jusqu'au vendredi à 7h00, pour demander l'ouverture de négociations sur les conditions et l'organisation du travail des différents métiers.  
Ce préavis, déposé à la fois par la CFDT, majoritaire, et l'intersyndicale SNJ-CGT, SNRT-CGT, FO et SNJ, intervient à la suite d'une "atteinte à la cohésion interprofessionnelle".  
Selon l'intersyndicale, "un journaliste de RFI a été sommé d'assurer 40 minutes d'antenne seul, en direct et en duplex avec Bucarest, sans technicien chargé de réalisation (TCR) mercredi 22 juin à 18h. Ceci a été présenté par la direction comme +un test+".  
L'intersyndicale de Radio France Internationale dénonce dans un communiqué "cette manière de faire totalement illicite et proteste devant ces projets qui menacent gravement l'emploi à RFI et qui mettent en cause la qualité de la radio tout en la décrédibilisant".  
Selon la CFDT, "ce dérapage met en évidence la remise en cause de la logique des métiers dans l'entreprise" dans un communiqué séparé.  
"Ceci préfigure, ajoute la CFDT, l'externalisation massive des moyens humains et techniques, déjà en place à France 24", chaîne avec laquelle doit fusionner RFI dans le cadre de l'audiovisuel extérieur de la France (AEF).  
La fusion de toutes les entités de l'AEF et le déménagement de RFI, un des problèmes les plus épineux, doit être bouclée en mars 2012.  
RFI doit quitter la Maison de Radio France à Paris pour emménager près de France 24 à Issy-les-Moulineaux. Ce déménagement suscite toujours l'opposition d'une partie des salariés de RFI, qui dénoncent aussi le projet de rédaction unique.  
RFI a fait l'objet d'un plan social en 2009 (PSE), avec 206 personnes qui ont quitté l'entreprise. 69 candidats au départ supplémentaires devraient pouvoir partir avec la fusion effective

(http://www.jeanmarcmorandini.com/article-55792-les-syndicats-de-rfi-appellent-a-la-greve-jeudi-30-juin.html - 27 juin 2011)

 

ALLEMAGNE / RUSSIE

 

Le 30 juin aura été une date importante pour la station allemande puisque c’est ce jour qu’ont été diffusées les dernières émissions de radio en russe. La fin des programmes était prévue initialement pour octobre 2011, mais elle a été avancée.

La Voix d l’Allemagne diffusait en russe tous les jours de 0000 à 0530 TU et de 1400 à 2000 TU

La stratégie de développement du service russe de la Deutsche Welle d’ici 2013 prévoit l'expansion de la présence sur Internet ainsi que le développement de formats vidéo et de télévision.

La station accentuera également sa présence sur les réseaux sociaux.

Même si les activités de radiodiffusion sont stoppées, des podcasts seront toujours disponibles.

Le rédacteur en chef du service russe de la Deutsche Welle, Ingo Manntoyfel,  indique « Nous regrettons que les auditeurs qui sont restés fidèles pendant de nombreuses décennies, ne soient plus en mesure de nous entendre sur les ondes. Dans le même temps, nous espérons que les réformes vont nous permettre de remplir plus efficacement notre mission: être une source d’information rapide et fiable sur l’Allemagne et l’Europe pour les peuples de Russie, de Biélorussie, d’Ukraine et d’Asie centrale. »

(d’après http://www.dw-world.de/dw/article/0,,15155406,00.html - 16 juin 2011)

 

FRANCE

 

 

Alain de Pouzilhac a désormais les coudées franches, après la "révocation" fin mai de sa directrice déléguée, Christine Ockrent, point d’orgue de la guerre des chefs qui les a opposés pendant de longs mois. Alain de Pouzilhac, PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France – qui coiffe France 24, RFI et la radio Monte Carlo Doualiya – souhaite désormais mener la "fusion" des trois sociétés "avant la présidentielle". "L’image de l’AEF a été polluée par des problèmes de gouvernance, réplique-t-il. Mais son évolution et sa réforme continuent pour développer l’influence de la France dans le monde. Nous tenons notre calendrier sur tout"

Deux échéances cruciales sont attendues avant l’été : l’audit de l’Inspection des finances demandé par Matignon, qui devrait être rendu fin juin, et les travaux de la mission d’information parlementaire, bouclés fin juillet. Les travaux pour le déménagement de RFI – de la Maison de la radio à un immeuble d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) – devraient commencer rapidement. La fusion est loin de faire l’unanimité, notamment à RFI, où l’on voit mal les synergies possibles entre les différentes entités… Mais Pouzilhac se veut confiant : "Nous réalisons la stratégie qui a été présentée à notre actionnaire en 2008". Le budget de l’AEF, de 320 millions d’euros en 2011, devrait être, comme prévu, revu à la baisse de 6,3 % en 2012, et de 3,8 % en 2013, selon les chiffres donnés par la direction. Pour combler cette perte, l’AEF compte développer ses ressources propres, à savoir la publicité et la vente de contenus. "Le travail de l’Inspection des finances montrera que les sociétés sont en équilibre et le resteront, poursuit Pouzilhac. Il y aura des questions, nous confronterons nos points de vue. Il est toujours intéressant d’avoir un regard extérieur".

À l’Élysée, le remplacement d’Alain de Pouzilhac – dont le mandat court jusqu’en février 2013 – ne semble pas à l’ordre du jour, sauf " surprise " dans le rapport de l’Inspection des finances. " Cette maison a connu des problèmes de gouvernance extrêmement compliqués, commente-t-on. Elle a aujourd’hui besoin de stabilité".

(http://www.lejdd.fr/Medias/Actualite/Alain-de-Pouzilhac-veut-mener-la-fusion-de-France-24-RFI-et-radio-Monte-Carlo-Doualiya-avant-la-presidentielle-332483/?from=cover - 19 juin 2011)

 

FRANCE

 

France 24, RFI et la radio MCD (Monte Carlo Doualiya), qui composent l'audiovisuel extérieur (AEF) "sont en équilibre financier durable", a affirmé vendredi 19 juin Alain de Pouzilhac, PDG de l'AEF, objet d'un audit de l'Inspection des finances (AGF) et d'une mission parlementaire.

"Ces sociétés sont en équilibre financier durable", a dit Alain de Pouzilhac devant quelques journalistes, défendant son bilan, alors que "les investissements de l'Etat vont se réduire, pour passer de 320,2 millions en 2011 à 300 millions en 2012 puis 290,3 millions d'euros en 2013".

"Il n'y a pas de déficit. Nous ne sommes en retard sur rien", a insisté Alain de Pouzilhac, qui a rappelé que l'AEF doit représenter 8% du budget de l'audiovisuel public.

"Nous ne demandons pas de rallonges budgétaires mais l'Etat doit honorer ses engagements", notamment sur la radio arabophone MCD et sur TV5 Monde, partenaire de l'AEF, a-t-il ajouté.

L'AEF doit signer un contrat d'objectif et de moyens (COM) avec l'Etat qui achoppe notamment sur le financement de MCD.

La radio arabophone loue en effet son antenne à une société américaine qui produit un prêche évangélique dont elle ne veut plus en vertu du principe de laïcité. Mais cette diffusion rapporte 1,2 million d'euros à la radio. Le patron de l'AEF demande donc à l'Etat de compenser. "Ce que l'Etat refuse jusqu'ici", déplore-t-il.

Pour compenser la diminution de la contribution de l'Etat, l'AEF va devoir augmenter ses ressources propres (recettes publicitaires et diversification). La fusion effective des différentes composantes de ce holding devant se solder par un plan de départs volontaires.

Selon Alain de Pouzilhac, "l'objectif est de boucler d'ici mars 2012 la fusion de toutes les entités de l'AEF et le déménagement de RFI", un des problèmes les plus épineux. RFI doit quitter la Maison de Radio France à Paris pour emménager près de France 24 à Issy-les-Moulineaux. Ce déménagement suscite toujours l'opposition d'une partie des salariés de RFI, qui dénoncent aussi le projet de rédaction unique.

RFI a fait l'objet d'un plan social en 2009 (PSE), avec 206 personnes qui ont quitté l'entreprise. 69 candidats au départ supplémentaires vont pouvoir partir avec la fusion effective.

Miné au cours des derniers mois par une guerre des chefs - avec notamment une affaire d'espionnage d'informatique - entre Alain de Pouzilhac et la directrice générale déléguée Christine Ockrent, l'AEF a vu la journaliste quitter le groupe fin mai. Elle avait auparavant déposé une plainte pour harcèlement moral, visant sans le nommer Alain de Pouzilhac. Une plainte qui a été suivie d'une descente de police dans les locaux de France 24.

Evoquant la situation de Christine Ockrent, Alain de Pouzilhac a estimé qu'"il s'agit d'une démission" alors que la journaliste assure que ce départ est le résultat "d'une révocation déguisée". Elle s'est depuis tournée vers le tribunal de commerce pour obtenir des indemnités.

Quant au remplacement de Christine Ockrent, Alain de Pouzilhac, dont le mandat court jusqu'en 2013, a estimé que "c'est à l'Etat de décider".

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hvFsSc99p8gKi-xx9yquYubm3QmA?docId=CNG.56f298b6c01663701eeb7dc8d8dc7bd7.291 - 18 juin 2011)

 

GABON

 

Libreville, 11 juin 2011 (Infos Gabon)  – Les millions d’auditeurs de la Radio AFRICA n°1 qui fait la fierté du Gabon sur le continent africain et ailleurs sont réconfortés.

En effet, suspendue pour non paiement d’une facture de plus de 200 millions de FCFA, due aux prestations de l’opérateur satellitaire, Eutel-Sat, la Radio panafricaine Africa n°1 a retrouvé la voix. Mercredi dernier, le signal est revenu et les émissions ont officiellement redémarré jeudi.

Ainsi, comme l’avait promis le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba lors de la conférence de presse qu’il avait animée à l’issue du 5ème Conseil des Ministres dit délocalisé le 1er juin dernier à Koula-Moutou dans la Province de l’Ogooué-Lolo, le Gouvernement gabonais a réglé cette ardoise.

Les auditeurs de cette Radio espèrent, à en croire des sources concordantes, que cette reprise soit durable.

(http://infosgabon.com/?p=10283 - 11 juin 2011)

 

RUSSIE

 

La Voix de la Russie a commencé des émissions en direct de Washington, dans un studio situé à deux pas de la Maison Blanche.

Les habitants de New York et de Washington écouteront en direct sur les ondes moyennes (1390 et 1430 kHz) les nouvelles, les commentaires des experts russes, américains et internationaux, et ceci 6 heures par jour, de 6 heures à 9 heures le matin, et de 16 heures à 19 heures le soir.

Les journalistes et les experts débattront de divers aspects de la politique, du business, de la science, de la culture et des sports.

Les analystes, les experts, les politiciens, les diplomates, les personnalités en vue et les sportifs seront régulièrement invités au studio à Washington.

La Voix de la Russie figure parmi les radiodiffuseurs internationaux les plus anciens au monde. Radio Moscou reflétait depuis 1929 la position de la Russie sur l’échiquier international. La Voix de la Russie est aujourd’hui entendue en Europe, en Asie, en Afrique, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Proche-Orient, en Amérique du Nord et du Sud.

Elle émet sur les ondes moyennes et ondes courtes, notamment par le biais des stations radio locales, en numérique par satellite – au total 152 heures par jour.

La Voix de la Russie émet, en outre en  AM et en FM vers le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, la Pologne, la Serbie, la Turquie et l’Irak.

(d’après http://french.ruvr.ru/2011/06/09/51527784.html - 09 juin 2011)

 

ETATS-UNIS

 

Lorsque Walter Isaacson, président du Bureau des Gouverneurs de la radiodiffusion américaine, a soutenu la décision de la Voix de l'Amérique de mettre un terme à ses émissions de radio sur ondes courtes vers la Chine - et à redéployer les fonds sur l'Internet, les téléphones cellulaires et d'autres formes de médias numériques cela a été considéré comme une mise à jour importante d'un livre de propagande datant de la guerre froide

Mais rien n’est simple dans le monde de la radiodiffusion gouvernementale.

Dana Rohrabacher, député américain de la Californie, et adversaire farouche de la Chine, a condamné cette décision, disant que ce serait priver les auditeurs chinois d’une information non censurée. Cela équivaudrait, dit-il, à battre en retraite devant l’influence mondiale croissante de Pékin.

"Qui aurait cru que les ondes courtes en Chine était un champ de mine ?", s’est interrogé M. Isaacson, président du Bureau des Gouverneurs de la radiodiffusion américaine, lequel supervise la Voix de l’Amérique et ses quatre stations soeurs

Avec la volonté de l'administration Obama de s'engager dans une révision fondamentale du rôle de la  Voix de l’Amérique et des autres diffuseurs officiels à l'ère de Facebook et Twitter, la réponse de M. Rohrabacher pourrait être un avant-goût des batailles à venir.


Dans le cadre d’un audit qui va durer un an, l’équipe de M. Isaacson va rechercher les moyens de rationaliser et de moderniser la Voix de l'Amérique et ses réseaux partenaires: Radio Free Europe, Radio Free Asia, Alhurra et Radio et TV Martí. Chacun de ces service a ses partisans au Congrès - les législateurs cubano-américains défendent farouchement Radio Martí, par exemple – tous enclins à considérer tout changement comme une menace.
 

Alors que le besoin pour les américains de porter leur message à destination d’un monde souvent hostile est plus important qu’auparavant, Mr. Isaacson a indiqué que les nouvelles technologies numériques allaient transformer ces services en reliques du passé, quand les dissidents des pays fermés tentaient d’écouter des bribes d’informations venant de l’Ouest sur leurs transistors.

Les radiodiffuseurs ont fait des progrès considérables. La Voix de l'Amérique invite ses auditeurs à poster des rapports sur les soulèvements à Bahreïn sur Facebook, tandis que Radio Free Asia développe  des technologies pour contourner les actions que le gouvernement chinois met en place pour bloquer ses transmissions.

Mais alors que les budgets sont restreints, les fonds pour la radiodiffusion vers l’étranger sont en baisse. Et la concurrence est impitoyable. Rien qu’en Egypte, 12 nouvelles chaînes de télévision commerciales sont nées depuis les révoltes de janvier.

« Ce n’est pas le monde bien défini que nous connaissions pendant les années de guerre froide », déclare  Robert McMahon, ancien directeur de l’information à Radio Europe Libre, qui s’était redéployée en diffusant vers l’Iran , l’Irak, le Pakistan et l’Afghanistan après la chute du Mur de Berlin. « Nous sommes face à un monde médiatique sur-développé »

La solution préconisée par M. Isaacson ressemble en quelque sorte à un « État CNN » : créer une salle des nouvelles sur l'état du monde, rassemblant  les cinq réseaux américains et envoyer des programmes via la télévision, le Web, les médias sociaux, les téléphones mobiles, et même par ondes courtes, là où cela a encore un sens.
 

Pour diriger la Voix de l’ Amérique, M. Isaacson a recruté David Ensor, un ancien correspondant de CNN et de ABC News, qui termine une mission   comme directeur des communications et des relations publiques à l'ambassade américaine à Kaboul. Durant ses deux années en Afghanistan, M. Ensor a indiqué que l’ une de ses plus grandes réalisations a été la mise en place d’une compagnie afghane qui offrant des services de messagerie  SMS.

«Qu'il s'agisse de la Voix de l’Amérique ou de mes employeurs précédents, CNN ou ABC, ils ont besoin d'être sur Internet, sur Flickr et sur Twitter » a déclaré M. Ensor

Bien que les différents réseaux composant la radiodiffusion extérieure américaine  puissent atteindre 100 pays en 59 langues, ils sont interdits de distribution aux États-Unis par une loi de 1948 conçue pour empêcher le gouvernement de retourner sa machine de propagande contre ses propres citoyens. M. Isaacson veut réécrire cette loi, affirmant qu'elle est devenue obsolète à l’âge de l'Internet.

Dans certains pays, la Voix de l’ Amérique et Radio Europe Libre sont des marques reconnues et ont un public fidèle. Mais d'autres réseaux gouvernementaux plus récents ont une histoire plus mouvementée. Les signaux de Radio et de TV Martí sont bloquées par le gouvernement cubain et n’ont pas d’audience importante sur l'île.
 

Alhurra, le service de télévision par satellite en langue arabe a commencé en 2004 sous l'administration Bush pour contrer l'influence d'Al-Jazira. Il a lutté pour se construire un auditoire au Moyen-Orient. Il a également résisté aux critiques du Congrès américain pour avoir diffusé les positions  des chefs des militants du Hamas et du Hezbollah (http://www.nytimes.com/2011/06/08/world/08voice.html -  07 juin 2011)

 

VIETNAM

 

La radio la Voix du Vietnam va aider le radiodiffuseur indonésien à lancer un programme en vietnamien.

Avant le dîner de gala du 8ème sommet des médias asiatiques tenu le 24 mai dernier, le Directeur général de la Voix du Vietnam, Vu Van Hien, a reçu Rosarita Niken, directrice de la radio nationale indonésienne et Kim Inkyu, président de la Korean Broadcasting System de Séoul

Lors de cette réunion, Madame Rosarita Niken a indiqué que sa radio diffusait en 9 langues, mais que le vietnamien n’en faisait pas partie. Elle a souhaité que la Voix du Vietnam aide l’Indonésie à la mise en place d’un service vietnamien pour son service mondial. Elle a également proposé la signature d’un memorendum entre les deux diffuseurs.

Monsieur Vu Van Hien a accueilli favorablement cette proposition et a indiqué que la signature serait réalisée, probablement en septembre

M. Kim Inkyu a salué les efforts de la Voix du Vietnam pour organiser la réunion. Il a exprimé l'espoir que la KBS et la Voix du Vietnam se donnent la main pour célébrer le 20e anniversaire des relations diplomatiques entre le Vietnam et la République de Corée en 2012.

Il a également souhaité rencontrer de nouveau Monsieur Vu Van Hien l’an prochain en Corée lors de la réunion de l’Union de Radiodiffusion de l’Asie-Pacifique

(http://english.vovnews.vn/Home/VOV-pledges-to-help-Indonesia-broadcast-in-Vietnamese/20115/126900.vov - 25 mai 2011)

 

FRANCE

 

La radio RFI Roumanie, filiale de Radio France Internationale (RFI) qui émet en Roumanie et en Moldavie, a fêté hier, jeudi 26 mais, ses 20 ans d’expérience. Et pour l’occasion elle a annoncé le développement de sa diffusion par internet, notamment via les téléphones portables.

Si RFI a fermé de nombreux services en langue étrangère dans le cadre d’une restructuration, elle a décidé de conserver RFI Roumanie car “c’est une radio qui est une réalité et qui a un potentiel de développement notamment sur les nouvelles technologies” , a déclaré la directrice déléguée de RFI Geneviève Goëtzinger lors d’une conférence de presse à Bucarest.

Fondée peu après la chute de la dictature communiste de Nicolae Ceausescu, la radio bénéficie d’une notoriété importante en Roumanie et Moldavie, les deux pays les plus francophones d’Europe de l’Est.

A l’occasion des 20 ans, elle a notamment lancé un nouveau site (http://m.rfi.ro )dédié aux téléphones mobiles. Plus de 20 000 auditeurs accèdent déjà aux programmes de RFI Roumanie, en roumain et en français, par leur téléphone portable, a indiqué le directeur de la radio, Cornel Ion.

Avec une rédaction composée de 12 journalistes à Bucarest et deux à Paris, RFI Roumanie émet dans cinq villes de Roumanie et de Moldavie et ses programmes sont repris par une cinquantaine de radios dans ces pays. Son site internet est fréquenté en moyenne par 30 000 visiteurs. (http://teleobs.nouvelobs.com/articles/rfi-roumanie-fete-ses-20-ans - 27 mai 2011)

 

 

CHINE / CENTRAFRIQUE

 

97.7 MHz. Le Vice Président de Radio Chine Internatuonale M. Zhang Fusheng, a indiqué qu’à travers cette fréquence, les Centrafricains peuvent suivre le développement et les transformations de la société chinoise contemporaine, expérimenter la culture chinoise à la fois traditionnelle et moderne et appréhender le monde à travers le regard des chinois.

Elle diffuse des émissions en 61 langues à l’international et a établi 58 stations dans les pays du monde. Elle combine la radio traditionnelle, la radio en ligne et de nouveau moyens de communication notamment l’internet, et elle est la première station de RCI qui diffuse intégralement en français sur le continent Africain, soit 18 heures d’émissions diffusées en langues française.

«Le principe de la Radio Chine Internationale est de présenter la Chine au Monde, le monde à la Chine, le monde au monde et de promouvoir la compréhension et l’amitié entre les Chinois et les peuples du monde », a-t-il ajouté.

« J’espère sincèrement que la fréquences FM 97.7 de RCI à Bangui pourra ouvrir une fenêtre sur la Chine pour la population centrafricaine et également constituer pour le peuple Chinois, un pont pour connaitre la Centrafrique », a expliqué M. Zhang Fusheng.

L’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, Sun Haichao, a rappelé que la Chine et la République Centrafricaine ont vu leur relation se développer et leurs coopérations s’avérer fructueuses dans les domaines politique, économique, commercial, culturel, éducatif, sanitaire médiatique et autres.

« Je souhaite du fonds du cœur du cœur qu’en saisissant cette opportunité, les médias sino-centrafricains promouvrons leur coopération et renforceront leurs échanges, afin de contribuer davantage à l’approfondissement de notre amitié et au développement de nos rapports bilatéraux », a estimé le diplomate chinois.

Le ministre de la Communication, de la Culture démocratique et Civique, Alfred Poloko Taïnga, a fait savoir que, l’installation de cette radio ouvre non seulement une période riche en péripéties permettant aux deux parties , de « réaffirmer leurs engagements à respecter le principe qu’ils ont convenu de mettre en œuvre à travers leurs relations, lequel principe basé sur la confiance mutuel, l’égalité et la transparence ; mais contribue aussi, à long terme, à l’établissement d’une coopération mutuellement avantageuse » entre les institutions et les deux peuples.

« Pour le gouvernement et le peuple centrafricain, le but visé est à la fois de s’inspirer du modèle du développement du peuple chinois basé sur la tradition culturelle, sa volonté implacable de combattre la misère et la pauvreté par le travail et aussi rapprocher les deux peuples grâce à la puissance des médias et radios », a dit le ministre de la Communication.

« Tous les domaines de compétences qui nous incombent, lesquels découlent des engagements qui ont été pris par mon pays d’accorder des facilités techniques et fiscales à la Radio Chine Internationale, dans le cadre des droits et des devoirs qui nous sont impartis seront respectés et mis en œuvre par la partie centrafricaine », a conclu le ministre Alfred Poloko Taïnga

Il convient de rappeler la République Centrafricaine et la République Populaire de Chine ont signé en 2009 un accord relatif à l’installation d’une station de Radio Chine Internationale.

( http://afriquehebdo.com/230520906-lancement-bangui-des-emissions-de-la-radio-chine-internationale-sur-fm977mhz?nocache=1#comment-228 )

 

 

 

ROYAUME-UNI / TURQUIE

 

Les récentes compressions budgétaires au service mondial de la BBC vont bientôt se traduire  par la fin des émissions en turc, dont les programmes sont unanimement considérés comme une voix indépendante ne craignant pas d’aborder des sujets snsibles. Certains disent que ceci est une fin logique, la mission de la BBC étant de diffuser des informations à destination des pays où subiste la censure C’est ce qu’indique le quotidien turc Hurriyet sur son site web.

Dirigeants politiques emprisonnés,  chansons à succès interdites, question kurde ou coups d'état militaires, aucun sujet n’a été jugé tabou par la BBC. Mais les compressions budgétaire vont bientôt priver la Turquie de cette source d’informations objective très appréciée

 «À une époque où les journalistes ne pouvaient pas aborder de nombreux sujets, la BBC a été le seul endroit des personnalités politiques interdites de parole pouvaient parler. Ce fut le cas notamment de l'ancien Premier ministre Süleyman Demirel renversé par un coup d’état militaire en 1980». C’est ce que déclare au quotidien Hürriyet Tayfun Ertan, qui a travaillé pour la BBC

"J'ai beaucoup appris sur le journalisme impartial à la BBC », indique  Nilüfer Kuyas, qui se rendit à Londres pour obtenir un doctorat, mais qui a fini par devenir journaliste à Bush House.

Le Service Mondial de la BBC commença ses émissions en 1932. Les programmes en turc commencèrent en 1939. En janvier 2011, la sttaion annonça qu’elle allait procéder à une restructuration importante afin de répondre à la demande du gouvernement d’économiser 16% du budget. Parmi les rédactions concernées, 5 sont complètement supprimées et 7 autres voient leurs émissions de radio arrêtées, notamment le turc, le russe, le vietnamien et l’ukrainien

« La Grande-Bretagne est profondément affecté par la crise financière mondiale et le gouvernement axe ses efforts pour sauver l'économie »  indique Murat Nişancıoğlu de la BBC. Il ajoute que date d’arrêt de la diffusion du service turc devrait être annoncée bientôt, mais que les programmes télévisés continueront ainsi que les programmes sur Internet

Au fil des années, de nombreuses personnalités turques de renom ont travaillé à la BBC, dont le poète légendaire Peut Yücel, l’ancien président Bülent Ecevit et célèbre écrivain et universitaire Hilmi Yavuz. Bien que le service soit surtout connu pour sa couverture politique, ses programmes de divertissements étaient également très populaires.

 

Pour certains, la fermeture de plusieurs services est naturel dans un monde en mutation.
"Le service mondial de la BBC a été la voix des peuples qui ont été été réduits au silence » déclaee Nuri Çolakoğlu, qui a travaillé pour la BBC à Londres. "Il y a eu des émissions vers le Portugal du dictateur Salazar, vers l'Espagne de Franco et vers les régimes militaires de la Grèce et la Turquie. Mais après la normalisation dans ces pays la BBC a peu à peu supprimé ces diffusions. Je ne trouve donc pas cette nouvelle surprenante. "

D'autres soutiennent qu'il y a encore un besoin pour une telle voix en Turquie.
"Nous n'avons pas de censure directe, comme il y en avait une dans le passé, mais maintenant nous avons une censure plus implicite en Turquie. Les journalistes doivent faire attention en écrivant sur le gouvernement », a déclaré Nilüfer Kuyaş

Bien que Nişancıoğlu admette que les réductions vont avoir une influence sur la qualité du journalisme, il a déclaré que la BBC travaillera avec des partenaires turcs et expérimentera de nouveaux modèles journalistiques afin de poursuivre la couverture du pays.
"La radio a été une façon de communiquer oralement les nouvelles dans une temps. Mais maintenant nous allons mettre l'accent sur la façon dont nous allons nous améliorer sur Internet » termine-t-il

(http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=turkey8217s-bridge-to-uncensored-news-falls-2011-05-06 - 08 mai 2011)

 

ETATS-UNIS

 

Il y a 60 ans de cela, le 1er mai 1951, étaient diffusées pour la première fois, depuis Munich, les émissions en tchèque de Radio Free Europe/Radio Liberty. Pour marquer cet événement, plusieurs manifestations se sont tenues ces mercredi et jeudi à Prague. Car même si la diffusion en tchèque a été interrompue en 2002, la légendaire station américaine derrière le Rideau de fer, dont l’écoute était synonyme de liberté d’information pour les Tchécoslovaques sous le régime communiste, continue de siéger dans la capitale tchèque.

Au début des années 1950, lorsque la télévision n’en était encore qu’à ses balbutiements et que les Tchécoslovaques, comme les habitants des autres pays de l’Europe de l’Est sous l’emprise soviétique, n’avaient pas accès à une presse libre, les émissions de Radio Europe Libre constituaient la seule source d’informations non censurées. C’est ce qui explique, en partie, le succès de la radio américaine, dont les programmes étaient alors diffusés depuis Munich, en Allemagne. Autre époque pour les médias, autre époque aussi forcément pour les journalistes d’alors. Car pour eux, il s’agissait d’un tout autre travail que celui accompli par les journalistes soixante ans plus tard, comme le rappelle Jefim Fištejn, un ancien célèbre rédacteur de Radio Europe Libre :

« Nous n’avions pratiquement aucune concurrence à l’époque en Tchécoslovaquie. Il n’y avait peut-être que le samizdat local. Pour le reste, les canaux officiels s’efforçaient surtout de passer sous silence certaines informations plutôt que de chercher à les communiquer. Dans ce contexte, il était donc plutôt facile pour nous d’avoir l’air d’être intelligent, sage et de tout savoir. Nous avions un accès illimité aux sources d’information. Mais tout cela, c’est de l’histoire, car aujourd’hui chaque journaliste tchèque dispose de la possibilité qui était alors la nôtre. Le monde a radicalement changé. »

Une des autres raisons du succès immédiat de Radio Europe Libre auprès du public a été la présence au sein de la rédaction tchèque dès le début de quelques-uns des meilleurs journalistes, écrivains, hommes politiques et autres grandes figures et personnalités de l’exil tchécoslovaque. Ferdinand Peroutka, présenté parfois comme « le père du journalisme tchèque », a d’ailleurs été le directeur de cette rédaction tchèque lors des dix premières années d’existence de celle-ci, entre 1951 et 1961.

Après août 1968 et l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie, de nombreux autres exilés tchécoslovaques ont également travaillé pour la section tchèque de Radio Europe Libre. Toujours ainsi, la qualité des émissions proposées est restée à la base de l’importante audience réalisée par la radio dont le fonctionnement était financé par le Congrès américain.

Plus tard, après la révolution en 1989 et l’installation de la démocratie en République tchèque et en Slovaquie, les émissions en tchèque ont finalement été supprimées. Depuis 2002, Radio Europe Libre diffuse donc ses programmes dans des pays considérés comme plus prioritaires, où l’accès à l’information autre qu’officielle servie par le régime en place reste aussi difficile qu’autrefois en Tchécoslovaquie. C’est pourquoi son ancien directeur, Pavel Pecháček, pense que Radio Europe Libre continuera de siéger encore longtemps à Prague :

« Elle diffuse aujourd’hui ses programmes ailleurs, dans d’autres pays et régions du monde, mais elle a gardé le même principe de base : informer, informer, informer. C’est ce qui fait le plus de Radio Free Europe mais c’est aussi une nécessité pour elle, car dans les pays du monde qui ne sont pas encore libres et où il n’y pas de démocratie, le plus important est que les gens puissent avoir accès aux vraies informations sur ce qui se passe réellement chez eux. Et quelquefois, il se passe vraiment des choses horribles. C’est pour cette raison que je pense que Radio Europe Libre va exister à Prague pendant encore de très longues années. »

Et c’est aussi un peu cela qu’a souligné le Premier ministre tchèque, Petr Nečas, lors de la conférence intitulée « Librement ! » qui s’est tenue ce jeudi au Sénat. Dans son allocution, le chef du gouvernement a indiqué que Radio Europe Libre avait joué un rôle de bélier qui avait détruit le mur de l’information du régime communiste.

 

(http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/en-mai-1951-etaient-lancees-les-emissions-en-tcheque-de-radio-europe-libre - 5 mai 2011)

 

ETHIOPIE / ALLEMAGNE

 

Le Comité pour la protection des journalistes a demandé aux autorités éthiopiennes de faire en sorte que la station radio Deutsche Welle, financée par l'Etat allemand, qui avait été brouillée, soit de nouveau autorisée à émettre librement. Les journalistes locaux ont confirmé une information donnée par la radio internationale basée à Berlin selon laquelle, ses programmes étaient perturbés depuis le 8 avril en Ethiopie. La direction de Deutsche Welle a dit au CPJ que l'International Broadcasting Bureau qui fournit un appui technique et en matière de transmission aux diffuseurs non militaires, a confirmé l'interférence sur le signal en ondes courtes de la station vers l'Ethiopie. Dans un communiqué de presse, la direction de la station a accusé les autorités éthiopiennes d'être impliquées dans ce brouillage en réaction aux informations en langue amharic et à la couverture critique des actions gouvernementales.
Aucun autre organisme de radiodiffusion étranger ne serait victime de ces perturbations.
A titre d'exemple, le 3 avril, la station a diffusé un débat populaire au cours duquel les participants ont affirmé que le gouvernement éthiopien craint un soulèvement populaire
similaire à ceux vécus en Afrique du Nord, a souligné la direction de la station. 
La station a également diffusé un communiqué de l'Organisation Human Roghts Watch critiquant le gouvernement pour les arrestations de plus de 200 opposants membres de l'ethnie Oromo.
Les journalistes locaux ont dit au Comité pour la protection des journalistes que le signal de la Deutsche Welle serait bloqué de nouveau durant une manifestation de la société civile prévue le 28 mai.
Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Bereket Simon, a pour sa part assuré que le gouvernement n'avait pas brouillé le service de la Deutsche Welle, et expliqué que la station avait très peu d'auditeurs, et qu'il était inutile de la brouiller.
La direction de la radio allemande a rejeté cette déclaration et invoqué une étude faite en 2009 selon laquelle la station avait le plus fort taux d'audience parmi les radios étrangères dans le pays, touchant 3 à 4 millions de personnes par jour.
'Les autorités éthiopiennes ont brouillé des diffuseurs internationaux par le passé durant des moments politiques sensibles', a rappelé Tom Rhodes, consultant du Comité pour la protection des journalistes pour l'Afrique de l'Est. 'Nous leur demandons maintenant de faire en sorte que toutes les radios étrangères puissent être écoutées', a-t-il ajouté.
Selon ce dernier, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, avait  ordonné le brouillage de la radio la Voix de l'Amérique deux mois avant les élections de l'année dernière.


(http://www.panapress.com/Le-CPJ-demande-a-l-Ethiopie-une-enquete-sur-le-brouillage-de-la-radio-Deutsche-Welle--12-768267-18-lang1-index.html - 12 avril 2011)

 

CHINE / TURQUIE

 

Radio Chine Internationale (RCI), la seule station de radio chinoise proposant un service mondial, a signé lundi à Ankara un accord avec le diffuseur national turc, la Société turque de radio et de télévision (TRT), afin de renforcer la coopération bilatérale au niveau de la diffusion.

Les deux parties échangeront des programmes, augmenteront la communication au niveau de leurs employés et proposeront des formations à ces derniers, selon l'accord.

Le président et rédacteur en chef de RCI, Wang Gengnian, a déclaré qu'il était du devoir des organisations médiatiques chinoise et turque de promouvoir le développement des relations bilatérales en renforçant la coopération médiatique.

"J'espère que l'accord entrera en vigueur le plus rapidement possible et que nous pourrons travailler dans d'autres domaines également", a déclaré M. Wang lors de la cérémonie de signature.

Le directeur général de la TRT, Ibrahim Sahin, a indiqué quant à lui que la TRT et RCI s'aideront mutuellement en ce qui concerne les correspondants travaillant dans les deux pays. "Je pense que notre coopération sera plus forte après l'entrée en vigueur de l'accord", a-t-il poursuivi.

Radio Chine Internationale, anciennement connue sous le nom de Radio Beijing, a été créée le 3 décembre 1941 dans le but de promouvoir la compréhension et l'amitié entre les peuples de Chine et d'ailleurs. A la fin de l'année 2010, RCI proposait 2 471 heures de programmation radio par jour dans 61 langues. (http://french.cri.cn/621/2011/04/18/302s242504.htm - 18 avril 2011)

 

ETATS-UNIS / TURKMENISTAN

 

Reporters sans frontières est horrifiée par l'internement en hôpital psychiatrique d'Amangelen Chapoudakov suite à sa collaboration récente avec Radio Free Europe (RFE), un des seuls médias indépendants encore présents au Turkménistan. Ce traitement inhumain et parfaitement arbitraire est une nouvelle preuve de la répression féroce dont sont victimes les professionnels des médias et leurs informateurs dans cette dictature d'Asie centrale.

Chapoudakov n'a jamais eu de problèmes psychiatriques. En revanche, il est proprement criminel d'enfermer dans de telles conditions une personne âgée souffrant de diabète et d'hypertension. L'organisation s'insurge contre ces méthodes de répression effroyables et d'un autre âge, qui visent non seulement les journalistes mais également tous leurs collaborateurs réguliers ou ponctuels, ainsi que leurs proches.

Agé de 80 ans, Amangelen Chapoudakov a récemment réalisé un entretien avec Radio Azatlyq, le service turkmène de Radio Free Europe, où il accusait un membre du gouvernement local de corruption. Le 7 mars 2011, il a été convoqué au poste de police de Magtymguly, sa ville de résidence dans le sud- ouest du pays, et n'a plus été revu. Un responsable de l'unité psychiatrique de Balkanabat a confirmé à Radio Free Europe que Chapoudakov avait été interné pour des examens médicaux, et qu'il devait rester à l'hôpital psychiatrique pour environ un mois. Les hôpitaux psychiatriques sont connus pour être le « goulag turkmène », où sont enfermés et torturés les opposants ou toute personne considérée comme étant critique du pouvoir.

En janvier dernier, l'activiste reconnu avait déjà été empêché de quitter son district. Des affiches l'accusant d'être un criminel avaient été placardées dans différents espaces publics. Il avait été détenu le 5 février dernier à Achkabad après s'être plaint auprès de plusieurs organisations internationales de harcèlement de la part des autorités turkmènes.

Les collaborateurs de Radio Free Europe font l'objet d'une intense pression au Turkménistan, comme en témoigne la mort sous la torture d'Ogousoulpar Mouradova et le maintien en détention d'Annakurban Amanklytchev et de Khoudaïberdi Kourbandourdiev. En 2008, Reporters sans frontières avait déjà dénoncé l'internement de force de Sazak Dourdymouradov. Ce collaborateur occasionnel de Radio Azatlyk avait été retenu deux semaines dans un hôpital psychiatrique. En 2010, plusieurs journalistes de Radio Free Europe ont été interrogés et des membres de leurs familles mis sur liste noire.

L'accès à l'information est totalement bloqué dans ce pays qui figure au 176e rang sur 178 du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. L'internement d'Amangelen Chapoudakov démontre que, malgré un changement de ton officiel, même informer des journalistes reste extrêmement risqué dans ce pays. (http://www.categorynet.com/actu-des-medias/liberte-de-la-presse/turkmenistan----interne-en-hopital-psychiatrique-pour-avoir-donne-des-informations-a-la-presse-20110405155140/ - 05 avril 2011)

 

ROYAUME-UNI

 

LONDRES — Le prestigieux World Service de la BBC doit être préservé et son budget épargné dans le programme de coupes budgétaires lancé par le gouvernement britannique, a estimé mercredi une commission parlementaire.

La commission des affaires étrangères a lancé une enquête sur le service vieux de 79 ans, après la décision du gouvernement de réduire de 16% son budget, entraînant la suppression de 650 des 2.400 emplois de journalistes d'ici deux ans et la fermeture immédiate de services en cinq langues : albanais, serbe, macédonien, anglais pour les Caraïbes et portugais vers l'Afrique.

Selon la BBC, les coupes budgétaires affecteront 30 millions d'auditeurs, soit un sixième de son audience mondiale, estimée à 180 millions d'auditeurs.

La commission parlementaire a souligné que le World Service rendait un service inestimable au pays, pour un coût relativement modeste.

"Les événements récents en Afrique du Nord et au Moyen Orient ont montré que le World Service pouvait apporter encore plus au Royaume Uni à l'avenir qu'il l'a fait dans le passé", a estimé le président de la commission Richard Ottaway.

La commission s'est également prononcée contre la décision du gouvernement de transférer le financement du World Service du ministère des Affaires étrangères à la BBC.

"En dépit des assurances, cette décision pourrait aboutir à une pression à long terme sur le budget du World Service, avec un risque de transfert progressif de ressources vers d'autres activités de la BBC", estiment les députés.

Le Foreign Office, seule source de financement du World Service, a exigé 16% d'économies sur 4 ans à compter de 2011. De plus, à compter de 2014, il cessera tout versement et le World Service devra se financer auprès de la BBC, qui elle tire son budget de la redevance audiovisuelle. Cette manne annuelle de 3,7 milliards d'euros a cependant été gelée pour six ans.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5je4e-gv24Y3leA-3E8Vu7SNnRcgA?docId=CNG.12df7612ed3613be610d67a963390dd3.2d1 - 14 février 2011)

 

 

CHINE

 

Ce mardi, la station FM de Radio Chine Internationale (RCI) de Yerevan, en Arménie, a été inaugurée. Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, actuellement en visite en Arménie, était présent avec le Premier ministre arménien Tigran Sarkisyan. Il s'agit de la 56e radio à l'étranger dépendante de RCI.

Le directeur de RCI a fait une allocution au cours de cet événement. Il a promis que la station FM de Yerevan fera mieux comprendre la Chine via diverses émissions et sera un pont d'amitié entre les deux pays. (http://french.cri.cn/781/2011/04/12/302s242034.htm -12 avril 2011)

 

VIETNAM

 

Deux journalistes radio seront jugés à Hanoï pour avoir diffusé leurs programmes en Chine

 (RSF/IFEX) - Le contrôle de Pékin sur l'information ne s'arrêterait pas aux frontières de la Chine. Reporters sans frontières apprend que le gouvernement chinois aurait fait pression sur Hanoï pour que celui-ci punisse Vu Duc Trung et Le Van Thanh, tous deux opérateurs d'une radio basée au Viêt Nam et émettant en Chine.
Reporters sans frontières s'inquiète de la récurrence de ces méthodes qui démontrent l'influence effective du gouvernement chinois sur ses voisins asiatiques. L'organisation appelle le gouvernement vietnamien à ne pas céder aux pressions chinoises et à mener un procès équitable lors du jugement de Vu Duc Trung et Le Van Thanh.
Les autorités ayant requalifié un délit administratif, celui de diffusion illégale, en crime pénal, on est en droit de penser que les journalistes sont en fait jugés pour le contenu de leurs programmes et non pour les avoir retransmis sans autorisation. Un document issu du ministère de la Sécurité publique confirmerait cette version des faits.
Vu Duc Trung et Le Van Thanh seront jugés, vendredi 8 avril 2011, après avoir passé plusieurs mois en détention provisoire. Les reporters, également membres du mouvement Falun Gong, bête noire du gouvernement chinois, sont accusés de relayer sur ondes courtes et sans autorisations des programmes de la station The Sound of Hope Radio Network, depuis le Viêt Nam vers la Chine. Vu Duc Trung et Le Van Thanh diffusaient depuis le 26 avril 2009, sur une distance de 800 kilomètres, depuis leur ferme dans la ville de Thach Loi, à l'est de Hanoï.
Le 23 mars, l'organisation avait déjà dénoncé l'arrestation, sous la pression de la diplomatie chinoise, du directeur de la station Radio Era Baru, basée en Indonésie et liée au mouvement Falun Gong, qui risque jusqu'à six ans de prison en vertu de la Loi sur les télécommunications.( http://www.ifex.org/china/2011/04/07/radio_operators_charged/fr/ - 07 avril 2011)

 

BANGLADESH

 

Thomson Broadcast a annoncé le 31 mars  que Bangladesh Betar, la radiodiffusion nationale, va installer un nouvel émetteur et une antenne tournante afi d’élargir la couverture de son service vers le Moyen-Orient, l’Asie Centrale, la Chine, l’Indonésir, la Malaisie et le subcontinent indien. Ce nouvel émetteur et cette antenne seront ibstallés à la station de Kabirpur, environ 40 kilomètres au nord de la capitale Dhaka et devraient entrer en service en septembre 2011 en ce qui concerne l’émetteur et au printemps 2012 pour l’antenne.

 

Thomson Broadcast va fournir un émetteur ondes courtes de 250 kW (TSW 2300D) avec une antenne HP-RCA 2/2/0.5. Cette configuration permettra à Bangladesh Betar d’améliorer le service our la diaspora qui se branche sur Bangladesh Betar pour les nouvelles du pays et autres programmes dans leur langue natale (...)

 

Bangladesh Betar utilise déjà des émetteurs ondes courtes et ondes moyennes de la marque Thomson, et notamment l’émetteur OM de 1000 kW S7Hpmis en service en 2009 pour la couverture nationale. les nouvelles installations à Kapirbur permettront de couvrir des distances entre 1000 et 4000 kilomètres dans toutes les directions. Grâce aux nouvelles technologies, l’émetteur pourra être utilisé en mode DRM (Digial MedianNet.com via Alokesh Gupta via DXLD – 31 mars 2011)

 

FRANCE

 

AEF : la fusion de France 24, RFI et MCD entraînera 122 suppressions de postes

Selon nos informations, la direction de France 24 a présenté hier, lors d'un comité d'entreprise

extraordinaire, la procédure d'information-consultation des personnels en vue de la fusion avec RFI et sa filiale Monte Carlo Doualiya (MCD), prévue par le projet de réforme de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Cette fusion se traduira par 122 suppressions de postes au total, touchant les trois médias, a annoncé à cette occasion la direction. Elle a souligné que ces suppressions de postes s'effectueraient dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Sur les 122 postes supprimés, 51 seront des postes de journalistes de desks, nous a-t-on précisé.

La direction a accéléré le calendrier de la fusion visant à créer une « entreprise unique » AEF. En effet, les documents communiqués aux administrateurs de l'AEF lors du conseil d'administration du 20 janvier prévoyaient que la présentation aux filiales de suppressions de postes interviendrait à partir de septembre prochain. (Satellifax – 30 mars 2011)

 

FRANCE

 

Alain de Pouzilhac est PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui chapeaute France 24, RFI, TV5 Monde et la Monte-Carlo Doualiya. Il revient, pour le JDD, sur le projet de fusion en cours, sur l’audit lancé par Matignon mardi, sur la mission d’information parlementaire dont les travaux ont commencé cette semaine. Et sur ses relations houleuses avec la directrice générale déléguée de l’AEF, Christine Ockrent.

 

Certains députés de la mission d’information préconisent, d’ores et déjà, une fusion de l’AEF avec France Télévisions ou avec l’AFP. Qu’en pensez-vous?
Ce point de vue est franco-français. Aujourd’hui, un combat d’influence se joue dans le monde entre les grandes chaînes d’information, Al-Jazira, CNN, la BBC, Al-Arabiya et France 24. Il faut bâtir un Audiovisuel extérieur fort pour le rayonnement de la France. En Tunisie, lors de la révolution du Jasmin, Internet a joué un rôle considérable et France 24 est devenu un référent. Notre site Web y a été le premier visité, par 71% des internautes, et notre chaîne arrive à la deuxième place des chaînes d’information les plus regardées avec 29% des téléspectateurs tunisiens, derrière Al-Jazira. 95 % d’entre eux ont regardé France 24 en arabe. Pourquoi Mouammar Kadhafi et Alassane Ouattara donnent une interview à France 24? J’en appelle au bon sens et à la sérénité. Ce n’est pas le moment d’aller chercher France Télévisions ou l’AFP.

 

Êtes-vous prêt à porter jusqu’au bout la fusion de RFI, France 24 et Monte-Carlo Doualiya?
Je ferai la réforme voulue par le président de la République et Matignon, qui m’a demandé de la continuer. Il faut moderniser l’AEF, le rendre plus compétitif et efficace, faire des synergies. Internet a changé les comportements. Tout le monde évolue, que ce soit la BBC ou la Deutsche Welle. Si nous restons immobiles, nous sommes morts. Tout le monde devra travailler à terme pour la radio, la télévision et Internet.

 

Que répondez-vous au député PS Patrick Bloche, qui vous accuse de "vouloir passer en force"?
Ce n’est pas du tout le cas. Nous respectons nos partenaires sociaux. Mais ce n’est pas mon rôle de rentrer dans des considérations politiciennes. Le calendrier social tel qu’il a été établi pour étudier tous les avantages de cette fusion sera respecté.

 

L’audit lancé par Matignon sur les finances de l’AEF est-il un désaveu pour votre gestion?
Il est normal qu’une entreprise publique puisse avoir un audit. Je suis heureux d’accueillir l’Inspection générale des finances. Cela va nous permettre de montrer que nous avons redressé les comptes de toutes les sociétés. RFI avait 19 millions de pertes cumulées lorsque nous sommes arrivés, Monte-Carlo Doualiya perdait plus d’un million par an. Aujourd’hui, avec France 24, ces trois entreprises sont à l’équilibre. On dit que je demande une rallonge de 2,3 millions d’euros en 2012 et 3,5 millions en 2013. C’est inexact. L’État veut en réalité que nous assumions des charges qui selon moi lui reviennent. C’est un litige qui m’oppose à l’État, sur des engagements qu’il a lui-même pris notamment sur TV5 Monde.

 

Y aura-t-il un plan social à RFI et France 24, comme l’annoncent les syndicats, qui prévoient de déclencher une grève illimitée à partir de lundi?
Un premier plan de départ de 206 personnes a déjà eu lieu à RFI car l’entreprise était déficitaire. 69 personnes supplémentaires désiraient partir, mais n’ont pas pu le faire. Une fois que la fusion juridique sera faite, en juin, l’État sera prêt à financer ces départs et nous ouvrirons le guichet à France 24, Monte-Carlo Doualiya et l’AEF.

 

Christine Ockrent a été mise en cause dans une affaire d’espionnage informatique qui touche à l’AEF. Elle dénonce un "lynchage" à son égard. Comment avez-vous vécu cette affaire?
Je regrette que le succès des sociétés de l’AEF ait été oblitéré par des problèmes de management. RFI gagne des auditeurs pour la première fois depuis cinq ans, Monte-Carlo Doualiya s’est relancé brillamment. Les équipes ont fait un travail fantastique en Libye, en Tunisie, en Côte d’Ivoire, je veux les féliciter et les remercier. L’AEF n’est pas une pétaudière. Aujourd’hui, la justice est en charge de cette affaire. Mon rôle, lorsque je vois qu’il y a un piratage informatique prouvé, c’est de porter plainte, pour défendre l’AEF et ceux qui ont été piratés. Ce piratage est inadmissible. Je suis surpris que la directrice générale déléguée dénonce un "lynchage". Elle n’a été accusée par personne à l’AEF.

 

Comment sont vos relations avec Christine Ockrent?
À partir du moment où les principaux dirigeants de l’AEF décident de ne pas travailler avec elle, il est de ma responsabilité de chef d’entreprise de travailler avec les équipes pour assurer le bon fonctionnement de l’AEF. Le problème de la directrice générale déléguée doit être réglé par l’actionnaire. Lorsque j’ai repris les rênes de France 24 en juin, après les lui avoir confiées pendant quinze mois, pour mener à bien la réforme de RFI, je me suis rendu compte que nous avions pris un retard considérable. Des embauches ont été faites sans être validées par le conseil d’administration, l’ambiance était devenue irrespirable. Il ne s’agit pas d’un problème personnel, mais de confiance rompue. Et pas seulement avec moi.

 

Vous avez été nommé par décret jusqu’en février 2013. Avez-vous toute la confiance de votre actionnaire, à savoir l’État?
Je suis fier des équipes, des couvertures sur les conflits, des contenus éditoriaux, du bilan de l’AEF. Ce succès légitime la pertinence de l’AEF. Je pense que mon actionnaire en est parfaitement conscient.

(http://www.lejdd.fr/Medias/Actualite/Alain-de-Pouzilhac-revient-sur-le-role-de-l-AEF-Christine-Ockrent-et-le-climat-social.-282287/?from=cover - 13 mars 2011)

 

SERBIE

 

A l’occasion du 75ième anniversaire du travail de Radio Serbie Internationale (Radio Yougoslavie), l’Assemblée nationale fut le hôte d’une Table ronde ’’L’avenir des services radio internationaux et le rapport de l’Etat envers eux’’, au cours de laquelle les participants du pays et de l’étranger ont échangé des informations sur la position, le statut et le fonctionnement des radios ondes courtes. Un rapport signé Jelica Tapuskovic.

En inaugurant cette réunion, la secrétaire au Ministère de la Culture, Snezana Stojanovic-Plavsic, a dit que Radio Yougoslavie, en tant que seule station de radio ondes courtes en Serbie et l’une des cent dans le monde, revêtait une extrême importance dans le domaine de l’information en dépit de l’ère du satellite. Toutefois, a-t-elle souligné, les ondes courtes demeurent incontournables dans la radiodiffusion. La tâche principale de cette station de radio, qui est une des plus anciennes en Serbie et dans le monde, est d’informer le public et la diaspora des évènements dans le pays. En se penchant sur l’histoire de cette radio, elle a laissé entendre que le Ministère avait assuré, cette année, les mêmes ressources qu’en 2010 – 122 millions de dinars pour le financement du programme de Radio Yougoslavie. Le développement rapide de l’électronique et des technologies nous engage à faire un pont entre le passé et l’avenir.

’’Le Ministère est conscient, au moment du commencement du travail sur l’élaboration de la Stratégie médiatique, de son obligation de concevoir l’importance de cette station de radio de même que des possibilités d’adaptations aux temps modernes’’, a déclaré
Mme Stojanovic-Plavsic.

Le directeur de Radio Serbie Internationale (Radio Yougoslavie), Milorad Vujovic, a fait ressortir que l’objectif de la Table ronde était d’échanger des informations sur la position, le statut, et, le fonctionnement des radio ondes courtes ainsi que de soulever les problèmes auxquels font face les stations de radio mondiales. Il a exprimé l’espoir que la Stratégie médiatique indiquerait les éventuels cadres juridiques pour le règlement du statut dans les médias. Aux dires de M. Vujovic, bien que sur le plan technologique, la Serbie traîne derrière les pays développés toute une décennie, la digitalisation du programme, qui attend aussi le signal de la radio, est un investissement dans l’avenir. En s’adressant aux participants à la Table ronde, M. Vujovic a dit s’attendre à des propositions, qui contribueraient à trouver des règlements pour la survie et le fonctionnement de la seule station de radio ondes courtes en Serbie, dont le programme est destiné à la diaspora et à l’étranger.
 
’’Les expériences dans le fonctionnement de radios semblables en Europe et dans le voisinage, témoignent qu’aucun de ces Etats ne délaisse ces services’’, a souligné M. Vujovic.

Le président de la radio ondes courtes, russe, ’’La Voix de la Russie’’, Andrej Georgijevitch Bistricki, a mis en vedette que les stations de radio devaient intensifier leur travail si elles souhaitent survivre dans l’ère du progrès technologique, car, l’Internet fait baisser l’écoute des radios. Il a parlé des expériences de cette station de radio, et, des problèmes auxquels elle fait face. Il a également qualifié de surprise négative la décision de la BBC britannique de supprimer les programmes en langue russe, et, en d’autres langues dont le serbe aussi (http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=14942&Itemid=34 - 07 mars 2011)

 

FRANCE

 

Radio France International (RFI) et la BBC ont été privées d'antenne mercredi 2 mars en Côte d'Ivoire, où leurs fréquences FM ne produisent qu'un souffle continu. Le gouvernement fidèle au président sortant Laurent Gbagbo nie toute initiative hostile aux deux stations et dit ignorer les causes de l'incident, indique le radiodiffuseur britannique sur son site internet.

RFI, la BBC et France 24 avaient déjà été brièvement privées d'antenne en décembre.

Plusieurs journalistes étrangers, que la télévision ivoirienne accuse de déstabilisation, ont par ailleurs été agressés. «Il devient insupportablement dangereux pour les organes de presse et leurs journalistes d'opérer en Côte d'Ivoire car leurs critiques leur valent des représailles de la part du camp de Gbagbo comme de celui de Ouattara», déplore Mohamed Keita, membre du Comité pour la protection des journalistes, dans un communiqué. (http://www.20minutes.fr/ledirect/680164/monde-rfi-bbc-privees-antenne-cote-ivoire - 03 mars 2011)

 

GABON

 

Libreville, 1er mars 2011 (Infos Gabon) – Présent à Franceville dans la province du Haut Ogooué où il effectuait une mission à la Sucaf où les emplois demeurent menacés par la hausse de ses charges le conseiller exécutif de l’Administrateur d’Africa N°1, Félix Onkeya a saisi cette occasion pour se rendre les locaux du centre émetteur de Moyabi, où sont installés les émetteurs de relaye des émissions en ondes courtes de la radio panafricaine.

Le Conseiller exécutif de l’Administrateur d’Africa N°1 a pu s’enquérir de l’état de vétusté dans lequel se trouve ce centre de relaye en ondes courtes des émissions de  la radio panafricaine pour la couverture des matchs de la CAN 2012 Co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale.

En effet le Centre émetteur de Moyabi permet une meilleure couverture des programmes d’Africa N°1 sur le continent africain et à travers les autres continents grâce à ses antennes dont certaines seraient devenues obsolètes et ne permettant plus à la voix de l’Afrique de fonctionner de manière optimale.

Au vu du constat réalisé, le Conseiller exécutif de l’Administrateur d’Africa N°1, Félix Onkeya a dit faire le point aux autorités compétentes au moment opportun une fois à Libreville afin que d’importants moyens financiers et matériels soient dégagés pour la réhabilitation  de ces installations.

Rappelons que la radio Africa N°1 a été créée en 1981 par le Défunt Chef de l’Etat gabonais, Feu Omar Bongo Ondimba en collaboration avec Paris afin de relayer l’information africaine à travers les cinq continents.

(http://infosgabon.com/?p=6836 - 01 mars 2011)

 

CHINE

 

La vice-directrice de Radio Chine Internationale (RCI) Wang Dongmei a rencontré le 28 février Bienvenu OKIEMY, ministre de la Communication de la République du Congo, invité à passer à la radio. Les relations entre la Chine et la République du Congo s'approfondissent ces dernières années ; la République du Congo a obtenu des subventions chinoises dans divers secteurs. La diffusion des émissions de RCI à Brazzaville, capitale de la république met à l'honneur les relations bilatérales, a indiqué le ministre congolais, lors de son entretien avec la vice-présidente de RCI.

Mme. Wang a exprimé le souhait de voir M. OKIEMY continuer de privilégier les coopérations entre RCI et la Télévision nationale de la République du Congo, ainsi qu'entre la presse congolaise et la presse chinoise.

(http://french.cri.cn/781/2011/02/28/304s239082.htm - 28 février 2011)

 

CHINE

 

En Chine, quand un tremblement de terre ravage une région et fait des centaines de morts, on entend les mouches voler dans les rédactions des médias officiels. La règle est de ne rien faire et d'attendre le feu vert de l'agence officielle avant de parler de l'événement...

Anne Soëtemondt a fait partie de ces nombreux "experts étrangers" qui sont recrutés par les organes de propagande chinois depuis que la Chine a décidé, en 2008, de faire entendre sa voix dans le concert des médias internationaux. Elle a travaillé pendant un an à Pékin pour le programme de Radio Chine Internationale (RCI) à destination des francophones, en Europe et en Afrique. Son rôle consistait à relire et à mettre en bon français les informations rédigées par ses collègues chinois.

Pendant cette période, la jeune journaliste a tenu un blog, prenant soin de ne pas révéler l'identité de ses confrères lorsqu'elle les citait, pour des raisons évidentes de sécurité. De retour en France, elle raconte son expérience chinoise dans un livre plein d'humour et d'anecdotes. Elle décrit la très faible productivité, ces journées à attendre le texte à relire. L'opacité la plus totale règne sur les salaires. Ceux-ci restent confortables pour des expatriés, compte tenu du niveau de vie en Chine.

Surtout, Anne Soëtemondt décrit de l'intérieur le fonctionnement de la censure. On ne dit pas "censurer" d'ailleurs, on dit "harmoniser". L'une des règles de base du journalisme officiel est, en effet, de ne pas remettre en cause le concept d'harmonie sociale, cher au confucianisme et au communisme chinois. Bien sûr, il ne faut pas parler de certains sujets, comme le massacre de la place Tiananmen. Il faut accepter comme une évidence que Taïwan fait partie de la Chine, que le dalaï-lama est un leader politique et non un dignitaire religieux. Voilà pour les lignes rouges les plus évidentes. Mais il existe d'autres règles non écrites, comme éviter les nouvelles négatives, les faits divers sanglants, les conflits sociaux.

A Radio Chine internationale, on n'aime pas le direct. Toutes les émissions sont enregistrées, pour être réécoutées avant diffusion. Anne Soëtemondt ne cache pas que cette collaboration à une entreprise de propagande, qui vise à développer un "soft power" chinois, lui a posé des cas de conscience. Elle a résisté à sa façon, en contournant le système, en offrant le visage d'une autre Chine, plus libre et moins convenue, grâce à une émission portant sur des sujets de société.

Le masque tombe

Les Chinois ne sont pas dupes. De temps à autre, le masque tombe et les mots sortent. Les gens ne croient pas une seconde aux mensonges de la propagande, explique l'auteure. Simplement, ils n'en ont pas grand-chose à faire, parce l'important pour eux, disent-ils, "ce n'est pas que la presse devienne plus libre, mais que le niveau de vie augmente".

Ce discrédit a encouragé d'autres formes d'expression en Chine, comme les blogs, très nombreux. Un jour, un collègue chinois glissera à Anne Soëtomondt qu'il était place Tiananmen le 4juin 1989. Il n'en dira pas plus, l'échange s'arrêtera là.

(http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/26/les-non-dits-des-chinois_1485445_3232.html - 26 février 2011)

 

CENTRAFRIQUE

 

Bien implantée à travers le pays, Radio Ndeke Luka fait figure d’exception pour son impartialité, dans un paysage médiatique où les commentaires partisans des journalistes sont fréquents.

À l’heure où Bangui sombre dans le noir (faute d’éclairage public) et où se vident les ministères, les journalistes entrent en effervescence au siège de Radio Ndeke Luka (RNL). Entre 18 et 20 heures, ils parleront de toute la Centrafrique à… toute la Centrafrique. En français mais surtout en sango, la langue véhiculaire.

Chaque jour, pendant trois heures (de 9 à 10 heures et de 18 à 20 heures), RNL émet en ondes courtes sur l’ensemble du territoire. Les auditeurs peuvent l’écouter en FM 24 heures sur 24 à Bangui, Bouar et Bambari. Avec treize correspondants à l’intérieur du pays (pour seize préfectures) en plus des onze journalistes basés à Bangui, elle dispose du réseau le plus dense du pays.

Dans le paysage médiatique centrafricain, Radio Ndeke Luka (« l’oiseau de la chance » en sango) fait aussi figure d’exception pour son impartialité. À l’approche des élections du 23 janvier – présidentielle et législatives –, la grille de programmes spéciale avait mis l’accent sur l’égalité du temps de parole entre candidats quand, dans la presse écrite et sur d’autres ondes, on « roule » pour tel ou tel. Le jour du vote, RNL a diffusé seize heures de programmes en direct. Au lieu de commentaires fantaisistes ou partisans, les journalistes ont livré des informations précises sur les bureaux de vote (affluence, déroulement technique des opérations).

Gage d’indépendance

Son indépendance, RNL la doit à ses origines. Elle est née en mars 2000 d’un partenariat entre le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) et Hirondelle, une fondation suisse soutenant des médias d’information dans des pays en guerre ou qui s’en remettent (Radio Okapi en RD Congo notamment). Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un lien juridique entre RNL et le Pnud. En revanche, Hirondelle lève son budget (1,3 million d’euros en 2010) auprès de partenaires comme l’Union européenne, l’Organisation internationale de la francophonie, la coopération suisse. Autre gage d’indépendance: la nationalité du directeur, Martin Faye, Sénégalais. « Nous avons besoin d’un expatrié capable de dire non aux hommes politiques », explique Samuel Turpin, directeur de projet à la Fondation Hirondelle. Des salaires confortables – de 350 à 750 euros, pour les cadres – sont également censés inciter les journalistes centrafricains à résister à la corruption.

La classe politique ne s’habitue pas aux principes en vigueur à RNL. La veille du vote, un samedi, raconte Martin Faye, le ministre de la Sécurité, Jules Ouandé, a téléphoné à la radio pour une aimable mise en garde: « Il nous a dit: “À partir de lundi, vous avez intérêt à passer la nuit dans les locaux, car si vous êtes dans les quartiers on va sortir vos cadavres à 4 heures du matin.” » Contacté par Jeune Afrique, le ministre s’en défend: « Je ne peux pas me permettre de prononcer de telles phrases. Je ne suis pas un enfant! » Et de reprocher à RNL de se comporter en Centrafrique en « terrain conquis ». « Les hommes politiques nous aiment et nous détestent quand ça les arrange », explique Martin Faye.

L’ambivalence permet une relative tranquillité. Mais Martin Faye est prudent. Des réserves alimentaires pour trois jours sont stockées dans les locaux de la radio. Et dans la cour, une petite porte bleue ouvre directement sur les locaux du Pnud pour une évacuation rapide. « Je vérifie régulièrement que ma clé fonctionne toujours », avoue-t-il.

(http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2614p086.xml0/media-corruption-pnud-journalisteles-bonnes-ondes-de-la-centrafrique.html - 24 février 2011)

 

ETATS-UNIS

 

Les sites Internet de Voice of America ("voix de l'Amérique), la radio-télévision publique censée "porter la voix des Etats-Unis" dans le monde, a été victime d'une attaque informatique dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 février. Les sites ont été rendus inaccessibles par une modification de leur domain name server (DNS, qui permet aux navigateurs de se repérer sur Internet), redirigeant les internautes sur une page de revendication signée par l'Iranian cyber army.

"Mme Clinton, vous voulez entendre la voix des opprimés depuis les Etats-Unis ? Le monde islamique ne croit pas aux mensonges américains, explique le texte en mauvais anglais. Nous vous demandons de cesser d'intervenir dans les affaires des pays musulmans." La secrétaire d'Etat américaine s'est exprimée à de nombreuses reprises, ces dernières semaines, pour soutenir les mouvements de contestation dans le monde arabe et défendre une conception d'Internet "libre mais surveillé".

L'Iranian cyber army avait fait pour la première fois parler d'elle l'an dernier, lorsque les sites de Twitter et Baidu avaient été victimes d'attaques effectuées avec le même mode opératoire. L'ensemble des sites de Voice of America étaient de nouveau accessibles ce mercredi matin.

(http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/23/la-voix-de-l-amerique-piratee_1483948_651865.html - 23 février 2011)

 

 

REPUBLIQUE TCHEQUE

 

« La fermeture des services extérieurs en ondes courtes de la radio tchèque est une erreur. Les émissions n’atteindront plus une part importance de son auditoire » a déclaré le président de la Conférence de Coordination des Hautes Fréquences à l’occasion d’une assemblée à Prague. La radio tchèque n’a pas fait de commentaire

Les émissions sur ondes courtes du 7ème programme de la radio tchèque, c’est-à-dire celles de Radio Prague se sont terminées le 31 janvier. La raison est la réduction du budget octroyé par le Ministère des Affaires Etrangères pour les émissions à destination de l’étranger. Maintenant, l’Internet est la principale plateforme de transmission des programmes. A part Internet, ils peuvent être écoutés via le satellite Astra 3A ainsi que sur des stations étrangères retransmettant les programmes de Radio Prague

« les réactions de stations très connues comme la BBC montrent que dans certaines régions, la moitié des auditeurs utilisent toujours les ondes courtes » a ajouté le président du HFCC. Et dans le cas de Radio Prague, la situation n’est pas différente. Limiter les émissions à Internet et au satellite qui ne couvre qu’une partie de l’Europe Centrale est une erreur. Le HFCC a également contacté le ministre tchec des Affaires Etrangères. Aucune réponse n’a été donnée.

 

L’agence de presse CTK n’a pour l’instant reçu aucune information officielle de la radio tchèque sur la baisse ou l’augmentation des lettres d’auditeurs depuis la fermeture des ondes courtes. «  la majorité des auditeurs suit les informations de Radio Prague sur Internet. Sur le site www.radio.cz , nous avons environ un million de visites par mois. Même si nous perdons quelques auditeurs sur les ondes courtes, la situation ne sera pas si dramatique » avait déclaré le directeur de Radio Prague, Miroslav Kripicka, fin janvier

Le HFCC est membre de l’Union Internationale des Télécommunications à Genève. Il coordonne l’usage des fréquences utilisées pour les transmissions de radio sur ondes courtes. (NASB via http://mt-shortwave.blogspot.com/ )

 

ETATS-UNIS

 

Le Bureau des Gouverneurs (BBG) espère un accroîssement de 2.5% pour la prochaine année fiscale

Il a indiqué que le budget proposé au Congrès par le président Obama inclut 767 millions de dollars pour le BBG

 

"Le financement proposé reflète l'importance de la radiodiffusion internationale des Etats-Unis à destination de cibles clé ainsi que l'infrastructure technique pour accompagner le multimédia», a déclaré l'organisation. Le  budget finance la Voix de l’Amérique, Radio Free Europe / Radio Liberty, Radio et TV Martí, Radio Free Asia et le réseau pour le Moyen-Orient (Alhurra TV et Radio Sawa).

En plus de la programmation actuelle, le BBG a indiqué que l'argent serait utilisé pour améliorer son infrastructure de transmission par satellite, démarrer un réseau mondial de partage d’informations, le déploiement de nouvelles technologies, s'assurer des capacités de diffusion de reprise après un sinistre et pour redoubler d'efforts pour faire passer la VOA à une plate-forme de diffusion numérique.

 

Le Président Walter Isaacson a déclaré que le conseil d'administration "poursuit la modernisation de toute une gamme de plates-formes de communication efficace un  environnement médiatique du 21ème  siècle."

 

 (http://www.radioworld.com/article/113966 - 17 février 2011)

 

CHINE

 

Li Liangrong, professeur d'études des médias de l'Université Fudan à Shanghai, explique que « ces géants des médias sont en train de reconstituer leurs ressources pour parvenir à l'audience ciblée en Chine en limitant les coûts et en se tournant vers le marché ».

« Les stratégies publiques de la plupart des pays occidentaux sont destinées à l'élite chinoise, en grande partie anglophone », a souligné Li.

Dans ce contexte, il est tout simplement « inutile de garder les services en langue chinoise, en particulier dans un contexte de réduction budgétaire », estime Yu Guoming, directeur adjoint de l'École de journalisme de l'Université du Peuple de Chine.

Le succès des services en ligne en Chine est une autre raison majeure de l'annulation des émissions radio, ajoute Yu. Les intellectuels et les jeunes préfèrent le partage d'informations en ligne et les réseaux sociaux virtuels à la radio et aux programmes télévisés.

(http://french.china.org.cn/foreign/txt/2011-02/17/content_21946899.htm - 17 février 2011)

 

 

 

 

ETATS-UNIS

 

L’administration Obama va supprimer les émissions de la Voix de l’Amérique en chinois sur ondes courtes et en télévision, et ce, dès cette année, alors que la Chine continue d’accroître sa propagande aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Les adversaires de cette mesure indiquent que ces réductions vont priver les chinois d’une source d’information non censurée, et notamment dans des régions comme le Tibet et la province du Xinjiang.

 

C’est un autre signe alarmant qui montre que l’Amérique tremble devant le régime de brigands chinois, déclare Dana Rohrabacher, membre républicain de la  Commission des Affaires étrangères du Sénat. « Le peuple chinois est notre meilleur allié et l’information libre notre meilleure arme »

 

Ces restriction sont présentées comme une mesure de réduction des coûts dans le rapport du budget 2012 rédigé par le Conseil des Gouverneurs de la radiodiffusion et télévision américaine, lequel coiffe la VOA. Les propositions visent à supprimer les ondes courtes au profit du numérique, comme les émissions sur Internet

 

Ce plan a été annoncé lors d’une réunion récente des employés du service chinois de la Voix de l’Amérique par son directeur, Dan Austin qui a déclaré qu’il était en accord avec ces mesures, malgré l’opposition de son service.

Si le Congrès approuve cette mesure, toutes les émissions en chinois cesseront le 1er octobre prochain. Les programmes en ondes courtes sont diffusés depuis 1942.

Le gouvernement américain continuera de financer les programmes en chinois de Radio Free Asia, une station plus petite et moins officielle que la VOA. Mais la station est également confrontée à des restrictions budgétaires qui limitent son efficacité.

Pourtant, la Voix de l’Amérique bénéficie d’une audience beaucoup plus large qui sera  fortement réduite avec le passage à l'Internet auquel beaucoup de Chinois dans les zones rurales n’ont pas accès. Il en est de même pour l’accès aux téléphones cellulaires.

« Ces restrictions envoient un mauvais message à la Chine », indique un officiel de l’administration, proche de la Voix de l’Amérique. « En éliminant toutes les émissions de radio et de télévision  vers la Chine, les Etats-Unis vont supprimer l’une des plus importantes source d’information non censurée vers la Chine »

 

Une autre personne, également proche du dossier précise que l’une des raison de ces restrictions était le refus du gouvernement chinois de permettre à la Voix de l’Amérique de bénéficier de rediffusion via des stations affiliées en ondes moyennes et en FM

Ce refus arrive alors que la Chine est sur le point de diffuser ses programmes via  60 stations affiliées aux Etats-Unis. La télévision chinoise est également largement diffusée sur les réseaux cablés américains

Selon cette personne, le département d’état américain a refusé de faire pression sur la Chine arguant du fait que la Chine pourrait supprimer les échanges universitaires

Une ancienne membre du Conseil des Gouverneurs a indiqué que ce n’était pas le moment de limiter les émissions vers les sociétés fermées comme la Chine communiste

« Quand il s’agit de programmes pour la démocratie et que des événements comme ceux en Egypte surviennent, ce n’est pas le moment se retirer. C’est le moment d’avancer et d’atteindre le public avec plus de programmes »

La diffusion uniquement sur Internet empêchera des millions de chinois de recevoir des informations, en particulier dans les zones où l’accès est limité. «Nos émissions ne doivent pas seulement se focaliser sur les élites, mais devraient viser les masses qui protestent contre les élites», a déclaré Mme Cullum

Et pourtant, des études internes ont montré que le nombre d’auditeurs de la Voix de l’Amérique en Chine est plus important que le nombre cumulé d’auditeurs de Radio Free Asia et de la BBC.

"Pendant les troubles ouïghoure en Juillet 2009, des personnes interrogées ont indiqué aux reporters de la VOA qu’elles suivaient l’information par la radio parce qu'il n'y avait pas d'accès à l’Internet et que les lignes téléphoniques avaient été coupées," rapporte le premier officiel, faisant référence à un soulèvement pour la démocratie dans la province du Xinjiang de l'Ouest.

Le plan de réduction des émissions de la VOA en chinois fait  suite à  la récente visite du président chinois Hu Jintao aux États-Unis. Certains responsables disent les réductions ont été une concession à la Chine pour atténuer le brouillage de plusieurs décennies par Pékin.


"L'ironie est que les émissions sur ondes courtes de la VOA vers la Chine sont beaucoup plus difficiles à brouiller que les émissions en numérique, via les médias sociaux ou par satellite", a déclaré John J. Tkacik Jr., un ancien employé du département d'Etat, spécialiste de la Chine.

 

"Les manifestations en Egypte ont été organisées via des messageries texte et Facebook, mais les médias sont très étroitement surveillés et censurés en Chine," a-t-il dit. "Donc, je ne suis pas sûr qu'il y ait un sens à centrer tous ses efforts dans les médias sociaux et numériques."

 

M Tkacik (l’ancien membre du département d’état spécialiste de la Chine) indique que le Conseil des Gouverneurs coupe les programmes américains vers le marché le plus large de la planète à un moment où Pékin continue d’accroître sa propagande aux Etats-Unis. Ces coupures interviennent également alors que la BBC et les programmes du gouvernement taiwanais sont supprimés

La porte parole du Conseil, Laetitia King, précise que les réductions font partie de la révision  budgétaire et que les émissions continueront au travers de Radio Free Asia. La branche chinoise de la Voix de l’Amérique se concentrera uniquement sur le web et les applications sur téléphones mobiles.

Concernant le blocage de l’Internet par la Chine, Mme King a déclaré: «Nous savons bien que la Chine censure, mais nous sommes les leaders dans la lutte contre la censure et le contournement de la censure."

Un autre membre du Conseil, S. Enders Wimbush, a  déclaré dans une interview que les coupures ont été décidées après des enquêtes aient montré une forte baisse des l’écoute de la radio sur ondes courtes en Chine, sauf dans certaines régions.

 

"Ceci dit, nous sommes parfaitement conscients qu’il  nous faut garder les ondes courtes et ce que nous avons fait, c'est prendre fréquences de la VOA et ses créneaux horaires et les regrouper dans les diffusions de Radio Free Asia. Nous n'avons pas cessé de diffuser en Chine, nous avons seulement recalibré les émissions."

Ce rapport budgétaire précise que 8 millions de dollars (sur 767 millions) seront économisés en « réalignant les transmissions et les ressources de la diffusion vers la Chine »

«Des enquêtes révèlent que la Chine a le plus grand nombre d’internautes au monde après les Etats-Unis, et que malgré le blocage du gouvernement chinois, de nombreuses personnes on accès aux sites web du BBG au travers de serveurs proxy » indique le rapport.

Les réductions incluent le licenciement de 45 journalistes chinois, dont 38 du service en mandarin, et l’ensemble de ceux appartenant au service cantonais. Le nombre de personnes actuellement au service mandarin est de 69.

Un troisième officiel de l’administration a déclaré que les ondes courtes demeuraient un outil important pour atteindre l’auditoire asiatique privé d’information.

Au Tibet et l'ouest de la province du Xinjiang, où les Ouïghours sont opposés à la domination chinoise, « les ondes courtes sont un lien vital pour ceux qui sont coupés de tout sauf des médias officiels » déclare ce fonctionnaire

 

Les auditeurs sur ondes courtes ne sont pas aussi nombreux que les utilisateurs du Web, « mais ceux qui n’ont que les ondes courtes représentent encore des millions de personnes très demandeuses d'informations », a dit cet officiel

Dans le Xinjiang, le gouvernement avait coupé Internet et le réseau des téléphones portables pendant et après les manifestations entre juillet 2009 et avril 2010.

 

« Dans toute la Chine, Pékin dépense  des millions de dollars pour brouiller les ondes courtes pour censurer les propos d’un dissident parlant de la dissidence non violente, le dalaï-lama discutant de la situation réelle au Tibet,  ou les manifestations à travers en Chine organisées par ceux qui ont subi les tracasseries du gouvernement », a-t-il ajouté.

Les émissions de la Voix de l’Amérique vers la Chine ont commencé en 1942. Ces changements affecteront plus de 90 heures de programmes de radio et de télévision en chinois chaque semaine à travers une douzaine de filiales de radio et de télévision en Chine, à Hong Kong et à Taiwan.

 

L'année dernière, l’agence de presse Xinhua (contrôlée par l'État) a débuté des programmes télévisés en langue anglaise, fonctionnant 24 heures sur 24. Ceci, selon les officiels américains, dans le but d’élargir l'influence  des médias du gouvernement communiste à l'étranger..

"La Chine a alloué 7 milliards de dollars pour sa propagande internationale au cours des deux dernières années», a déclaré le premier fonctionnaire,  proche de VOA. "En 2011, CCTV [télévision d'Etat] prévoit d'augmenter le nombre de ses journalistes de 12 à 20 personnes à Washington. Pendant ce temps, le personnel du service chinois de la Voix de l’Amérique sera réduit de plus de 50 pour cent. "

 

(http://www.washingtontimes.com/news/2011/feb/15/obama-admin-to-cancel-voice-of-america-china-broad/?page=2 - 15 février 2011 via DXLD)

 

 

ROYAUME-UNI / IRAN

 

Le service en persan de la BBC-télévision est brouillé depuis le 10 février au soir depuis l'Iran, a annoncé vendredi la chaîne britannique, attribuant cette interruption à sa couverture de la crise politique en Egypte.

"Ce blocage devrait immédiatement cesser", a déclaré le directeur du BBC World Service, Peter Horrocks. "Les événements en Egypte sont suivis dans le monde entier et il est inadmissible que nos auditeurs iraniens (...) soient privés d'informations impartiales", a-t-il ajouté.

"La BBC ne va pas cesser de couvrir la situation en Egypte et continuera à émettre pour le peuple iranien", a-t-il assuré.

Selon la BBC, un programme télévisé dans lequel sont intervenus, au téléphone, des auditeurs égyptiens et iraniens serait à l'origine de ce blocage.

Le service persan de la BBC, qui est régulièrement victime de brouillage, continue cependant sa couverture en direct sur l'internet.

L'Egypte est en proie à une vague de manifestations contre le régime du président Hosni Moubarak depuis la fin janvier. (http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/11/bbc-en-persan-brouillee-depuis-l-iran-pour-sa-couverture-sur-l-egypte_3208_38_44369779.html - 11 février 2011)

 

 

FRANCE

 

RFI se retrouve une nouvelle fois dans la ligne de mire des autorités congolaises. La cible reste la même : Ghislaine Dupont, en charge de l'actualité en République démocratique du Congo (RDC). La journaliste a été écartée du dossier congolais par Christine Ockrent en juillet dernier. On se souvient qu'en 2009 RFI avait été privé d'émettre en RDC après une longue série de reportages de Ghislaine Dupont qui avait déplu aux autorités congolaises. Le signal a été rétabli cet été en échange de la mise à l'écart de la journaliste… un vrai scandale pour les syndicats de la station qui se sont mis en grève.

L'intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de RFI a appelé l'ensemble du personnel de la station internationales à observer un mouvement de grève du mercredi 9 février jusqu'au 10 février 2011 à 7 heures du matin. Raisons de ce mécontentement :  l'avenir très incertain de la station autour du projet de fusion avec France 24, le projet de déménagement et ensuite la levée de la sanction contre Ghislaine Dupont. La journaliste a été écartée du dossier "République démocratique du Congo". En juillet 2009, le gouvernement congolais avait coupé les émetteurs FM de la station, estimant que RFI participait à "une campagne de démoralisation des Forces armées de la République démocratique du Congo qui protège le pays". Après l'interdiction faite à Ghislaine Dupont de traiter de sujets relatifs au Congo, le signal de la station avait été rétablit en octobre 2010. Selon l'intersyndicale de RFI, Ghislaine Dupont fait l'objet d'une interdiction "pour des raisons inavouées". Elle estime que cette sanction "remet en cause notre indépendance éditoriale".

Dans un article du journal Le Monde, Ghislaine Dupont explique comment Christine Ockrent, la patronne de la radio mondiale lui a annoncé qu'elle "ne travaillait plus sur le Congo". La direction de RFI dément l'accusation de "censure", mais Lambert Mende, le ministre de la communication de la RD Congo confiait à un sénateur congolais que "RFI avait été autorisée à réémettre notamment en échange d'"un traitement plus équilibré des informations sur la RDC" et d'"une prise en compte des intérêts nationaux" du Congo démocratique" (!!)… sans commentaire. Souhaitons vivement que RFI revienne sur "le cas Ghislaine Dupont" et que cette journaliste, grande connaisseuse de la RDC, puisse de nouveau faire son travail… en toute liberté. (http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/02/12/rdc-rfi-toujours-sous-pression-de-kinshasa.html - 12 février 2011)

 

ETATS-UNIS / HAITI

 

Le 7 février, l’ambassadeur de Haïti a fait l’éloge du service créole de la Voix de l’Amérique pour son rôle lors de la transition vers la démocratie ces 25 dernières années. Il a qualifié le service de la VOA de « modèle et d’exemple pour de nombreuses radio et journalistes à Haïti »

L’ambassadeur Louis Harold Joseph a fait cette déclaration au siège de la Voix de l’Amérique à Washington alors que le service créole célébrait l’anniversaire de ses émissions régulières débutées le 7 février 1986, le jour même où le régime de Jean-Claude Duvalier fut renversé et où le président déchu quitta le pays

L’ambassadeur Joseph a déclaré que cette première émission fut « un signal clair indiquant que la Voix de l’Amérique souhaitait accompagner le pays dans sa marche vers la démocratie » et il a qualifié les émissions en créole de « bouffée d’air frais pour nous »

L’ambassadeur a également remercié le service pour sa couverture de l’épidémie de choléra contre laquelle les autorités sanitaires continuent de lutter, ainsi que pour son rôle suite au séisme dévastateur de janvier 2010. Il a relevé la façon dont la Voix de l’Amérique « a ouvert ses micros aux victimes du tremblement se terre afin que leurs voix puissent être entendues »

 

Richard Lobo, directeur du Bureau International de Radiodiffusion américain (IBB) a également fait l’éloge des journalistes du service pour le mise en place de ce lien avec Haïti durant ces heures critiques.

En plus de ses émissions de radio et sur Internet, le service créole de la Voix de l’Amérique fournit du matériel aux écoles et aux universités qui enseignent le créole, devenu langue officielle de la République d’Haïti en 1987.

 (http://www.insidevoa.com/media-relations/press-releases/VOA-Creole-Service-Marks-25th-Anniversary-of-Broadcasts-to-Haiti-115515959.html )

 

VATICAN

 

Radio Vatican doit s’adapter aux nouveaux moyens de communication

 

Présentation des célébrations pour les 80 ans de Radio Vatican

 

Mgr Peter Bryan Wells, assesseur pour les affaires générales de la secrétairerie d'Etat, a évoqué l'avenir de Radio Vatican et la nécessité pour ce média, qui a un « rôle d'exemple » dans le monde des médias catholiques, d'apprendre à utiliser les nouveaux moyens de communication.

Il s'exprimait à l'occasion de la présentation, le 10 février au Vatican, des célébrations prévues pour le 80e anniversaire de Radio Vatican (1931-2011) sur le thème « Le tour du monde en 80 ans ».

« Ne rien savoir des instruments à l'avant-garde implique que le message communiqué arrive tard, mal et donc inutilement », a-t-il ajouté. A l'image de l'Eglise, la mission de Radio Vatican est « universelle ». Elle a donc l'exigence de « s'adapter à ces nouveaux moyens si elle veut être le moteur de nouvelles formes de conscience », voire « d'une nouvelle culture ».

Radio Vatican : un exemple, un phare pour les autres radios catholiques

Dans son intervention, Mgr Wells a évoqué la « véritable révolution est en cours » dans le monde des médias. « Les médias classiques, dont fait partie la radio, ne peuvent plus ignorer la puissance et l'extension des new media », a-t-il expliqué.

Ils ne peuvent plus « ne pas prendre en considération l'émergence d'une série d'instruments technologiques, du Podcast à l'I-Pad, des Social Networks comme Facebook à l'Instant Messaging comme Twitter ». « Les nouveaux moyens de communication sont donc considérés comme des interlocuteurs et non comme des concurrents », a-t-il affirmé. « La radio regarde les new media comme une opportunité et non comme une menace ».

Le haut prélat a rappelé que Radio Vatican devait être capable « de répondre aux attentes des auditeurs toujours plus sensibles à l'information ». Elle a un « rôle d'exemple, de phare, de guide pour toutes les autres radios catholiques », a-t-il expliqué. Utiliser les nouveaux instruments technologiques à disposition pourra donc lui permettre de fournir « des idées et des services à ses consoeurs » dans le monde.

Atteindre un monde toujours plus affamé de nouvelles

Mgr Wells a par ailleurs rappelé que Radio Vatican faisait partie intégrante des instruments à disposition du Saint-Siège pour l'évangélisation.

« L'Eglise étant par nature universelle, Radio Vatican a donc une mission universelle », a-t-il affirmé. « Elle résonne en plus de 40 langues et se propose comme instrument par excellence pour dialoguer avec des cultures et des religions différentes. C'est pour cela qu'il vous est demandé, à vous qui travaillez à Radio Vatican, une mise à jour continue : technique, professionnelle et culturelle ».

« Evangéliser », a-t-il expliqué, « signifie aussi affronter les difficultés auxquelles l'Eglise est soumise ». « Radio Vatican doit être la voix de l'Eglise pour contredire ceux qui affirment qu'elle n'est pas capable de se renouveler de l'intérieur, démontrant au contraire la volonté infatigable de purification manifestée par son pasteur suprême ».

« Radio Vatican doit être la voix qui encourage la liberté religieuse sur la planète. Radio Vatican doit être la voix qui appelle au dialogue et à la paix dans un monde qui a toujours plus recours à la haine et à la violence pour résoudre les conflits », a-t-il ajouté.

Et pour réussir à être cette voix, « les new media sont absolument indispensables », a-t-il insisté. « Il ne suffit plus d'être sur les ondes, de publier, d'écrire. Aujourd'hui, il faut être présent dans les forum, mettre à jour les web pages, pour pouvoir atteindre un monde toujours plus affamé de nouvelles ».

« En d'autres mots, ne pas avoir à disposition de nouveaux moyens techniques ou ne rien savoir des instruments à l'avant-garde implique que le message communiqué arrive tard, mal et donc inutilement », a observé Mgr Wells. « Il est donc indispensable pour Radio Vatican de continuer à s'adapter à ces nouveaux moyens si elle veut être le moteur de nouvelles formes de conscience, en d'autres mots : d'une nouvelle culture ».

Et de conclure : « L'Eglise catholique n'a-t-elle pas été le premier network social mondiale ? Bien avant l'existence des new media, le langage liturgique, les valeurs chrétiennes, la manière de concevoir l'homme liaient les catholiques du monde entier, quelque fut leur culture, leur langue, leur âge, leur race ou leur niveau économique. La mondialisation médiatique ne peut nous faire peur parce que nous en avons été les premiers artisans », a-t-il affirmé Mgr Wells. (http://www.zenit.org/article-26945?l=french - 11 février 2011)

 

ROYAUME-UNI

 

Suppression de 650 postes, fermeture de cinq services en langues étrangères : le prestigieux BBC World Service fait à son tour les frais de l'austérité britannique. 30 millions d'auditeurs dans le monde vont être privés de la BBC, qui risque de perdre son statut de première radio internationale.

Les colonnes de Bush House ont tremblé sur leur base. Dans les couloirs de l'imposant siège du World Service, dans le centre de Londres, le drastique plan de rigueur annoncé mercredi 26 janvier a été reçu comme un coup de massue.

En arrivant au bureau, mercredi matin, Zaneta Skerlev était encore chef des programmes en langue macédonienne. Après l'annonce de la fermeture de son service, elle se retrouve sans affectation, comme les huit autres personnes de son équipe, à Londres et à Skopje :

« On s'attendait à des décisions difficiles. Mais là, c'est un véritable choc. Je suis très triste.

C'est la plus importante restructuration de toute l'histoire du World Service. Personne n'est épargné. »

Joyau de la couronne, instrument du « soft power »

Héritier du poste impérial, créé en 1932, le World Service de la BBC est le joyau de la couronne. C'est à son micro que le général de Gaulle a lancé son fameux appel, le 18 juin 1940. Pendant la guerre des Malouines, en 1982, la radio s'est attiré les
foudres de Margaret Thatcher, qui lui reprochait de ne pas suffisamment soutenir
les troupes britanniques.

Transistor collé à l'oreille, c'est grâce à la BBC que Mikhaïl Gorbatchev a appris, en août 1991, que le coup d'Etat pour tenter de le déloger du Kremlin avait échoué.

Gage d'impartialité et de rigueur journalistique, le World Service est le meilleur ambassadeur du Royaume-Uni et l'instrument le plus efficace du « soft power » (influencer via des moyens non coercitifs) de Londres.

Avec un budget de plus de 300 millions d'euros et 2 400 salariés, le World Service émet en 32 langues sur les cinq continents pour une audience de 240 millions de personnes - dont 180 pour la seule radio, le reste se partageant entre la chaîne de télévision « BBC World News » (autofinancée par la publicité et les partenariats) et Internet.

Des économies de 53 millions d'euros par an

Le tableau de chasse va sans doute être moins glorieux après les coupes claires annoncées par les dirigeants du groupe. Un quart de la masse salariale va disparaître (650 postes supprimés, dont 480 dans l'année à venir), afin d'économiser 53 millions d'euros par an dès 2014.

A partir de cette date, le World Service perdra sa subvention du ministère des Affaires étrangères et sera entièrement tributaire de la redevance audiovisuelle, qu'il devra partager avec tous les autres secteurs du géant BBC (qui serait l'équivalent de France Télévisions, Radio France, RFI, France 24, Arte, et RFO réunis).

C'est ce changement de statut qui est à l'origine du féroce plan social. Les coups de hache sont de plusieurs types :

cinq services sont supprimés : la BBC achève le démantèlement de ses services en langues slaves, avec la disparition de l'albanais (510 000 auditeurs), du macédonien (160 000), et du serbe (550 000) - 8 autres langues est-européennes étaient déjà passées à la trappe en 2005.

Finies aussi les émissions en portugais pour l'Afrique (1,5 million d'auditeurs en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau, pour qui la BBC était la principale source d'information) et en anglais pour les Caraïbes (850 000) ;

sept services cessent leur diffusion radio et sont réduits à un site internet : le mandarin, le vietnamien, l'azéri, le turc, l'ukrainien, le russe et l'espagnol pour Cuba. Privilégier la diffusion web et sur téléphones mobiles, c'est vivre avec son temps, expliquent les dirigeants des radios internationales. Mais comment réagir face à la cybercensure, par exemple en Chine ou à Cuba ?

la diffusion en ondes courtes, jugée obsolète, est supprimée pour sept langues : hindi, indonésien, népalais, kyrgize, swahili (parlé en Afrique de l'Est), kinyarwanda et kirundi (parlées au Rwanda et au Burundi). Mais en misant tout sur la diffusion en FM, on est tributaire du bon vouloir du pouvoir politique. Récemment, en Côte d'Ivoire, les autorités ont coupé les émetteurs FM de la BBC et de RFI ;

les programmes en anglais, cœur de cible du World Service, ne sont pas épargnés. 300 emplois y seront sacrifiés. Des émissions phares de la radio, comme « Europe Today » et « Politics UK » disparaissent de la grille.

La BBC « réduite au silence » par David Cameron

Les mesures annoncées vont faire perdre 30 millions d'auditeurs au World Service, selon son patron Peter Horrock, qui regrette des coupes « douloureuses ». Résultat : la BBC risque de devoir céder son statut de première radio internationale à l'américaine Voice of America (Radio France Internationale est loin derrière, avec 40 millions d'auditeurs).

Le puissant syndicat de journalistes NUJ (National union of journalists) dénonce « un acte de vandalisme aux conséquences irrémédiables ». L'ancien ministre travailliste Denis MacShane est encore plus remonté :

« Le gouvernement est en train de réaliser en partie ce qu'aucun dictateur n'a jamais réussi à faire : réduire au silence la BBC, la voix de la Grande-Bretagne, la voix de la démocratie et du journalisme équilibré, à un moment où l'on n'en a jamais eu autant besoin. »

Ça grince aussi dans les rangs de la majorité. Le député conservateur Andrew Tyrie propose qu'on pioche dans les réserves de l'aide au développement (l'un des rares budgets en hausse) plutôt que toucher à un cheveu de la vénérable BBC.

Une poignée de salariés a manifesté devant Bush House mercredi à la mi-journée. Mais l'ambiance semble être plutôt à la résignation. Le World Service de la BBC n'est est pas à sa première restructuration. L'année dernière, par exemple, la rédaction en français avait été contrainte d'accepter, presque sans broncher, une délocalisation à Dakar.

Une grève dure, comme celle qui avait paralysé les antennes de RFI, au printemps 2009, après l'annonce de la suppression de 206 postes, me semble inenvisageable à Londres.

La fin de la spécificité du World Service

Ce qui n'empêche pas les journalistes du World Service d'être très soucieux pour l'avenir. D'autant que ce plan drastique intervient quelques jours seulement après l'annonce de coupes claires sur le site internet de la BBC (300 postes supprimés).

Paradoxalement, c'est la fin annoncée de la tutelle du ministère des Affaires étrangères qui suscite la plus grande inquiétude. Le financement direct par le Foreign Office (qui disparaîtra en 2014) est considéré comme un gage d'indépendance.

En étant tributaire de la redevance audiovisuelle, le World Service craint de perdre sa spécificité et de devenir une variable d'ajustement budgétaire au sein de la grande maison BBC. Comment convaincre l'électeur britannique de l'importance vitale des programmes en birman, s'ils puisent dans la même caisse que les informations régionales ?

Quelle ironie quand on pense que Radio France Internationale -où j'ai passé quinze ans avant de quitter le navire l'année dernière à l'occasion du plan social- souffre encore d'être taxée de « voix de la France », trop dépendante du pouvoir.

Et le rattachement récent à Matignon, plutôt qu'au Quai d'Orsay (lorsque Christine Ockrent, alors épouse du ministre des Affaires étrangères, a été nommée à la tête de la radio) n'a rien fait pour arranger les choses.

(http://www.rue89.com/blog-londres/2011/01/27/lhistorique-bbc-est-elle-en-train-de-perdre-sa-voix-internationale-187609 - 27 janvier 2011)

 

CHINE

 

Le 18 janvier, à Beijing, a eu lieu la cérémonie officielle de lancement du Réseau International de Diffusion de Chine (China International Broadcasting Network). Cette dernière a également marqué la mise en service du Global Broadcasting Media Group. Avec ses 70 ans d'histoire, Radio Chine Internationale entame une nouvelle phase, entrant complètement dans l'ère des nouveaux médias.

Quelque centaines d'invités ont participé à la cérémonie. Parmi eux, étaient présents le chef adjoint du Bureau de l'information relevant du Conseil des Affaires d'Etat, Wang Guoqing, le directeur général adjoint de l'Administration nationale de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision, Tian Jin, ainsi que des officiels issus des secteurs des médias, des technologies de l'information et des ambassades étrangères en Chine.

Le président de Radio Chine Internationale, Wang Gengnian, a pris la parole lors de la cérémonie. Selon lui, CIBN est une institution de diffusion étatique recourant aux nouveaux médias. Il cible un public international grâce à sa cinquantaine de services de langue et à ses divers canaux de transmission. CIBN s'est construit sur la base du développement rapide d'Internet et des technologies de communication mobiles. Il a également indiqué que l'établissement de CIBN est à la fois un succès gratifiant mais symbolise également l'avènement d'un nouveau média international moderne et multicanal que constitue RCI. Il est aussi la preuve de la monté en puissance de la Chine dans la diffusion internationale. Dans les cinq prochaines années, au moyen de ses ressources linguistiques, de son creuset de talents et de ses divers médias, CIBN deviendra un phare parmi la sphère de la diffusion internationale et disposera d'une influence globalisée. (http://french.cri.cn/781/2011/01/18/402s236592.htm - 18 janvier 2011)

 

SERBIE

 

Radio Serbie Internationale a marqué les 74 années de son existence et de son travail. Cette station de radio à ondes courtes, la seule et unique en Serbie, a été fondée six ans avant la Voix de l’Amérique, notamment le 8 mars 1936, lorsque le programme pour l’étranger a été diffusé pour la première fois dans le Royaume de Yougoslavie de l’époque. Aujourd’hui, Radio Serbie Internationale diffuse son programme en  12 langues: en serbe pour la diaspora, en anglais, français, allemand, russe, espagnol, arabe, albanais, grec, italien, hongrois et chinois. Les émissions de Radio Serbie Internationale peuvent être écoutées à l’adresse Internet  www.glassrbije.org, qui existe depuis 13 ans, ainsi que via satellite. A l’occasion de l’anniversaire de ce média de renom, une solennité a été organisée, à laquelle ont assisté de nombreuses convives de la vie politique et culturelle de Serbie, ainsi que les représentants du corps diplomatique à Belgrade. Plus de détails par Jelica Tapuskovic.

Le motif direct pour la fondation d’une station de radio à ondes courtes était la nécessité de s’opposer à la propagande fasciste. Au cours des 74 années passées, la Radio a eu une histoire turbulente, au cours de laquelle elle a changé plusieurs fois de nom – la Libre Yougoslavie, Radio Yougoslavie, Radio Serbie-Monténégro, tandis qu’aujourd’hui elle porte le nom de Radio Serbie Internationale.
Bien qu’il n’ait pas été facile de réaliser le programme conçu au cours des dernières années de précarité matérielle, la qualité du programme de la radio ne changeait pas. Une base technique usée, un manque de ressources pour le renouvellement, et un manque de compréhension de l’importance de l’information du public étranger et de la diaspora via les ondes courtes, ont considérablement ralenti la réalisation du plan de développement de Radio Serbie Internationale. De grands efforts ont été déployés en 2007 et les puissants émetteurs dans le Centre d’ondes courtes à Bijeljina ont été renouvelés, la diffusion du programme via satellite a commencé, et une revue d’actualité vidéo a été introduite en novembre 2008.

De la qualité et de l’audimat de la Radio témoignent de nombreuses lettres d’auditeurs du monde entier, exprimant les félicitations et formulant les suggestions et les questions, et la constatation la plus fréquente est que c’est précisément sur les ondes de Radio Serbie Internationale que les auditeurs et internautes obtiennent les informations les plus complètes sur les évènements dans cette région, ainsi que les réponses à de nombreuses questions. Les questions sont le plus souvent posées par les Serbes qui vivent dans la diaspora, et portent  surtout sur les nouvelles lois promulguées dans de nombreux domaines, les conditions pour l’investissement du capital en Serbie, les propositions de destinations de vacances, la participation aux activités humanitaires importantes, ainsi que sur la tradition et les coutumes. Nous continuerons à cultiver de bonnes relations avec les auditeurs, car de cette manière, nous obtenons des informations sur l’audimat et sur la nécessité du programme, mais aussi des idées pour sa réalisation.

Le directeur de Radio Serbie Internationale, Milorad Vujovic, a déclaré à la solennité marquant l’anniversaire de la Radio que le personnel n’a pas fléchi même dans la difficile période des salaires réduits et versés avec retard. Un autre problème était le report du règlement des paiements dus qui affectent  la production et la diffusion du programme, ce qui a eu une répercussion négative sur la maintenance des équipements techniques existants. Selon M. Vujovic, malgré la succession des droits élémentaires de l’ancienne République Fédérale de Yougoslavie par le gouvernement et le ministère de la Culture de la République de Serbie, le statut de la Radio n’est toujours pas défini, ainsi, nous sommes toujours officiellement l’établissement fédéral public – Radio Yougoslavie.

„Nous présentons toutes les informations importantes sur les évènements en Serbie et nous tentons à ne pas détériorer la qualité et les normes acquises. Notre intérêt essentiel est centré sur la politique de l’Etat, l’activité du Parlement, du gouvernement et des institutions d’Etat dans la marche accélérée vers les intégrations européennes, l’offensive diplomatique de notre pays sur le plan des efforts investis en vue de sauvegarder le Kosovo-Metohija dans le cadre de la souveraineté d’Etat et de l’intégrité de la Serbie et les activités organisées de prévention de la corruption et du crime. La source des informations diffusées est toujours plus souvent Radio Serbie Internationale, et nos informations sont également recueilles plus qu’avant auprès d’autres agences et autres médias. Sont plus présents par leurs déclarations et interviews les officiels d’Etat, ministres et représentants du gouvernement, avec une orientation particulière vers les domaines de l’intérêt manifesté par nos auditeurs et internautes. D’après des indices mesurables, avant tout exprimé à travers de nombreuses lettres et contacts avec nos auditeurs et les internautes qui visitent notre site Internet, nous sommes écoutés dans de nombreux endroits du monde. Pour cette occasion, je dirai seulement que conséquemment à une offre de programme plus riche, le nombrer de ces contacts a augmenté, ainsi, nous avons des centaines de lettres et autres formes de contacts de Serbes qui vivent dans la diaspora et d’étrangers“, a déclaré M. Vujovic.

Le directeur Vujovic a ajouté que les média de ce type, en tant que services internationaux des Etats, font le plus souvent partie du service public, financé depuis le budget, étant donné qu’ils représentent l’Etat, les cadres de sa stratégie et l’ensemble des évènements dans l’Etat. C’est pourquoi il est indispensable d’adopter au plus vite l’Ordonnance sur Serbie Internationale, ce qui représenterait une solution transitoire jusqu’à l’adoption de la loi.
L’adjointe du ministre de la Culture chargée des média, Natasa Vuckovic Lesendric, a déclaré que les média avec une si longue tradition étaient peu nombreux.

 „Le ministère de la Culture et le gouvernement de Serbie continueront à être avec vous comme fondateurs. Nous avons montré notre orientation claire en augmentant les fonds de subventionnement de la radio. Nous nous attendons à ce que par votre travail, vos nouvelles idées et nouvelles tendances dans l’industrie des média,  vous représentiez la contribution à l’information de cette maison très importante  non seulement pour notre pays, mais aussi pour tous les Serbes dans la diaspora“, a dit Mme Vuckovic Lesendric.

A côté des représentants du ministère de la Culture, à la solennité ont assisté aussi les représentants des ministères du Travail et de la Politique sociale, de la Santé, du Kosovo-Metohija, ainsi que des députés populaires, l’ambassadeur d’Algérie Abdelkader Mesdoua, d’autres représentants du corps diplomatique à Belgrade, ainsi que l’ancienne directrice, Milena Jokic. L’un des anciens directeurs de la Radio, Nikola Ivanovic, qui vit actuellement aux Etats-Unis, a adressé lui aussi ses meilleurs voeux à l’occasion de l’anniversaire de Radio Serbie Internationale.

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=10558&Itemid=34 - 05 mars 2010)

 

ETATS-UNIS / ETHIOPIE

 

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ, basé à New York), a dénoncé vendredi le brouillage des émissions en amharique (langue officielle éthiopienne) de la radio publique américaine Voice of America (VOA) en Ethiopie.

"VOA cite des surveillances des émissions internationales en ondes courtes, et des plaintes d'auditeurs en Ethiopie depuis le 22 février", a indiqué le CPJ dans un communiqué, affirmant avoir également collecté des "témoignages locaux faisant état d'interférences affectant uniquement le service en amharique".

"Les demi-heures de programmes quotidiens dans deux autres langues locales, l'oromifa et le tigrigna, sont émises normalement", selon ces sources citées par le CPJ.

"Le gouvernement éthiopien a depuis longtemps une relation hostile avec VOA et c'est pourquoi nous considérons leur déclaration de non-responsabilité avec scepticisme. Nous notons que le gouvernement éthiopien n'a pas proposé d'enquête, ni de régler le problème", a estimé Tom Rhodes, responsable pour l'Afrique de CPJ.

Interrogé par l'AFP, le secrétaire d'Etat à la Communication éthiopien, Shimeles Kemal, a indiqué que "ces accusations sont sans fondement".

"Le gouvernement éthiopien applique strictement le principe constitutionnel de liberté d'expression qui prévoit la levée de toute restriction sur la liberté de parole quelle que soit son origine, que ce soit pour des programmes locaux ou des radios internationales", a-t-il affirmé.

"Nous n'avons aucune raison de restreindre VOA. Nous exprimerons toujours notre déception ou désaccord par des voies officielles", a-t-il ajouté, assurant que "les relations entre l'Ethiopie et VOA se sont améliorées".

L'Ethiopie a prévu d'organiser des élections législatives le 23 mai, les premières depuis 2005, dont la contestation des résultats avait conduit à des violences qui ont fait au moins 200 morts.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41864986@7-58,0.html - 05 mars 2010)

 

EX UNION SOVIETIQUE

 

Radio France Internationale et le Centre national de la recherche scientifique ont lancé le 10 mars les premières "archives sonores" de l'Europe du Goulag, sur la base de 120 témoignages de rescapés recueillis par des chercheurs européens.

Près d'un million d'Européens ont été déportés au Goulag, dans les camps de travail soviétiques, ou relégués dans des villages isolés de Sibérie et de l'Asie centrale, rappelle RFI.

"Leur histoire a été longtemps occultée avant la chute du Mur. Aujourd'hui, elle est toujours méconnue", explique à l'AFP Valérie Nivelon, journaliste à RFI à l'origine du projet.

L'idée lui est venue il y a quatre ans en rencontrant le chercheur Alain Blum (Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen) qui, de retour de Sibérie, lui a raconté sa rencontre avec une babouchka déportée. "Il n'avait rien enregistré. Je me suis dit que toute cette histoire n'était pas que celle de la Russie mais aussi celle de l'Europe et qu'il fallait entendre des témoignages pour pouvoir s'imaginer", poursuit-elle.

Pour faire connaître leur histoire à toute l'Europe, et avant que ne meurent les derniers survivants, 120 témoignages de rescapés ont été recueillis au cours d'une longue enquête - en passe de se terminer - menée par douze chercheurs européens dans treize pays: Allemagne, Estonie, France, Hongrie, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Russie, République tchèque et Ukraine.

Quelque 250 heures de son ont été archivées en onze langues, avec le soutien de RFI. Les plus marquants seront diffusés au cours de trois émissions spéciales programmées sur RFI les dimanches 14, 21 et 28 mars dans "La marche du monde", puis dans d'autres émissions dans le courant de l'année.

Les auditeurs pourront y entendre les témoignages les plus marquants, et découvrir par exemple comment, paradoxalement, des Juifs ont été sauvés de la déportation par le Goulag.

L'intégralité des témoignages fera l'objet d'un livre audio, qui sera publié d'ici la fin de l'année. Sur internet (www.rfi.fr), depuis le 10 mars, un dossier spécial est consacré au Goulag avec les biographies des témoins, des photos inédites qu'ils ont confiées aux chercheurs, des extraits de leurs témoignages, ainsi qu'une mise en contexte historique de leur déportation.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41886882@7-58,0.html - 08 mars 2010)

 

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO / FRANCE

 

KINSHASA — Journaliste en danger (JED), une ONG de défense de la liberté de presse en République démocratique du Congo, a lancé mardi une pétition pour réclamer le rétablissement de la diffusion de Radio France international (RFI), coupée en juillet 2009 par le gouvernement, qui l'accusait de "démoraliser l'armée".

Intitulée "libérez l'info, ouvrez RFI", la pétition "invite tous les citoyens à apposer leurs signatures pour manifester leur besoin légitime de suivre à nouveau les programmes de RFI en modulation de fréquence", selon un communiqué de JED.

Fin juillet 2009, la diffusion de RFI avait été interrompue sur l'ensemble de la RDC, après deux coupures consécutives du signal dans la Province Orientale (nord-est) et dans le Sud-Kivu (est).

Kinshasa accusait RFI de développer "une campagne systématique de démoralisation des forces armées de la RDC (FARDC), et ce, malgré plusieurs avertissements".

Pour JED, "priver le public d'accès à un média important comme RFI pendant neuf mois, constitue une grave violation à la constitution (congolaise) et cache mal une volonté de faire taire toutes les voix discordantes" dans le pays.

Selon une source proche du dossier, "les discussions se poursuivent" entre la direction de la radio et les autorités congolaises.

Interrogé par l'AFP, le ministre congolais de la Communication et des médias, Lambert Mende, n'a pas souhaité faire de commentaire.

L'est et le nord-est de la RDC sont le théâtre d'affrontements entre groupes armés et de violences contre les civils depuis plus d'une décennie. Le gouvernement central tente de pacifier la région mais l'armée régulière peine à imposer son autorité.

RFI est l'un des médias internationaux les plus suivis en Afrique francophone, notamment en RDC, dont la population est estimée à 62 millions d'habitants.

 

POLOGNE

 

Varsovie , 17 février. La radio polonaise pourrait licencier entre 300 et 500 personnes dans le cadre d’un plan de restructuration afin de faire face à un budget en baisse, a déclaré le porte-parole de la radio Radoslaw Kazimierski le 17 février


Kazimierski a indiqué que ces licenciements étaient nécessaires compte tenu de la baisse de la redevance qui constitue la principale source de revenus de la radio polonaise. Il a ajouté que le plus grand nombre de départs était prévu d’ici la fin du mois de mai.

 

Selon des estimations du Conseil de la Radio Télévision nationale, la redevance avait atteint 880 millions de zlotis en 2007 alors que les prévisions pour 2010 indiquent 350 millions. Sur cette somme, la radio polonaise s’attend à recevoir entre 100 et 130 millions de zlotis, soit 30% de moins qu’en 2009 (...)

(Agence de Presse PAP via BBCM, via DXLD – 17 février 2010)

Les services extérieurs de la radio polonaise avaient déjà du revoir leur programmation en raison de réductions de personnel ou de budget. Nous savons tous que dans beaucoup de pays, la priorité de la diffusion vers l’étranger n’est pas très importante. Ce pourrait donc être une grave menace pour le service sur ondes courtes (Glenn Hauser)

 

FRANCE

 

Voici un article paru sur le site de Radio France Internationale et intitulé « De 1948 à 1956 »

 

Déjà perceptible dès le lendemain de la victoire des forces alliées contre l’Allemagne nazie, la coupure entre l’Est sous la tutelle de l’Union Soviétique et l’Ouest tirée par les Etats-Unis s’affirme de plus en plus jusqu’à la premier crise ouverte par le blocus de Berlin le 24 juin 1948.

Dans cette guerre froide qui s’installe pour plusieurs années les radios vont jouer un rôle important. Les émissions vers l’Etranger de la France manquent de moyens mais elles font ce qu’elles peuvent surtout celles qui sont entendues à l’Est.
Les Américains mettent le paquet en finançant deux radios dites privées Radio Free Europe et Radio Liberty.
En 1953 la mort de Staline et l’armistice en Corée entraînent une période de détente qui sera de courte durée. Les émeutes de Budapest en 1956 relancent la tension.
 
 
Création de la Sorafom
Les indépendances en marche.
Né en 1931 le Poste Colonial, rebaptisé Paris Mondial en 1938 se divise en deux branches au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L'une s'adresse en français et en langues vers l'étranger. C'est le temps de la Guerre Froide et l'on privilégie les cibles de l'Europe de l'est. L'autre est à l'intention des colonies appelées à devenir des territoires d'outre-mer. Car depuis la conférence de Brazzaville de 1944, la France s'est engagée sur le chemin des indépendances. L'Union française succède à l'empire.
A partir de 1954, Pierre Schaeffer, un homme hors du commun a l'idée de créer une société, la Sorafom dont l'objectif est de créer en Afrique des radios locales, africaines et décolonisées. Il crée un studio-école dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye en région parisienne où seront formés nombre de cadres devenus chef de stations ou directeurs de programmes ou… ministres de l’Information!
 
L'Office de Coopération Radiophonique
Après la loi-cadre de Gaston Defferre en 1956 accordant une certaine autonomie aux Etats africains, c'est en 1958 le référendum organisé par le général de Gaulle revenu aux affaires en faveur d'une communauté franco-africaine.
Pendant ce temps, la Sorafom poursuit sa triple activité: la mise en place des radios africaines, la production de magazines adaptés à ces radios et la formation des cadres pour les diriger. Après les indépendances, la Sorafom devient l'Office de Coopération Radiophonique. On invente de nouvelles formes de coopération qui débouchent sur des concours pour découvrir des talents culturels.
 
Les émissions en langue arabe et berbère
Après la Tunisie et le Maroc, l’Algérie accède en juillet 1962 à l’indépendance mais après une guerre meurtrière qui aura duré de 1954 aux accords d’Evian du 18 mars 1962. A travers l’histoire récente de ces trois pays on a pu voir que la radiodiffusion a joué un rôle considérable dans la naissance des mouvements nationalistes et la prise de conscience par les peuples de la nécessité de s’engager pour obtenir leur indépendance.
Dans la cas de l’Algérie, c’est à une véritable guerre des ondes que l’on a assisté. D’un côté «la Voix des Arabes» et «la Voix de l’Algérie libre» émettant du Caire. De l’autre les émissions en arabe, en kabyle et en français diffusées à partir de Paris ou d’Alger.

http://www.rfi.fr/contenu/20100127-1948-1956 - 27 janvier 2010)

 

IRAN

 

LONDRES — La BBC, la Deutsche Welle et Voice of America ont dénoncé le brouillage de leurs émissions par les autorités iraniennes, dans un communiqué commun publié vendredi.

Les groupes de médias britannique, allemand et américain ont observé des interruptions de leurs services de télévision et de radio diffusés via le satellite Hotbird ver l'Iran depuis jeudi, date anniversaire de la révolution islamique.

La chaîne de télévision BBC en farsi et le World service en anglais, la chaîne Voice of America en farsi et radio Farda, ainsi que la radio et la télévision Deutsche Welle, ont été affectées.

"Nous condamnons tout brouillage de ces chaînes. Cela est contraire aux accords internationaux et interfère avec la liberté de transmission internationale qui est protégée par des traités internationaux", écrivent les trois groupes.

"Les autorités iraniennes utilisent les mêmes services de satellites pour leurs diffusions libres de par le monde, notamment en arabe et en anglais, et dans le même temps ils interdisent à leur propre peuple des programmes qui viennent du reste du monde par ces satellites", soulignent-ils.

Les autorités américaines avaient annoncé jeudi avoir constaté un "blocus presque total de l'information" en Iran.

"Il apparaît que l'Iran a tenté de mettre en oeuvre un blocus presque total de l'information", a déclaré le porte-parole du Département d'Etat, Philip Crowley, qui y voit le fait que "l'Iran craint sa propre population".

Les rassemblements organisés jeudi dans la capitale iranienne à l'occasion de l'anniversaire du régime ont donné lieu à plusieurs affrontements apparemment isolés mais parfois violents entre les forces de l'ordre massivement déployées et des partisans de l'opposition qui tentaient de profiter de l'occasion pour manifester.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hEBoskiIF1tmZ3mtgh1-55zB-4_g -   12 février 2010)

 

FRANCE

 

C’est une nouvelle qui a fait peu de bruit. Le 29 janvier, RFI (Radio France Internationale) a supprimé définitivement ses émissions en allemand (Voici le lien vers le service allemand : http://www.rfi.fr/actude/pages/001/accueil.asp). Des émissions qui étaient diffusées tous les jours en FM (à Berlin notamment) et sur Internet. Cette nouvelle n’est pas une surprise. Déjà, en 1999, la BBC avait elle aussi arrêté ses émissions dans la langue de Goethe. Et selon Libération, CNN a arrêté ses émissions en allemand en 2004 parce que “les téléspectateurs de CNN n’attendent pas de programmes en allemand”.

Alors, pourquoi cet arrêt des émissions en allemand ? La raison officielle est le manque d’audience. Mais le budget a dû aussi entrer en ligne de compte. De plus, depuis la chute du mur de Berlin, les habitants de l’Europe de l’Est ont désormais une multitude de sources d’informations : télévision, radio, Internet, blogs… Du coup, l’auditeur germanique est moins friand de radios internationales, comme c’était le cas avant 1989. L’allemand est donc moins rentable que le chinois, par exemple.

Quoi qu’il en soit, la disparition des programmes allemands de RFI est un coup porté au pluralisme de l’information. Dans le sens inverse, la radio internationale allemande, la Deutsche Welle, a, elle, maintenu ses émissions en français. A un détail près. La programmation est essentiellement tournée vers l’Afrique, où se trouvent la plupart des auditeurs francophones. Or, ce sont en effet les auditeurs africains qui permettent de sauver les radios internationales. La Voix de l’Amérique et la BBC  ont été des précurseurs en ce domaine. La première a décidé dès 1961 de diffuser ses émissions en français uniquement vers l’Afrique. La BBC a fait de même en 1992.

Malgré  tout, pour les auditeurs francophones, il ne faut pas se réjouir : la fin des émissions de radios internationales est devenue fréquentes ces dernières années. Ainsi, RTBF International (Belgique) a arrêté ses émissions récemment. Radio Autriche Internationale avait fermée en juillet 2003, et la Voix de la Méditerranée (Malte) en décembre de la même année.

Petite consolation : RFI garde son relais FM à Berlin mais il ne parlera plus que… français !

(http://benoitmorin.owni.fr/2010/02/11/hello-world/ - 12 février 2010)

 

ALLEMAGNE

 

La radio allemande Deutsche Welle a organisé une rencontre avec ses auditeurs, le 19 février,  pour marquer le 35e anniversaire de son service en bengali. Le chef du service pour l’Asie du sud de la Voix de l’Allemagne, Grahame Lucas, a inauguré la réunion à l'Institut Goethe à Dhaka. Selon les organisateurs, plus de 200 cents auditeurs de la Deutsche Welle à travers tout le pays ont participé au rassemblement. Au sujet de l'avenir du service en bengali, Lucas a déclaré que la Deutsche va bientôt commencer à diffuser des programmes au Bangladesh sur la bande FM. Il a indiqué que le site web de la Deutsche Welle en bengali est très populaire dans le monde. "Ces nouvelles décisions ont été prises pour augmenter cette popularité." La Deutsche Welle a lancé son service en bengali en 1975.

(http://www.bdnews24.com/details.php?id=154026&cid=2 - 19 février 2010)

 

ETATS-UNIS / PAKISTAN

 

PRAGUE — Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), basée à Prague et financée par le Congrès américain, a annoncé vendredi (NDR : le 15/01/2010) avoir lancé des émissions en pachtoun destinées au Pakistan, afin d'offrir une "alternative" à des chaînes de radio "extrémistes".

"La nouvelle station va offrir une alternative à un nombre croissant de stations radiophoniques extrémistes islamistes", indique un communiqué de RFE/RL publié dans la capitale tchèque.

L'objectif de la station baptisée "Radio Mashaal" ("torche" en pachtoun) est de fournir aux auditeurs des informations objectives sur des questions relatives au terrorisme, à la politique, à la vie des femmes et aux soins médicaux, selon le document.

"Il y a un besoin urgent d'informations correctes et objectives dans les zones tribales du Pakistan", a déclaré à cette occasion l'envoyé spécial américain en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, cité par le communiqué.

"L'engagement de Radio Mashaal pour un journalisme professionnel dans la langue locale représentera une contribution importante à la paix, à la réconciliation et à la démocratie dans la région", a-t-il souligné.

Fondée dans les années 1950, en pleine guerre froide, RFE/RL a réduit ces dernières années ses activités en Europe de l'Est pour se consacrer à des régions politiquement sensibles comme la Russie, le Bélarus, l'Ukraine, le Caucase, l'Asie centrale mais aussi l'Afghanistan, l'Irak ou l'Iran.

Avec plus d'un millier de journalistes et correspondants, la radio émet dans 28 langues, avec un récent développement de ses sites Internet.

RFE/RL avait déménagé en 1995 de Munich (Allemagne) à Prague.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iOKifIxqsLaMfZr1gzwvLExgZ9kQ - 15 janvier 2010)

 

FRANCE / SENEGAL

 

Dakar, 19 jan (APS)Radio France International (RFI) peut être écoutée en FM dans les villes de Bakel (Est) et de Mbacké (centre) depuis le 1er janvier avec l’ouverture de deux nouveaux relais dans ces localités, annonce un communiqué reçu à l’APS.

A Mbaké ‘’la radio mondiale’’ est sur 100,2Mhz, précise la même source, ajoutant qu’une population de près d’un million d’habitants est desservie.

Elle ajoute qu’à Bakel sur 98.2 FM, chef lieu de département, proche des frontières malienne et mauritanienne, le relais dessert une population de 250 000 habitants.

‘’Ces deux relais s’ajoutent aux 6 émetteurs FM de RFI en service au Sénégal : (Dakar, Kaolack, Saint-Louis, Thiès, Tambacounda et Ziguinchor)’’, mentionne le communiqué.

Il rappelle que RFI dispose de 166 relais FM dans le monde dont 107 en Afrique et dans l’Océan Indien et qu’elle est ‘’la 4ème radio en termes d’audience’’ au Sénégal, après les radios locales.( http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=64173 - 19 janvier 2010)

 

BURKINA FASO / GABON

 

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) suspend les programmes de la Radio Africa N°1 au Burkina Faso. La raison, Africa N°1 n’est pas en règle vis-à-vis de l’article 3 du décret N°2009-0033/CSC/CAB du 17 septembre 2009 de la Constitution burkinabè.

Suivant cet arrêté, « toute société basée ou non au Burkina et qui diffuse en continu sur le territoire national des programmes étrangers de radiodiffusion sonore et télévisuelle » est assujettie au paiement d’une contribution financière dont le montant est fixé par l’arrêté en question. Etant donné que Africa N°1 n’a pas satisfait cette obligation depuis 2007, et après plusieurs mise en garde, le CSC a donc décidé le 15 septembre 2009, lors de la délibération du Collège des conseillers, de suspendre la diffusion de ses programmes sur le territoire burkinabè. La mesure, qui est entrée en vigueur au mois de décembre dernier, rend également caduque, la convention de concession de service public signée entre le CSC et ladite radio. (http://www.lefaso.net/spip.php?article34844&rubrique6 - 12 janvier 2010)

 

ARMENIE

 

Les représentants de plusieurs médias, dont Radio Free Europe, ont rencontrés des obstacles afin de pouvoir exécuter leurs devoirs professionnels dans quelques bureaux de vote alors qu’ils couvraient l’élection partielle parlementaire dimanche (NDR : le 10.01.10) à Erevan. La force a été employée au moins dans un cas pour interdire aux journalistes l’accès à un bureau de vote après une demande illégale faite par un fonctionnaire présent dans l’enceinte (...)

Peu de temps après les bureaux de vote aient ouverts dimanche matin le président de la commission électorale Gagik Baghdasarian a ordonné à la police et à des inconnus d’empêcher les médias, dont un journaliste de RFE/RL, de couvrir le processus, qui s’est conclu par une bagarre. Des personnes inconnues ont essayé de casser le microphone du journaliste de RFE/RL et de frapper aussi Gagik Shamshian, un photographe journaliste indépendant contribuant à deux quotidiens de l’opposition. (http://www.armenews.com/article.php3?id_article=57518 - 12 janvier 2010)

 

FRANCE

 

La grève débutée aujourd'hui (NDR : 7 janvier) à Radio France Internationale (RFI) dans le cadre de négociations sur un plan social qui a déjà longuement perturbé la radio en 2009 a été suivie par seulement 2% des salariés et reconduite pour 24 heures, a-t-on appris auprès de la direction.
97% des programmes de la station publique ont pu être assurés, a précisé la direction, tandis que le préavis de grève "illimitée" a été reconduit pour 24 heures.
Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT demandent notamment à la direction d'accepter de faire partir l'ensemble des candidats au départ dans le cadre du plan social.
Quelque 270 salariés sont candidats à un départ volontaire mais le plan ne prévoit que 201 suppressions d'emplois sur un millier: les syndicats demandent que ces 69 "recalés du volontariat" puissent partir, ainsi que des embauches pour compenser ces départs supplémentaires.

(http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/07/01011-20100107FILWWW00729-rfi-greve-reconduite-vendredi.php - 07 janvier 2010)

 

 

SERBIE

 

MESSAGE A L’OCCASION DU NOUVEL AN DU DIRECTEUR DE RADIO SERBIE INTERNATIONALE, MILORAD VUJOVIC

Le 30. décembre 2009.

Je m’adresse à vous, chers auditeurs, qui suivez notre programme et notre site internet, à la fin de l’année 2009, avec l’invitation et en attente que vous continuerez, en 2010 aussi, à écouter nos programmes, diffusés en serbe et encore 11 langues étrangères.

année passée était très difficile pour les employés de notre maison. Tout comme l’Etat et l’entourage, Radio Serbie Internationale a été sérieusement touchée par la crise économique. Cependant, dans ces conditions aussi, nous avons maintenu la qualité de programme et nous avons essayé de vous présenter, d’une manière objective, et en temps utile, toutes les informations importantes sur les événements en Serbie et de vous rapprocher des événements qui ont fait objet de votre attention et de votre intérêt.

Conformément, avant tout, aux possibilités matérielles, nous avons essayé de vous informer du travail des plus hautes institutions d’Etat et de vous présenter les activités du Parlement, du gouvernement et des fonctionnaires de l’Etat, mais de mettre en relief, dans le même temps, la situation des simples hommes, qui sont confrontés, dans le temps des changements de transition dans notre pays, aux défis importants et coupures pénibles, ce qui affecte la qualité de la vie et le niveau de vie global de nos citoyens.

Nous tâcherons de vous présenter, dans l’avenir aussi, de manière objective, la réalité dans toutes les sphères de la vie, dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la culture, des sports et de nous entretenir avec les personnes qui ont réalisé les plus grands succès dans ces domaines, mais aussi avec des gens qui luttent contre de nombreux malheurs économiques qu’apporte le quotidien.

C’est de manière conséquente et avec une dose nécessaire de professionnalisme que nous avons suivi les activités de nos organes de l’Etat et des instituions sur la voie vers les intégrations européennes, l’engagement de nos officiels et la lutte diplomatique sur le plan international pour le Kosovo-Metohia, afin de préserver l’intégrité et la souveraineté de notre Etat, mais également la totalité des activités avec nos partenaires stratégiques, avec qui la Serbie et ses représentants réalisent des formes diverses de coopération.

En fonction des besoins, et conformément à vos suggestions et demandes, exprimés dans les lettres et courriels que vous nous envoyez, et par le biais de notre site, qui a obtenu, au cours de l’année passée, de nombreux nouveaux visiteurs, dont nous vous remercions encore une fois, nous tâcherons d’enrichir les contenus de notre programme et de notre site internet. Je suis convaincu qu’en suivant les innovations technologiques et en enrichissant notre offre de programmes, nous réussirons à vous, qui nous suivez partout dans le monde, rattacher à notre onde et à nos contenus, ce qui est l’obligation prioritaire de tous les employés de RSI en 2010.

Avec le souhait que vous nous contactez avec vos demandes, propositions et suggestions, je promets que nous tâcherons de réaliser tout ce qui est possible dans les conditions existantes. Je vous souhaite une Nouvelle année 2010 joyeuse et pleine de succès et je vous souhaite tout le meilleur pour les fêtes de Noël

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=9854&Itemid=28 - 30 décembre 2009)

 

 

CHINE

 

Message de Nouvel An de M.Wang Gengnian, directeur de Radio Chine internationale

 

Chers amis auditeurs de RCI !

A l'arrivée de l'année 2010, je voudrais, au nom de tous les collègues de Radio Chine Internationale, vous faire parvenir depuis Beijing, la capitale chinoise, mes vœux les plus sincères et mes salutations les plus chaleureuses ! Je vous souhaite, à toutes et à tous, un excellent Nouvel An ! Que la paix, le bonheur et la santé vous accompagnent pour toujours !

Il y a 3 mois, à l'occasion du 60e anniversaire de la République populaire de Chine, RCI a diffusé en direct les célébrations grandioses qui ont eu lieu sur la place Tian An Men. Nous avons reçu, avec beaucoup de plaisir, de nombreux messages du monde entier pour souhaiter bon anniversaire à la Chine nouvelle. Andreas Muecklich, un auditeur allemand, a écrit dans son message : « pendant ces 60 années, les peuples du monde ont été témoins du parcours étonnant de la Chine, qui est passée de pays pauvre à leader économique mondial. Nous avons compris que ce parcours n'est pas terminé, car la Chine sait repartir vers de nouveaux horizons. Vos émissions nous font comprendre que la Chine ne relâche jamais ses efforts. » Ces mots encourageants véhiculent une grande amitié. En les lisant, nous sommes à la fois fiers de notre chère patrie, et profondément touchés par la sympathie et la chaleur de nos auditeurs.

En 2009, la Chine a su répondre à la crise financière mondiale, et a été la première économie au monde à se remettre de la crise. Ayant obtenu d'excellents résultats en termes de développement socio-économique, la Chine a réussi à maintenir son rythme de croissance à 8%. La Chine a ainsi fait d'impressionnantes performances sur la scène mondiale. C'est avec sa vision mondiale que la Chine s'est fait une place au centre de cette scène. Dans les locaux de RCI, on peut lire nos slogans : position chinoise, vision mondiale et sens de l'humanité.

Se dépasser, c'est ce que RCI a essayé de faire l'année dernière. Bien des choses ont changé mais notre objectif reste le même : « Contribuer à la compréhension et à l'amitié entre le peuple chinois et les peuples du monde. » Des choses ont évolué, parce que nous souhaitions progresser, afin de mieux répondre aux attentes de nos auditeurs. En 2009, nous avons lancé de nouveaux programmes en 6 langues, ce qui a élevé à 59 le nombre de langues dans lesquelles nous diffusons. RCI est désormais la première radio mondiale en termes de nombre de langues. 14 stations FM ont été ouvertes à l'étranger, ce qui nous permet de décliner plus localement nos émissions et de mieux adapter nos programmes au public étranger. A l'époque de l'informatique, nous nous efforçons également de développer de nouveaux vecteurs de diffusion, et d'améliorer nos échanges avec notre public. C'est dans cette optique que nous avons organisé des séries de reportage dans les régions frontalières, auxquelles ont participé nos journalistes de nationalité étrangère, des concours de connaissances sur la Chine à destination de nos auditeurs, le concours de chant « les Chinois chantent en russe », l'élection des 10 grands amis de la Chine, ainsi que d'autres activités. Suite aux violences d'Urumqi le 5 juillet 2009, notre section turque a organisé un dialogue en ligne avec les internautes de Turquie, pour informer le public turcophone des faits réels. Pendant toute l'année 2009, quelque 2 millions 900 mille courriers nous ont été transmis par nos auditeurs et internautes ; ce chiffre est un record historique pour RCI.

Un auditeur brésilien du nom de Helder nous a adressé le message suivant : « Un cœur sincère peut gagner d'innombrables amis. Je garde de très bons souvenirs de RCI, qui me fait voir le monde sous divers angles. » Chers amis, votre soutien et votre attention nous poussent à aller toujours de l'avant, vos demandes et vos attentes nous obligent à créer. Vous qui nous avez accordé votre amitié sincère, nous vous remercierons avec d'excellents reportages. Je profite de cette occasion pour vous adresser, au nom de tout le personnel de RCI, mes sincères remerciements !

A l'avènement du nouvel an, dix mille créatures se renouvellent. Comme le dit ce vieux dicton chinois, Nouvel An signifie renouvellement de tout. Pour l'année qui arrive, RCI vous promet de continuer ses efforts pour mieux répondre à vos attentes et produire de meilleurs programmes. Je vous prie, chers amis, de nous accorder, comme vous l'avez fait dans le passé, votre attention et votre soutien. Unissons-nous pour créer un meilleur avenir. Encore une fois, veuillez accepter mes meilleurs vœux pour le Nouvel An. Je vous remercie !

(http://french.cri.cn/781/2010/01/01/442s208824.htm - 01 janvier 2010)

 

 

FRANCE

 

PARIS — La diffusion hertzienne des programmes de Radio France Internationale (RFI) en allemand, polonais, laotien et albanais va s'arrêter le 19 décembre, dans le cadre d'une restructuration annoncée en janvier, a indiqué jeudi la station publique dans un communiqué.

Les auditeurs pourront retrouver les programmes en allemand, polonais et laotien sur le site internet de RFI "jusqu'à l'arrêt définitif de nos émissions dans ces langues", précise RFI jeudi dans un communiqué.

Aucune date n'est encore fixée pour cet arrêt définitif, a-t-on précisé.

Les programmes en albanais cesseront, eux, totalement d'émettre en hertzien comme sur le net le 19 décembre. La diffusion en turc, qui n'était accessible que par internet depuis deux ans, va cesser le 31 décembre.

"RFI conserve ses relais FM à Berlin, Vientiane, Tirana et Korca (Albanie), qui diffuseront les programmes en français de la radio", ajoute RFI.

La direction de RFI a annoncé en janvier un "plan de modernisation" avec 206 suppressions d'emplois sur un millier et la fermeture de six rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), arguant d'une trop faible audience, mais les chiffres avancés ont été contestés par les syndicats.

Les programmes de la rédaction serbo-croate de RFI continuent d'être diffusés via une filiale à 49%, Beta-RFI.

Le plan social et la fermeture des rédactions de langues a provoqué la plus longue grève de l'audiovisuel publique depuis 1968, entre mai en octobre.

La fermeture des rédactions de langues concerne une quarantaine de postes, pour la plupart journalistes, basés à Paris.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gdxeFrq9wyfQtvyrnWjyc5PR4zcQ - 11 décembre 2009)

 

 

FRANCE

 

Description : http://bellaciao.org/images/rien.gif

Selon des informations exclusives du site RFIENACTION.com, la direction de RFI est en train de finaliser la cession et la fermeture de ses filiales en Bulgarie,Portugal et en Serbie

La direction de Radio France Internationale a décidé de se désengager de ses filiales en Europe :RFI Sofia,Radio Europa Lisboa et Beta Rfi.

Selon RFIENACTION.COM ,RFI Radio France Internationale a mis en vente sa filiale historique en Bulgarie RFI Sofia disponible dans la capitale bulgare sur 103,6 FM,la vente est désormais bouclée au profit de la société "LaVazrazhdane Varna 2009 Association".

Cette société basée dans la ville côtière de Varna est censé donner son nom à la station de radio après avoir scellé l’accord de vente. Selon des informations non confirmées Vazrazhdane Varna 2009 a des liens étroits avec le très controversée évêque Kiril de Varna qui a fait l’an dernier des affaires douteuses. Des représentants de Vazrazhdane Varna 2009 n’a ni nié, ni confirmé les informations selon lesquelles la radio mettra l’accent sur des sujets traitant de la religion orthodoxe.

Manuela Manliherova responsable des relations publiques de la station, a annoncé que la vente est soumise au maintient du format de la station.

Avec la vente de RFI Sofia,la direction de la "radio mondiale" a déclenché un processus que devra porter d’ici février 2010 vers le "désengagement total" de RFI envers ses filiales à l’étranger : Outre RFI Sofia,il y aura aussi la fermeture de Beta RFI à Belgrade et Radio Europa Lisboa à Lisbonne.

A terme seulement la filiale roumaine, RFI Romania disponible dans de nombreuses villes en Roumanie, sera maintenue.

Selon le site RFIENACTION.com ,une procédure similaire est donc en cours en aussi pour la filiale portugaise Radio Europa Lisboa,dont la vente sera achevée au cours des premières semaines du mois de janvier 2010,en raison des contraintes liées à la concession de la fréquence FM pour Lisbonne renouvelée l’année dernière à RFI,en effet la loi portugaise empêché de vendre une station pour au moins un an après le renouvellement de la licence.

Même destin à l’horizon pour Beta RFI,cette station, confiée au journaliste Dominique Thierry et présente à Belgrade sur 107.9 FM,a été crée seulement il y a trois ans en partenariat avec l’agence de presse serbe Beta,elle est désormais jugée "inefficace" par la direction de RFI,dans le cadre de sa nouvelle stratégie de développement.

Rádio Europa Lisboa (anciennement Radio Paris Lisbonne) a été créée en 1989 à l’initiative du ministère français des affaires étrangères avec la collaboration de l’Alliance française de Lisbonne,ayant pour objectif d’intensifier la présence de la culture et de la langue française au Portugal,le 28 juin 1996 elle devient filiale de Radio France Internationale,malgré les efforts déployés son audience est restée toutefois confidentielle.

Rfi Sofia est née en 1990,depuis 1995 elle émet en bulgare. Radio d’information et de musique, RFI Sofia propose ses émissions en bulgare pendant 12 heures par jour.

Avec sa nouvelle stratégie partir de 2010 RFI aura à gérer seulement deux filiales : Monte Carlo Doualiya,station arabophone qui émet en permanence en direction du monde arabe et RFI Roumanie qui couvre la Roumanie et la Moldavie.

La rédaction de RFIENACTION.com a pu recueillir la vive inquiétude des salariés face à la fermeture imminente de leurs radios.

(http://bellaciao.org/fr/spip.php?article95017 - 02 décembre 2009)

 

ETATS-UNIS

 

L’ancien dictateur irakien Saddam Hussein préparait en l’an 2000 une attaque terroriste contre le siège de la radio américaine Radio Europe Libre / Radio Liberté, située à Prague, ont annoncé le 30 novembre  les services de renseignement tchèques.

"Saddam Hussein a donné l'ordre à ses services secrets de recourir à la violence pour arrêter les émissions diffusées vers l'Irak, et a alloué des sommes considérables pour cette opération", selon un communiqué des services de renseignement tchèques

La chaîne, qui diffuse vers les pays où la liberté de la presse n'est pas respectée, a provoqué la colère de Saddam Hussein en lançant en 1998 des émissions à destination de l'Irak.

Les services secrets irakiens  ont commencé en mars 1999 à observer les locaux de la radio dans le centre de Prague.

C'est à ce moment que les services de renseignement tchèques ont remarqué un "touriste vêtu d'un blouson de couleur sombre et d'un bonnet de laine" en train de photographier les bâtiments.

Un an plus tard, un informateur des services de renseignement tchèques au sein de l'ambassade d'Irak à Prague a confirmé que Saddam Hussein avait ordonné cette attaque.

Les autorités tchèques ont officiellement protesté à la fin de l'année 2000 mais les espions irakiens ont continué à observer le siège de la radio. Prague a alors expulsé le consul irakien qui était un agent des services irakiens.

Les services de renseignement tchèques ont appris que l'attaque devait être lancée d'un bâtiment situé de l'autre côté de la rue.

Après l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, Prague a expulsé quatre autres agents des services secrets irakiens, ainsi qu'un diplomate, estimant que l'affaire était désormais close.

Cependant, un mois plus tard, après la chute du régime de Saddam Hussein, les services de renseignement tchèques ont retrouvé au siège de l'ambassade d'Irak à Prague onze pistolets, six mitraillettes et un lance-roquette antichar.

Il y a quelques mois, Radio Europe Libre/Radio Liberté, qui emploie plus de 1.000 journalistes, émet en 28 langues et gère de nombreux sites internet, a déménagé dans de nouveaux bâtiments particulièrement sécurisés, toujours à Prague.

Le siège principal de la radio avait été installé dans la capitale tchèque en 1994, transféré de Munich en Allemagne d'où il avait émis pendant la guerre froide.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41038758@7-58,0.html - 30 novembre 2009)

 

 

FRANCE

 

Selon nos informations, deux semaines après l'ouverture du plan de départs volontaires, la direction de RFI a enregistré 296 demandes de renseignements de la part des salariés intéressés, ce qui ne signifie pas forcément que tous demanderont effectivement à bénéficier des conditions financières pour quitter la station. À ce stade, chacun fait ses comptes pour savoir, compte tenu de son ancienneté, à quelles indemnités il a droit. De toute façon, le plan est limité à 201 départs. Au-delà de ce nombre, Alain de Pouzilhac, pdg, refusera les demandes... On en viendrait, dans ce cas, à frustrer certains salariés alors même que ce plan est honni par les syndicats qui sont censés les représenter. Ce serait une bien mauvaise plaisanterie !

Les personnels ont jusqu'au 28 novembre pour déposer officiellement leur demande. La CFDT a négocié que les personnes puissent se rétracter dans les dix jours. Les députés de l'opposition, hostile au plan social, ont demandé à Frédéric Mitterrand de le chiffrer. Ni le ministre ni la direction de RFI n'en sont pour l'instant capables compte tenu du fait que selon l'ancienneté des salariés partant, le coût peut énormément varier. Précision importante : c'est l'État actionnaire qui paiera directement le coût du plan social. RFI n'aura pas à en supporter la charge.

Un comité d'entreprise interminable

Les salariés qui ont moins de dix ans d'ancienneté ont le droit à trois mois de salaire (avec un plancher de 25.000 euros pour ceux qui ont un minimum de 5 ans d'ancienneté). L'indemnité passe ensuite à 4 mois de salaire pour les personnels dont l'ancienneté est comprise entre 10 et 14 ans. Les indemnités s'élèvent par tranche d'ancienneté jusqu'à atteindre 36 mois de salaires au-delà de 30 ans d'ancienneté ( le détail ici ). En fait, la CFDT a procédé à des calculs avec ses propres experts de la CFDT Médias afin de tenir compte de la pyramide des âges des personnels de RFI. "Selon les chiffres, 167 salariés de RFI ont plus de 57 ans. Pour eux, c'est tout bénéfice", explique Marc Thiébault, représentant de la CFDT (principal syndicat, mais minoritaire).

Cette appréciation n'est pas partagée, loin s'en faut, par l'intersyndicale (CGT, SNJ, FO, majoritaire dans l'entreprise). En témoigne le comité d'entreprise extraordinaire (CEE) qui s'est tenu, à sa demande, mardi 10 novembre. Ce CEE devait aborder quatre points, au premier chef, les audiences. Entamée à 10 heures du matin, la séance a finalement, après des pauses, été levée à... 20 heures ! Un seul point a pu être abordé : les audiences. Elles sont au centre des divisions. La direction justifie la réorientation stratégique de RFI en raison d'audiences déclinantes. L'intersyndicale refuse de l'admettre. "Vous instrumentalisez les audiences pour justifier le plan social", s'insurgeait, hier, cette dernière. "On ne comprend pas ce déni de réalité, rétorquait la direction. C'est suicidaire."

(http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-11-11/info-lepoint-fr-rfi-296-salaries-interesses-par-le-plan-de-departs-volontaires/1253/0/393961 - 11 novembre 2009)

 

RUSSIE

 

La radio « Voix de la Russie » va célébrer son 80ème anniversaire. C’est une belle occasion pour évoquer son histoire riche en évènements, mais nous parlerons aujourd’hui de son avenir. Le Service International a tenu pendant de nombreuses années une place particulière dans la radio. Le monde entier entendait les émissions de Moscou. La toile web universelle a lancé ces dernières années un défi à la radio et sa note de cotation est beaucoup plus importante que celle de la radio. Il faut donc changer aussi.
On peut tenir à une concurrence acharnée dans le monde des mass medias en y introduisant de nouveaux types de services et de formats de diffusion. Le Service International pourra dans ce cas correspondre aux besoins des auditeurs internationaux modernes, dit Andreï Bystritski, président de la société « Voix de la Russie ».
La radiodiffusion est confrontée aujourd’hui à de sérieux défis en Russie et à l’étranger. Qu’est-ce que c’est que le Service International ? Il y avait à l’époque une plaisanterie : « Il y a en Russie la coutume que voici: tout le monde écoute BBC! » Elle n’existe point du tout aujourd’hui. Cela signifie-t-il que le Service International n’a plus de place dans le monde? Point du tout! Mais on doit prendre conscience de son rôle. Pour y arriver on doit s’imaginer la révolution technologique actuelle qui transforme radicalement l’ensemble de l’information dans le monde moderne. Tout un chacun peut aujourd’hui avoir accès à des milliers de centaines de sources d’information différentes! Des millions de sites web comportent de l’information au sujet de tout, dans toutes les langues et de toute connotation. Comment peut-on dans ce méli-mélo développer la stratégie de la diffusion internationale? Tout d’abord, il faut comprendre qu’elle est multimédia. Ce qui veut dire qu’on peut regarder une séquence vidéo, utiliser un podcast, avoir accès en ligne et travailler sans se connecter à l’Internet.
La « Voix de la Russie » se fixe pour objectif d’accumuler l’information et, en utilisant des technologies de pointe, l’acheminer aux auditeurs des 4 coins de la planète, dit Andreï Bystritski.
L’Information arrive de toutes parts et sources, se compile, s’accumule et se distribue en formats vidéo, audio, textuel, de services interactifs. Bref le Service International de radiodiffusion est avant tout une prestation.
La radiodiffusion ne risque-t-elle d’être engloutie par la diffusion multimédia? Andreï Bystritski est convaincu que non. On peut combiner aisément le format de diffusion classique et les procédés numériques modernes.
Les animateurs, les studios, les programmes audio resteront bien sûr mais les studios seraient sans doute aménagés de web caméras de qualité supérieure. La radiodiffusion sur les ondes courtes resterait aussi parce que les ondes courtes pourraient devenir les vecteurs de signal numérique, ce qui augmenterait brutalement leur attrait. D’autre part, poursuit Andreï Bystritski, nous augmenterions le nombre de langues dans lesquelles nos émissions seront diffusées. Elles sont au nombre de 40 aujourd’hui. Je pense que ce chiffre atteindrait 47. Nous avons récemment commencé à diffuser en ukrainien. Je pense que nous diffuserons dans l’avenir dans toutes les langues de la CEI et des pays Baltes. Le volume de la diffusion serait lui aussi augmenté. Pour le moment seuls les services en anglais et en russe fonctionnent 24 heures sur 24, et on voudrait voir s’y joindre des programmes en espagnol, arabe, chinois et en d’autres langues.
Il n’a pas fallu, d’ailleurs, à la « Voix de la Russie » de « rattraper en marche le train virtuel, emportant la presse électronique dans l’espace média global ». Ici, notre radio n’est pas un novice. Il y a 13 ans, lorsque beaucoup de grands moyens d’information ne faisaient qu’étudier les possibilités du réseau global, notre compagnie de radiodiffusion a affiché son site Internet. Actuellement le portail www.ruvr.ru peut se considérer à juste titre comme une ressource unique de Runet. La « Voix de la Russie » est l’unique station radio russe, possédant un service en ligne dans le réseau Internet en 28 langues. De plus, le site de notre radio offre un produit informationnel sous 350 titres en 33 langues. Ce site est visité par des Internautes de 140 pays, assure le courriel avec des milliers de correspondants. Bientôt une téléphonie mobile fonctionnera dans toutes les langues, c’est-à-dire que tout auditeur pourra suivre les programmes de la « Voix de la Russie » en sa langue natale grâce à son téléphone portable. En même temps, souligne le dirigeant de la « Voix de la Russie », en dépit de toute cette abondance des innovations, l’essentiel ne change pas : authenticité, rapidité, compétence, compétitivité. C’était le credo de la « Voix de la Russie » durant 80 ans et le restera au centenaire de nouvelles technologies.
L’année de sa grande date la « Voix de la Russie » organise un premier Festival International des Radios Russophones, auquel sont invités à prendre part tous ceux et celles qui font la radio « à la russe ». Ce grand événement aura lieu les 2 et 3 novembre. Nous attendons, donc, des invités du monde entier !

(site de la Voix de la Russie – 07 octobre 2009)

 

FRANCE

 

PARIS — La radio publique Radio France internationale (RFI) va enregistrer un déficit compris entre 2 et 4 millions d'euros cette année, mais l'antenne aurait été à l'équilibre si le calendrier du plan social avait été respecté, a fait valoir Alain de Pouzilhac, président de RFI dans une interview aux Echos.

"RFI sera déficitaire dans une fourchette comprise entre 2 et 4 millions d'euros. Si le calendrier avait été tenu, le plan social aurait permis à RFI de renouer avec l'équilibre dès cette année", a-t-il indiqué.

La direction de RFI avait annoncé en janvier un plan social de 206 suppressions d'emplois sur un millier et la fermeture de six bureaux en langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), arguant d'une trop faible audience.

Cette décision est à l'origine d'une grève parmi les salariés de la station qui a démarré le 12 mai et s'est interrompue le 10 juillet, avant de reprendre début septembre.

Le 28 septembre, la justice, saisie par le comité d'entreprise (CE) de la radio, a suspendu ce plan et demandé à la direction de revoir sa copie. Celle-ci a fait savoir qu'elle procèderait "rapidement" aux modifications demandées.

"Ce plan est nécessaire car, chez RFI, il y a une culture du déficit récurrente que nient les syndicats, en tout cas la majeure partie d'entre eux", a souligné M. Pouzilhac.

"RFI a perdu plus de 8 millions d'auditeurs en quatre ans, passant de 44 à 35,6 millions dans le monde. Nous voulons d'abord stabiliser la chute. C'est pour cela que nous avons réorganisé les langues et supprimé celles qui n'avaient pas d'audience, comme l'allemand", a-t-il expliqué.

A l'inverse, l'antenne doit lancer de nouvelles langues comme le swahili, "conquérir l'Afrique lusophone et anglophone".

Dressant un état des lieux de la holding Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) (France 24, RFI, TV5Monde) à l'occasion du Mipcom à Cannes, M. Pouzilhac a annoncé un objectif de réduction des coûts sur un montant de 60 millions d'euros de contrats, notamment par des renégociations.

"Nous allons regarder toutes les économies possibles de manière à ce qu'elles soient efficaces sur 2010 et ces économies ne seront pas rendues à notre actionnaire, mais seront réinvesties dans les sociétés", a-t-il dit. Pour la première année, l'objectif est d'environ 10 à 15% d'économie sur l'ensemble des contrats.

Il a également annoncé la prochaine signature du premier contrat d'objectifs et de moyens (hors TV5Monde) avec l'Etat, "contrat qui ne sera validé que lorsque RFI n'affichera plus de déficit".

M. Pouzilhac a aussi indiqué que les sociétés d'AEF déménageraient "dans un lieu unique si c'est possible au premier trimestre 2011". (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5itbmoK5Ckbu5GlNsxTdbZHyG66HA - 05 octobre 2009)

 

ETATS-UNIS / GEORGIE

 

Prague, le 2 Octobre: le Caucase Times  a appris de sources autorisées, que la station Etats-Unis Radio Liberté, financée par le Département d'Etat américain commencera à émettre pour [les régions séparatistes de Géorgie] de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Selon ces sources, le nouveau service sera créé dans le cadre du service géorgien de la station de radio. Il sera lancé sous le nom de Liberty Time ou Free Times. Les résidents d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud seront en mesure d'écouter Radio Liberté sur les ondes courtes pendant environ une heure chaque jour. Le journaliste Andrey Babitskiy, bien connu pour ses critiques sur la Tchétchénie, sera le chef du service.

Pour le moment, la direction de Radio Liberty, est à la recherche de journalistes de l'Abkhazie, de l'Ossétie du Sud et de Géorgie. Une personne de la station a déclaré que le programme sera diffusé en géorgien, en ossétien et en abkhaze.

De cette façon, Radio Liberty veut essayer de réunir les différentes parties du conflit.


Les objectifs de ce nouveau service sont les suivants:

* diminuer le sentiment anti-géorgien en Ossétie du Sud et d'Abkhazie;
* rapporter les événements liés aux conflits géorgien-ossétien et géorgien-abkhaze
* créer un espace d'information susceptible de diminuer l'influence de la propagande russe dans les zones de conflit.

L'objectif du projet est de présenter une information objective sur les événements et processus liés à ces conflits aux personnes habitant les républiques séparatistes de Géorgie (Ossétie du Sud et d'Abkhazie) et  d'informer objectivement les Ossètes et Abkhazes sur initiatives de paix de la partie géorgienne et de prôner les valeurs démocratiques aux ossètes et aux abkhazes

Le projet a reçu une approbation pour 12 mois. S’il s’avère un succès, il sera prolongée d'une année de plus.

(site du Caucasus Times via BBC Monitoring via blog de Media Network – 05 octobre 2009)

 

 

FRANCE

 

PARIS (AFP) — Les synergies entre la filiale arabophone de Radio France Internationale (RFI), Monte Carlo Doualiya, et la chaîne France 24, en vue de la création du pôle arabophone de l'Audiovisuel extérieur de la France, se font de manière "déséquilibrée" au détriment de la radio, selon un rapport.

Ce rapport d'expertise, révélé lundi par la lettre spécialisée Satellifax et dont l'AFP a obtenu une copie, a été commandé par le comité d'hygiène et de sécurité de MC Doualiya, qui diffuse en arabe sur le Moyen-Orient et les pays du Golfe.

Des rapprochements ont été faits entre la rédaction de cette radio basée à Paris et la chaîne d'information France 24 dans le cadre de la mise en place de la holding AEF, présidée par Alain de Pouzilhac: réseau de correspondants et direction commune, émissions réalisés en synergie...

"Cette synergie entre les deux antennes se traduit par des transferts de personnel, mais à sens unique de MC Doualiya vers France 24", regrette ce rapport.

La rédaction de MC Doualiya se sent "dépossédée de ses activités", selon le document.

"Plusieurs personnes de MC Doualiya auxquelles la direction avait demandé de partir en mission" pour les deux antennes, "ayant refusé de travailler pour France 24, se sont vu privées de ses missions", poursuit-il.

Pointant un "manque d'organisation", il fait état aussi de "problèmes de qualité".

Interrogée par l'AFP, la direction de RFI a affirmé avoir "très largement répondu" aux inquiétudes soulevées par ce rapport, dont la copie finale a été remise au CHSCT fin août.

"Les reportages se font uniquement sur la base du volontariat. Nous avons également engagé une importante action de formation en reportage pour MC Doualiya", a expliqué Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée de RFI.

Mais pour l'intersyndicale (SNJ-CGT/SNJ/CFDT), "les améliorations apportées sont très limitées". "Nous n'avons toujours pas d'accord-cadre avec France 24", a ainsi regretté une responsable syndicale. (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gwKNxoNpf5aevQ3MiXaEK3wGqoOQ - 05 octobre 2009)

 

PHILIPPINES

 

Alors que le typhon Parma a dévasté fin septembre les zone de couvertures de la station religieuse FEBC aux Philippines, les équipes de la radio ont travaillé d’arrache pied pour garder le signal sur le sondes et aider les populations dans cette crise humanitaire, notamment au Vietnam, au Cambodge, en Indonésie et aux Phlippines

FEBC a ainsi basculé dans un mode de fonctionnement de crise, opérations bien rôdées. Ses deux stations locales DZAS et DZFE ont re-fonctionné rapidement et ont fait office de centre de coordination de l’aide.

Les eaux ont envahi les installations du centre émetteur ondes courtes de Bocaue qui comprend 4 émetteurs de 100 kW diffusant 36 heures par jour en 54 langues asiatiques. Ces émetteurs ont été arrêtés quelques jours, pendant lesquels les équipes ont travaillé 24 heures sur 24 pour retirer la boue et sécher les équipements, afin de reprendre les programmes dès que possible. Dès le premier octobre, les émetteurs étaient de nouveau sur les ondes, sans que l’on ait à déplorer des dommages importants

(site de FEBA, via blog de Media Network – 02 octobre 2009)

 

SOMALIE

 

Un décret publié par le gouvernement de l'État somalien du Puntland a interdit aux radios locales de diffuser les programmes du service en somali de la Voix de l’Amérique, a rapporté Radio Garowe, capitale de cette région. Le décret a été conjointement publié le 1er octobre par le ministère de l'Information et le Ministère de la sécurité dans le Puntland et signé par les deux ministres.

Le décret a noté que le gouvernement et le peuple du Puntland  « s’étant félicités de l'ouverture du service somali de la Voix de l’Amérique, voyant ce projet comme bénéfique à la promotion de la paix et la restauration de la nation somalienne. Malheureusement, cet espoir ne s'est pas concrétisé car les somaliens qui dirigeaient  la section de la VOA basée à Washington, participent ouvertement à la création de l'instabilité dans certaines régions de la Somalie, en particulier du Puntland, et qu'ils tirent profit de la section somalienne de la Voix de l’Amérique à des fins politiques», a précisé le décret.

Deux exemples ont été cités, le premier remontant à août 2009, quand le service somali de la Voix de l’Amérique a signalé que des hommes politiques somaliens ont été arrêtés à Galkayo. «Cette information était un mensonge et l'intention était de mettre en péril la paix dans le Puntland et de répandre des informations négatives sur le gouvernement du Puntland", précise le décret. (...)

Deux décisions ont été prises de par le Ministère de l'Information du Puntland et celui de la Sécurité. Elles interdisent les stations radio locales en FM de diffuser des programmes de service somalien de la VOA et ordonnent aux responsables de la sécurité du Puntland à "veiller à l'application de cette ordonnance et à prendre des mesures légales contre toute personne qui violerait cet ordre. "

C'est la première fois que le service somalien de la station américaine est interdit au Puntland depuis (...) janvier 2009.

Radio Garowe, une radio indépendante basée dans la capitale du Puntland, fait partie des quelques stations de radio dans le Puntland qui rediffusait régulièrement le service somalien de la VOA. Mais elle a dû cesser les rediffusions en raison de ce nouveau décret. Cependant, Radio Garowe continue de retransmettre les programmes en anglais de la Voix de l’Amérique car l'interdiction du gouvernement du Puntland ne porte que sur la section somalienne (Garowe Online, via blog de Media Network – 03 octobre 2009)

 

FRANCE

 

La direction de Radio France Internationale (RFI) a estimé le 28 septembre que l'arrêt de la cour d'appel, qui a suspendu le plan social, avait "validé" la procédure, et fait savoir qu'elle procèderait "rapidement" aux modifications demandées par la justice.
La cour d'appel de Paris, saisie par le comité d'entreprise, a suspendu le plan social prévoyant 206 suppressions d'emplois sur un millier. Elle a estimé que ce plan, à l'origine de la plus longue grève dans l'histoire de l'audiovisuel public français depuis 1968, était "entaché d'irrégularités". Mais la procédure du plan social "est validée" et "la demande de nullité du comité d'entreprise est rejetée", a estimé auprès de l'AFP Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée.
"Nous allons la continuer en intégrant rapidement les deux modifications que nous demande le juge: une catégorie professionnelle unique de journalistes (et non une par rédaction de langue, ndlr) et la suppression de la période d'adaptation pour les reclassements en interne", a-t-elle ajouté.
Dans son plan social, la direction avait établi une catégorie professionnelle par rédaction de langue, dans une logique "opérationnelle", ce que les syndicats jugeaient "discriminatoire". "La procédure s'achèvera dans les prochains jours, avec la séance d'information et de consultation du comité d'entreprise. S'ouvrira alors la période de départs volontaires", indique par ailleurs la direction dans un communiqué. (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/28/01011-20090928FILWWW00564-plan-social-suspendu-a-rfi.php - 28 septembre 2009)

 

 

CHINE

 

Le site Internet de Radio Chine Internationale est désormais disponible en six langues supplémentaires. Une cérémonie a été organisée mercredi 23 septembre à Beijing pour fêter l'événement.

Ces six nouvelles langues sont le biélorusse, le néerlandais, le grec, l'hébreu, l'islandais et le norvégien. Le site Internet de RCI est à l'heure actuelle le seul de Chine à diffuser des informations dans ces six langues. Ces sites diffuseront chaque jour des informations sur le commerce, la culture et le tourisme chinois, grâce à de nombreux articles, photos et vidéos. Des cours de chinois en ligne et des chansons chinoises seront par ailleurs proposés gratuitement aux internautes.

A l'heure actuelle, le site Internet de RCI est décliné en 59 langues.

 

CHINE

 

Selon l'Administration nationale de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision, la radio et la télévision chinoises ont l'impact de plus en plus important depuis la fondation de la Chine nouvelle en 1949. 140 pays et régions du monde sont capables de capturer des signaux chinois de radio et de télévision.

Au niveau mondial, la Télévision centrale chinoise (CCTV) a attiré quelque 250 millions de téléspectateurs. Elle a une couverture mondiale.

Radio Chine internationale dispose, à l'étranger, de 22 stations de radiodiffusion émettant sur une fréquence exclusive, et de plus de 150 fréquences FM et OM. Environ 3000 clubs d'auditeurs étrangers écoutent Radio Chine internationale, qui a conçu un système de radiodiffusion en 53 langues. (http://french.cri.cn/781/2009/09/15/302s200870.htm - 15 septembre 2009)

 

FRANCE

 

Les élus du Comité d’entreprise de Radio France Internationale sont alertés par le rapport annuel de la médecine du Travail concernant l’année 2008. L’annonce en janvier 2009 d’un plan social n’a pu qu’aggraver ce constat alarmant.

En effet, la médecine du Travail évoque dans son rapport « des signaux d’alerte » : « un état d’anxiété chronique pouvant entraîner des répercussions physiques et psychologiques », causé par « une peur de perdre son emploi ou de voir évoluer son travail ou ses horaires sans pouvoir s’y adapter à un moment où le contexte extérieur à l’entreprise est également difficile ».

Et comment pourrait-il en être autrement avec la pression exercée par la direction sur l’ensemble du personnel ? Les élus du Comité d’entreprise mettent en garde les dirigeants de RFI contre les conséquences dramatiques que les méthodes de management par la peur et le changement radical de culture d’entreprise pourraient entraîner.

Les élus exigent que tout soit fait pour prévenir des drames tels que ceux que connaît actuellement France Télécom et demandent à l’Etat d’intervenir alors qu’il est encore temps.

Radio France Internationale ne doit pas devenir un autre France Télécom.(http://www.hns-info.net/spip.php?article19348 -17 septembre 2009)

 

ALGERIE

 

La télédiffusion algérienne se développe plus que jamais. Notre pays vient de se doter de 40 émetteurs de 2 à 10 KW couvrant toutes les régions du pays, une opération qui  contribuera, comme l’a souligné le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, M. Azzedine Mihoubi, en visite d'inspection à la direction régionale du centre de l'Entreprise nationale de télédiffusion de Bordj El Bahri, à améliorer la diffusion, et permettra une meilleure réception des chaînes nationales et régionales.    II y a lieu, à cette occasion, de souligner que notre pays qui se veut, en matière d’information, de communication et de télédiffusion, de fonctionner en adéquation avec les NTIC, elles-mêmes en évolution, ne cesse pour sa part de se doter de moyens techniques avancés relatifs à la diffusion des programmes des chaînes principales (nationales et locales), une mission dont s’acquitte si bien l’entreprise publique «Télédiffusion d’Algérie» (TDA) en faveur des entreprises nationales de radio et celle de la télévision. La diffusion s’effectue actuellement par l’intermédiaire d’un réseau constitué de plusieurs centres de radiodiffusion dans les trois bandes AM (ondes longues, ondes moyennes) et dans la bande FM. Aussi, après avoir été introduite durant les dernières années en raison des avantages certains offerts par les satellites affectés à la diffusion directe, cette diffusion est assurée  par satellite. L’on peut dire qu’en un demi-siècle, le développement du réseau de radiodiffusion en Algérie a été réalisé en harmonie avec les standards internationaux installés ou renouvelés à travers toutes les époques. Durant la période coloniale, ce réseau a assuré des couvertures limitées (régionales ou locales) et était constitué  jusqu’en 1956 d’environ 5 stations ondes moyennes de 20 à 100 KW implantées dans des villes comme Alger, Oran et Constantine, 1 réseau de stations radios ondes moyennes de faible puissance (2 x 250 W à 4 KW) installées près de plusieurs villes algériennes, destinées pour une couverture locale de propagande. Durant l’étape post- indépendance jusqu’à 1989, il y a eu la réalisation et la mise en service des principales stations de radiodiffusion AM diffusant les programmes des chaînes nationales 1, 2, 3 et 4 suivant les caractéristiques (fréquences et puissances) établies sur la base des plans et adoptées par les conférences internationale de l’ UIT  pour les diffusions en ondes moyennes, longues et FM. Aussi, une opération de renouvellement de ces stations a été achevée en 2006 et qui a permis de doubler la puissance de diffusion de 5 à 10 KW de la plupart des stations (11 sites), afin de mieux couvrir les localités importantes du Sud. Quant à l’opération de renouvellement des stations 600 KW ondes moyennes pour les centres d’Aïn Beïda et de Sidi Bel- Abbès, reportée  à deux reprises (1993, 2002), elle a été relancée en 2005.
Les 2 nouvelles stations sont en voie d’achèvement de l’installation et de la mise au point.  Il est important de relever, par ailleurs,  qu’en matière de radiodiffusion à destination de l’étranger (ondes courtes, satellite), des études ayant été faites depuis des années  tiennent compte de la technologie moderne des émetteurs et de la possibilité de la migration vers la diffusion numérique, afin de relancer la radiodiffusion ondes courtes destinée principalement pour la couverture internationale. Cette opération de relance avait été  retenue dans le cadre du  programme de développement 2005-2009.  (
http://www.elmoudjahid.com/accueil/Nation/42180.html - non daté)

 

FRANCE

 

L'Elysée s'inquiète de la dégradation du climat social à Radio France Internationale et de l'effet tache d'huile que pourrait avoir ce conflit sur l'ensemble de l'audiovisuel public. C'est ainsi que le cabinet de Nicolas Sarkozy a décidé de consulter un petit nombre de personnalités de l'audiovisuel, dont l'ancien président du CSA Hervé Bourges, qui occupa au début des années 1980 la présidence de RFI, maison qu'il connaît donc bien.

Tenaces, Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac, les dirigeants du pôle Audiovisuel extérieur de la France (AEF), formé de RFI, France 24 et TV 5 Monde, ont tout tenté pour imposer leur plan de restructuration, à l'origine d'une crise à RFI, à l'intensité jamais vue. Un véritable laboratoire pour l'Elysée, puisque la prochaine étape s'appelle France Télévisions, avec, à la clef, des restructurations lourdes dont Patrick de Carolis a posé les jalons

(http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/rfi-le-labo-de-l-elysee_788148.html - 18 septembre 2009)

 

FRANCE

 

L'intersyndicale (SNJ-CGT, SNRT-CGT, SNJ et FO) de Radio France Internationale (RFI), en grève depuis le 12 mai contre un plan social, et la direction de la station et ont été reçus séparément mercredi au ministère de la Culture, ont-ils indiqué à l'AFP.

Les syndicats, qui réclament une médiation des pouvoirs publics dans ce conflit, le plus long dans l'histoire de l'audiovisuel public, ont été reçus par le directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand, Mathieu Gallet.

"On est écoeurés. Le ministère nous a dit à nouveau qu'il validait les choix stratégiques de la direction et que des licenciements contraints étaient nécessaires", a déclaré Françoise Delignon (SNRT-CGT).

Selon Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée de RFI, Mathieu Gallet a affirmé que "plus le temps passe et plus les déficits se creusent" et qu'il fallait mettre en oeuvre les prochaines étapes du plan.

Il a également exprimé, selon elle, les "regrets" du ministère que les syndicats n'aient pas accepté d'évaluer le nombre de volontaires au départ.

Plus tôt dans la journée, plusieurs dizaines de salariés de RFI s'étaient rassemblés devant la Maison de la Radio à Paris pour interpeller Frédéric Mitterand, en visite à Radio France.

RFI, dirigée par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, a annoncé en janvier un plan social prévoyant 206 suppressions d'emplois sur environ un millier.

L'intersyndicale demande que le plan social, qui prévoit des licenciements contraints, soit transformé en plan de départs volontaires.

 

CHINE

 

Le studio de Radio Chine internationale (RCI) en Amérique du nord, a été inauguré le 5 septembre à Los Angeles, aux Etats-Unis. Le vice-président de RCI, Wang Yunpeng, la première sénatrice américaine d'origine chinoise, Judy Chu, ainsi que des fonctionnaires locaux ont assisté à la cérémonie d'inauguration.

Selon Wang Yunpeng, la création de ce studio vise à produire des programmes sur place, accroître l'attractivité des programmes de RCI, et présenter plus efficacement la Chine aux auditeurs nord-américains.

Le studio, co-installé par RCI et son partenaire américain EDI Media Inc, va produire principalement des programmes d'informations réservés à la région nord-américaine et à Los Angeles. Ces programmes, avec les informations et les rubriques spéciales produites au siège de RCI à Beijing, seront diffusées en mandarin, en anglais et en espagnol par le biais des radios de EDI Media Inc. Qui plus est, certains programmes produits à Los Angeles seront diffusés dans les émissions de RCI pour le monde entier.

(http://french.cri.cn/720/2009/09/06/221s200194.htm - 06 septembre 2009)

 

Wang Lequan, membre du Bureau politique du Comité central du PCC (Parti communiste chinois) et secrétaire du Comité du Parti de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang, , a rencontré lundi 17 août à Urumqi une équipe dirigée par Wang Gengnian, directeur de Radio Chine Internationale (RCI). Il a souhaité que RCI diffuse de nombreuses informations sur le Xinjiang, avec des supports multilingues et multimédia.

A travers le récit des émeutes d'il y a un mois à Urumqi, les journalistes de RCI ont aidé les auditeurs du monde à comprendre ce qu'il s'est passé, notamment via les sites arabe et turc de RCI, avec le programme « Dialogue sur Internet ». Ce sont deux sites importants dans les pays-cible de RCI. Wang Lequan espère que les journalistes chinois et étrangers de RCI présenteront le Xinjiang avec l'envie de mieux le comprendre, au travers des interviews notamment.

Wang Gengnian a indiqué que RCI, avec ses émissions en 38  langues étrangères et 4 dialectes ainsi que ses sites internet en 53 langues différentes, ont montré plusieurs aspects de la région du Xinjiang. Grâce au démarrage  le 18 août du voyage des journalistes chinois et étrangers de RCI dans le Xinjiang et du concours de connaissance sur le Xinjiang, c'est un Xinjiang stable, prospère et développé qui sera expliqué à des centaines de millions d'auditeurs et internautes.

(http://french.cri.cn/781/2009/08/18/301s198845.htm - 18 août 2009)

 

TAIWAN

 

A compter du 1er octobre 2009, Radio Taiwan va apporter des modifications à sa diffusion sur Internet ; jusqu’ici, seul le programme quotidien de 60 minutes était disponible à la demande ; dorénavant, il sera possible de cibler un programme particulier de la journée, sans avoir à le rechercher dans le fichier audio complet.

(RTI – 6 septembre 2009)

 

 

FRANCE

 

Le conflit social qui paralyse les services techniques de RFI s'étend désormais aux journalistes. Etat des lieux d'une radio en grève depuis le printemps dernier.

"Comment va radio tam-tam?" L'invective aurait été lancée par Christine Ockrent à des salariés de RFI. La phrase, qu'elle soit réelle ou fantasmée, déchaîne les passions dans les couloirs de Radio France. A tel point que la grève des techniciens qui paralyse RFI depuis le 12 mai dernier s'étend aux journalistes. Un communiqué interne, signé par une soixantaine de personnes, appelle tout journaliste à cesser son travail vendredi soir, à minuit. Ils revendiquent des pourparlers avec la direction, qui a annoncé en avril dernier la suppression de 206 postes – soit 22% des effectifs. Et au vu de l'absence de réaction de la direction, le mouvement risque d'être suivi.

Depuis février 2008, RFI constitue, avec France 24, la chaîne publique de télévision d'informations en continu, et TV5 Monde, la Société de l'Audiovisuel extérieur français (AEF). En théorie, le principe est de moderniser et dynamiser des médias destinés à une diffusion internationale. En réalité, il s'agit plus d'une mutualisation des moyens techniques et humains. Si, en 2006, France 24 avait embauché 400 personnes, l'heure est à la stricte économie. Dans cette optique, le tandem qui dirige l'AEF, Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac, privilégie la jeune France 24 à l'ancêtre RFI.

Manque d'informations

Un pari osé au regard des études d'audience effectuées. La radio, classée troisième sur l'échiquier des radios internationales, a largement les faveurs de l'Afrique francophone et du Maghreb. Face à ces millions d'auditeurs, habitués depuis quatre décennies aux programmes de RFI, France 24 peine à s'aligner. Avec la concurrence d'Al-Jazeera au Maghreb et de BBC World dans le reste du monde, la jeune chaîne française revendique 962 000 téléspectateurs, selon une étude d'audience réalisée… pour l'Europe seulement. Aucune autre donnée ne parvient à expliquer l'enthousiasme des deux dirigeants de l'AEF, qui ont tendance à l'enjolivement. A les croire, France 24 serait "leader des chaînes d'info internationales en Afrique francophone et numéro 2 au Maghreb".

France 24 est donc la priorité. Et RFI peut passer le micro à gauche, sans que ça puisse visiblement émouvoir l'hydre à deux têtes de l'AEF. Ockrent et Pouzilhac justifient d'ailleurs la suppression des 206 postes à RFI par le déficit budgétaire que la radio accuse. Sans préciser que ce déficit n'était pas économique mais comptable. En effet, l'augmentation des recettes publiques – du financement de l'Etat en grande partie – n'a été que de 3,4% entre 2004 et 2008, contre 11,9% en moyenne pour France Télévisions ou les autres radios publiques.

Réforme impossible

Côté syndicats, la mobilisation reste active pour dénoncer "l'assassinat" de leur radio. Tous acceptent l'idée d'une réforme de RFI, qui "aurait dû être entreprise depuis longtemps" selon une journaliste interrogée par leJDD.fr. Benoît Ruelle, producteur à RFI depuis trente ans, est encore plus acerbe: "Rien n'a été pensé pour l'avenir de RFI. (…) On a engagé des gens de qualité, on les presse et maintenant on les vire", affirme-t-il sur le site RFIengreve.info. Des services de langues sont supprimés ou développés par des filiales de l'AEF – un salarié extérieur au service public coûte tellement moins cher... Derrière cette restructuration, les salariés trinquent au nom de France 24 qui pourra bientôt profiter des traducteurs de RFI.

A la fois témoin et acteur du conflit, le gouvernement s'est refusé à une médiation entre les syndicats et les dirigeants de l'AEF. Le 26 août dernier, une lettre ouverte a été adressée à Frédéric Mitterrand, lui mandant de se prononcer sur le sujet. En vain. Le silence du ministère de la Communication – un comble – devrait désormais faire écho à celui des ondes, dès ce vendredi soir. (http://www.lejdd.fr/Medias/Radio/Actualite/RFI-Silence-sur-les-ondes-131203/ - 04 septembre 2009)

 

 

FRANCE

 

Le mouvement de grève à RFI qui vise à protester contre le plan de restructuration prévoyant la suppression de 206 postes, reprendra le 1er septembre. Un préavis de grève a été déposé par l’intersyndicale alors que le mouvement était suspendu depuis le 10 juillet.

Des réunions d’information auront lieu dans la seconde quinzaine de septembre, les premiers départs volontaires seront ensuite encouragés.

Entre 100 et 150 salariés auraient manifesté leur intention de partir volontairement, révèle le quotidien Les Echos.

(http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/info-radio/articles/la-greve-a-rfi-reprendra-le-1er-septembre?xtor=RSS-2 - 01 septembre 2009)

 

FRANCE

 

L’Intersyndicale demande à nouveau un entretien avec Fredric Mitterrand.

L’intersyndicale FO-SNJ-SNJ CGT-SNRT CGT de RFI vient d’adresser une lettre au ministre de la Culture de de la Communication Frédéric Mitterand, qui rencontrait hier matin Alain de Pouzilhac, pdg de RFI et de l’Audiovisuel extérieur de la France, et Christine Ockrent , dg déléguée de l’AEF et de RFI. L’Intersyndivale demande à nouveau à être reçue par le ministre afin de lui faire part de son point de  vue sur le plan social en cours à RFI, à l’origine de la plus longue grève de l’histoire de la radio. Le mouvement a été suspendu  en juillet, mais doit reprendre début septembre.

Les syndicats ont rencontré des membres du cabinet du ministre le 10 juillet, « mais ce rendez-vous n’a aucunement permis d’entrevoir une sortie de crise. Mme (Geneviève) Goetzinger (directrice déléguée de RFI), réaffirmant que des licenciements « contraints » (donc des départs autres que volontaires) étaient, pour la direction, indispensables », écrivent les syndicats. A la suite de cette réunion, les syndicats avaient envoyé le 17 juillet un courier au ministre pour solliciter un entretien avec lui, mais cette lettre est restée à ce jour sans réponse, selon l’intersyndicale (Satellifax – 28 août 2009)

 

FRANCE

 

Selon « Les Échos », les grévistes de RFI qui ont mis entre parenthèse leur action pendant les vacances reviennent à la charge. Ils auraient déposé un nouveau préavis de grève pour le 1er septembre. Ils refusent un plan prévoyant la suppression de 206 postes suite à la réduction du nombre de langues diffusées.

Pour la direction de RFI, ces « grévistes sont une minorité », mais dans le service public, une seule personne, même à un poste le plus bas, peut bloquer la diffusion d’un programme, donc 40% de la grille a été perturbée.

Il faut rappeler que RFI n’est pas la seule radio internationale qui réduit ses activités en langue étrangère.

Ces radios sont de moins en moins écoutés sauf dans la langue d’origine du programme ou alors dans une langue principale, très souvent l’anglais.

Qui va céder à RFI ?

Sauf avec une action touchant tout l’audiovisuel public, la grève peut s’enliser. RFI est peu écoutée en France, sauf en région parisienne et son absence est moins ressentie. De l’autre coté, les syndicats peuvent facilement laisser durer une grève avec une rotation « efficace » des grévistes qui perdent alors très peu de leur salaire.

(http://www.satmag.fr/affichage_module.php?no_theme=1&no_news=11098&id_mod=50 - 25 août 2009)

 

ETATS-UNIS / REPUBLIQUE TCHEQUE

 

Radio Prague a tout récemment diffusé un entretien avec Golnaz Esfandiari, journaliste iranienne vivant à Prague depuis plus de 20 ans. Cette femme travaille à Radio Europe Libre, la station américaine basée à Prague.

Les émissions en farsi de Radio Europe libre ont commencé en 1998. Le service s’appelait Radio Azadi (c’est-à-dire Radio Liberté) et est devenu ensuite Radio Farda (ou Radio Demain).

Elle a déclaré aimer beaucoup son travail qui lui permettait de renouer des liens avec son pays. Aujourd’hui, elle ne travaille plus à la rédaction de Radio Farda, mais dans la salle de nouvelles de Radio Europe Libre.

Radio Europe Libre  est parfois critiquée pour son manque de crédibilité ou son manque d’objectivité, parce qu’elle est financée par le Congrès américain.

Golnaz Esfandiari a répondu, que bien que financée par le Congès américain, la station est vraiment indépendante. Jamais elle n’a reçu d’ordre pour faire ou ne pas faire quelque chose pour des raisons politiques.

Elle a expliqué que la différence entre la Voix de l’Amérique et Radio Europe Libre est que VOA couvre l’actualité au point de vue du gouvernement américain. Ce n’est pas le cas de Radio Europe Libre qui essaie de donner aux gens en Iran et dans les autres pays l’actualité qu’ils ne reçoivent pas. Elle a déclaré : « Par exemple, depuis le début de la crise il y a plein de gens qui meurent dans les prisons. Ce n’est pas quelque chose que vous entendez à la radio en Iran, mais nous on diffuse des entretiens avec les mères de ces gens, qui nous racontent comment ça s’est passé, comment était le corps de leur enfant. Il y a un jeune homme de 25 ans qui a été arrêté pendant une manifestation à Téhéran. Trois semaines après, ils ont demandé à sa famille de venir chercher le corps. Un de ses amis, qui a vu le corps, nous a dit qu’il avait été torturé. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez entendre à la radio iranienne ou à la télévision. »

Bien entendu,  comme tous les journalistes iraniens employés à Radio Europe Libre, elle ne peut pas  retourner dans son pays sous peine d’être harcelée ou même arrêtée. Elle indiqué : « « C’est très dur pour nous. Pour tous les Iraniens. Mais c’est très dur de voir de loin toutes ces images tous les jours. J’aimerais beaucoup aller là-bas, chaque jour, chaque nuit. Mais je ne peux pas, mes collègues non plus. »

(Radio Prague – 4 et 11 août 2009)

 

 

TAIWAN

 

A Changchih du comté de Pintung au sud, Radio Taiwan International dispose d’une station d’émission. Le chef du comté Tsao Chi-hong envisage de mettre en place des maisons préfabriquées sur le vaste terrain libre de la station d’émission pour accueillir au moins 300 sinistrés. Ce terrain fait environ sept hectares. Selon l’estimation des responsables du comté, au maximum, on peut y loger 400 familles. De fait, aujourd’hui, plus d’une centaine de volontaires ont déjà entamé l’aménagement du terrain.

(http://french.rti.org.tw/Content/GetSingleNews.aspx?ContentID=84807&BlockID=31 - 17 août 2009)

 

ARABIE SAOUDITE

 

Le ministre de la Culture et de l’Information, Dr Abdulaziz bin Mohieddin Khojah, a approuvé le lancement par la radio saoudienne d’émissions en turc à compter du 22 août.

Le ministre en charge de la radio, bin Ahmed Al-Saqa’ob, a souligné que les émissions seraient diffusées sur 9675 kHz, entre 1800 et 2100 TU, précisant que la transmission serait dirigée vers la Turquie, le nord de l’Irak, le nord de la Syrie, la Grèce et Chypre. (site de l’Agence de presse SPA, via BBC Monitoring Serice, via blog de Medianetwork – 17 août 2009)

 

 

REPUBLIQUE TCHEQUE

 

Le 1er juin dernier, le Musée national de Prague a hérité de l'ancien siège de Radio Europe libre, installée depuis la mi-mai hors du centre de la capitale. Le nouveau propriétaire du bâtiment a dévoilé ce jeudi 13 août quel allait être le destin du bâtiment, qui, malgré sa construction récente, dans les années 1930, peut s'enorgueillir d'un riche passé historique

Longtemps protégé par des barrières de béton, le siège de Radio Europe libre de 1994 à 2009 va connaître une nouvelle étape de son histoire. Construit pour y héberger la bourse de Prague, qui est inaugurée le 24 février 1938 et qui n’y fonctionnera que quelques mois avant l’occupation des troupes nazies, le bâtiment est utilisé pendant la guerre comme entrepôt, puis comme refuge pour l'opéra de la ville allemande de Duisburg et enfin comme hôpital pour sa proximité avec la gare centrale. Il ne retrouve un rôle politique qu'en 1945 où il accueille provisoirement le parlement. Après une rénovation dans les années 1960, il acquiert définitivement son statut de siège de l'Assemblée fédérale tchécoslovaque, devant laquelle se seront prononcés, après la chute du mur de Berlin, des personnalités telles que François Mitterrand, la reine d'Angleterre ou encore George Bush senior.

C’est donc un lieu chargé d’histoire, et c’est la raison pour laquelle des visites guidées du bâtiment vont être organisées dès le 15 août. Michal Lukeš est le directeur du Musée national

« Ces visites sont conçues en trois parties. D'une part, ce bâtiment est très intéressant d'un point de vue architectural. Il a été construit pour la bourse de Prague, puis utilisé dans les années 1960 et 1970 comme parlement. Nous montrons donc les évolutions architecturales et les curiosités de ce bâtiment. D'autre part, beaucoup de moments clé de notre histoire contemporaine se sont produits dans ce bâtiment, comme l’abolition du rôle dirigeant du parti communiste tchécoslovaque, la séparation de la Tchécoslovaquie, le retour d’Alexandre Dubček. Il y donc toute cette histoire mais aussi ce bâtiment est également décoré par beaucoup d’œuvres d’art très intéressantes. »

Michal Lukeš insiste d’ailleurs sur le fait qu'il ne veut pas faire de ce bâtiment un éco-musée historique et qu'il entend le transformer en véritable lieu de culture. La première exposition est annoncée pour le 15 septembre prochain. Michal Lukeš :

(Radio Prague – 14 août 2009)

 

 

ETATS-UNIS

 

SAN FRANCISCO — L'agence américaine qui gère les programmes d'information financés par les autorités, comme la radio Voice of America, a annoncé le 14 août qu'elle élaborait des outils pour contourner la censure sur internet dans des pays comme la Chine et l'Iran.

La Broadcasting Board of Governors (BBG) a indiqué qu'elle était en train de mettre au point un logiciel de "diffusion par courriel" (FOE, "feed over email") capable de transformer les services d'email les plus populaires comme Gmail, Yahoo! mail ou Hotmail en canaux de transmission d'informations.

"C'est (un système) très puissant, mais pas encore prêt à être testé en version expérimentale béta", a déclaré à l'AFP le responsable technologique de l'agence Ken Berman.

"Nous n'en sommes pas là, c'est juste quelque chose de super sur lequel nous travaillons", a-t-il dit.

Le système FOE utilise les systèmes de cryptage des services de messagerie gratuits pour créer des réseaux de transmission pour des informations qui se trouvent ailleurs sur internet, a expliqué M. Berman.

"Certains pays bloquent les informations. Mon équipe tente de créer des outils pour vaincre la censure sur internet", résume-t-il.

Quand le système sera prêt, il sera testé en Chine et en Iran, selon BBG.

"La Chine est le modèle, l'étalon or de la censure sur internet", affirme M. Berman qui dit agir pour "étendre la liberté de la toile, la liberté de la presse, la liberté d'enquêter pour ceux qui veulent en savoir plus".

BBG gère les programmes d'information financées par les autorités américaines, comme Radio Free Europe, Radio Free Asia, Voice of America et le Middle East Broadcasting Network.

Ces programmes, diffusés dans 60 langues, ont une audience hebdomadaire de quelque 175 millions de personnes, via la télévision, internet, la radio et d'autres médias, selon BBG.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLjYWWimZqniCElEyXlt1k0jZ9BQ - via AFP - 15 août 2009)

 

ETATS-UNIS

 

La radio publique américaine destinée à l'étranger Voice of America, a annoncé le 14 août que l'un de ses journalistes pakistanais était détenu par les services de l'immigration américaine depuis dimanche, sans que les autorités n'aient avancé de motif.

Le journaliste Rahman Bunairee, 33 ans, a été arrêté à se descente d'avion à l'aéroport international de Dulles qui dessert Washington et sa région, a ajouté Voice of America (VOA), qui dit espérer "une résolution rapide du problème --quel qu'il soit -- qui a mené à la détention" du journaliste.

Selon VOA, M. Bunairee est titulaire d'un visa de travail valable un an. Il devait commencer à travailler depuis Washington pour Deewa, la filiale en langue pachtou de VOA, elle-même entièrement financée par le gouvernement fédéral américain.

Les programmes de Deewa sont destinés aux populations vivant le long de la frontière afghano-pakistanaise.

Selon le Washington Post, M. Bunairee espère s'établir aux Etats-Unis afin d'échapper à des militants islamistes qui ont détruit sa maison au Pakistan et l'ont menacé de mort à la suite d'un de ses reportages.

Le journal indique que le reporter a récemment réalisé une série de reportages sur les offensives de l'armée pakistanaise visant à endiguer la guérilla islamiste dans les zones tribales du pays.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40103849@7-58,0.html - 14 août 2009)

NDR : le journaliste a été relâché quelques jours plus tard

 

 

FRANCE

 

RFI a signé un accord avec AudioNow pour la reprise de ses programmes en français sur le réseau téléphonique, 24 heures sur 24, gratuitement, et dans 5 grandes villes des Etats-Unis : New York City, Boston, Chicago, San Francisco et Miami.

Depuis le 1er août 2009, RFI peut être écoutée en direct par un simple appel téléphonique local dans plusieurs métropoles américaines. Ce service est gratuit (hors coût d'appel éventuel, selon l’opérateur téléphonique).

Pour écouter RFI, il faut composer

-          le 617.963.1545 à Boston,

-          le 312.646.7684 à Chicago,

-          le 415.200.0603 à San Francisco,

-          le 786.228.5543 à Miami.

Le numéro d'appel pour New York sera disponible très bientôt.

Ce nouveau service est le fruit d’un partenariat conclu entre RFI et AudioNowTM, principal fournisseur pour la distribution de radio par téléphonie mobile aux Etats-Unis. Cette technologie, en voie d’être brevetée, permet d’accéder, à partir de n’importe quel téléphone fixe ou mobile, à des programmes radio sans besoin de téléchargement, ni de réseau de données.

Plus d’infos sur http://audionow.com/

 

 

 

ETATS-UNIS

 

Le Sénat américain a approuvé une aide de dizaines de millions de dollars pour permettre à l’opposition iranienne de contrer les restrictions imposées par Téhéran dans les médias et de développer ses communications sur internet.

Le texte, baptisé "Loi pour les victimes de la censure en Iran", a été largement approuvé jeudi soir par les sénateurs en faveur de l’opposition iranienne mobilisée depuis le scrutin présidentiel du 12 juin.

Ce dispositif fournira "une aide pour la diffusion d’informations", notamment sur internet, "alors qu’un régime cruel tente de museler la société iranienne", a assuré l’un de ses auteurs, le républicain John McCain.

Parmi les mesures votées, figure une aide de 30 millions de dollars pour permettre à Radio Free Europe, financée par le Congrès américain, de diffuser plus largement en Iran ses émissions en farsi.

Le texte vise également à empêcher le gouvernement iranien de bloquer l’accès à des sites internet ou la diffusion de textos.

Quelque 20 millions de dollars sont prévus pour la création d’un fonds destiné à aider les Iraniens à accéder à l’information et à la partager et à empêcher Téhéran de "bloquer, censurer ou surveiller internet".

Le texte envisage en outre 5 millions de dollars pour que le département d’Etat américain rassemble et publie des informations sur d’éventuelles violations des droits de l’homme en Iran.

Il appelle le président Barack Obama a enquêter sur les entreprises non iraniennes qui auraient aidé le gouvernement iranien à pratiquer la censure.

Depuis le scrutin du 12 juin, les autorités iraniennes ont arrêté plusieurs figures réformatrices, des militants politiques, des journalistes et des centaines de manifestants pour étouffer le mouvement de contestation à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. (http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39945720@7-37,0.html via http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89385 - 25 juillet 2009)

 

 

VÉNÉZUELA

 


Le gouvernement du président vénézuélien Hugo Chavez a retiré leur concession à 34 radios et télévisions, tout en avertissant 200 autres stations que leurs émissions étaient aussi menacées, relançant la polémique sur les atteintes à la liberté d'expression. Des centaines de personnes se sont massées aux sièges des stations en signe de protestation. Le réseau CNB, qui comprend cinq radios d'information, se montrait critique à l'égard du président vénézuélien. "Nous assistons au plus important dispositif de restrictions à la liberté  d'expression jamais mis en place au Venezuela, sans précédent en période de  démocratie", a déclaré Carlos Correa, directeur de l'organisation non  gouvernementale de défense de la liberté d'expression Espacio Público. Le directeur de Conatel Diosdado Cabello, a réfuté toute censure,  justifiant le retrait des concessions par des raisons technico-administratives.  Selon lui les fréquences seront redistribuées à des personnes qui attendent  depuis longtemps de pouvoir émettre. (RCI Cyber journal – 02 août 2009)

 

 

 

FRANCE

 

Après deux mois de grève pour s'opposer à la suppression de 22 % de leurs effectifs, les salariés de Radio France Internationale (RFI) ont voté une trêve estivale vendredi 10 juillet. Les négociations n'ont pas avancé d'un pouce mais les équipes ne veulent pas pénaliser le personnel employé en CDD pendant l'été. A la rentrée, la grève reprendra.

"Supprimer des postes à RFI, c'est bâillonner le monde." Ce propos d'un auditeur nigérien est significatif. Comme beaucoup d'autres, il s'inquiète de l'avenir d'une radio qui est "la seule à fournir certaines informations en Afrique francophone, et au-delà." Comme beaucoup d'autres, depuis 60 jours, il entendait plus de musique et moins d'information qu'à l'accoutumée sur RFI. Une programmation due à la plus longue grève de l'histoire de l'audiovisuel public. Dès la rentrée, les employés remonteront au créneau pour dire non. Non à un plan de "sauvegarde de l'emploi" qui prévoit la suppression de près d'un quart des effectifs (206 postes) et la fermeture de 6 rédactions en langue étrangère sur 19, dont l'allemand, le polonais, et le turc.

Une radio déficitaire ?

La cause de ce plan ? Le président et la directrice générale de RFI, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, tous deux nommés par le gouvernement, considèrent que la radio n'est pas rentable. Les exercices 2006-2007-2008 de RFI s'avèrent en effet déficitaires. En réalité, la situation de la radio est loin d'être critique. Ce déficit serait strictement comptable, notamment dû à une perte de 11 millions d'euros liée à l'abandon de créances accordé à TDF, opération qui générera en contrepartie 5,6 millions d'euros d'économie d'ici 2011. Face à l'exercice 2007, Matignon a même réagi positivement : "L'exécution budgétaire apparaît légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions.". En outre, le budget de 2008 (voté avec une perte de 2,8 millions d'euros) a été validé par les autorités de tutelle et la direction. Jusqu'à ce plan, à aucun moment RFI ne s'est faite taper sur les doigts pour des problèmes de déficit ; la pertinence de la notion de déficit étant de toute façon relative, concernant une entreprise dont les recettes varient selon le bon vouloir de l'Etat. Si la situation de RFI se révèle précaire, c'est en grande partie dû au manque d'investissement de son principal bailleur de fonds, l'Etat. Alors que de 2004 à 2008, l'augmentation des recettes publiques était en moyenne de 11,9 % pour l'ensemble de l'audiovisuel public, à RFI, l'Etat augmentait sa participation de seulement 3,4 %.

La 3e radio internationale

Alors pourquoi supprimer des postes ? La direction avançait lors de la première présentation de son plan de "modernisation" que les parts de marché de la radio diminuaient. Or, sans même parler de la pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n'est pas de faire des bénéfices mais d'informer, RFI reste la radio la plus écoutée dans la plupart des capitales d'Afrique francophone et, plus globalement, se maintient au rang de 3e radio internationale. La radio américaine concurrente Voice of America gagne certes du terrain, mais avec 46 millions d'auditeurs dans le monde, RFI n'a pas à rougir. Finalement, la direction a retiré cet argument de son discours.

La faute à France Monde

De Pouzilhac et Ockrent couperaient donc deux cents têtes pour le plaisir ? Certaines petites phrases de la femme du ministre des Affaires étrangères pourraient le laisser croire, comme son désormais mythique : "RFI, c'est une morgue dont les cadavres ne veulent pas quitter leurs tiroirs.") La vérité est plutôt à chercher du côté de France Monde, le grand projet de l'audiovisuel extérieur de la France de Nicolas Sarkozy. Depuis juin, RFI, TV5 et France 24 font partie de cette même maison. Pour le cabinet d'experts-comptables INA, missionné en avril par le CE afin d'analyser le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par la direction, le déficit de la radio n'est qu'un "prétexte". Pour eux : "Cette opération est vraisemblablement l'avant-garde de restructurations qui seront pilotées au niveau de l'Audiovisuel extérieur de la France, (…) la cible visée pouvant être de parvenir à un holding contenant des moyens communs et des chaînes purement opérationnelles."

(http://www.evene.fr/celebre/actualite/greve-rfi-pouzilhac-ockrent-radio-2138.php - 27 juillet 2009)

 

 

ROYAUME-UNI / ZIMBABWE

 

LONDRES — Le gouvernement du Zimbabwe a autorisé la BBC à travailler à nouveau dans ce pays, levant une interdiction vieille de huit ans, a annoncé jeudi la radio-télévision publique britannique.

"Le gouvernement zimbabwéen a annoncé à la BBC qu'il n'y avait pas d'interdiction portant sur ses opérations et qu'elle pouvait reprendre ses reportages, légalement et ouvertement, au Zimbabwe", a indiqué la BBC sur son site internet.

La BBC n'avait pas de présence officielle au Zimbabwe depuis 2001, quand son correspondant à Harare avait dû fuir l'ancienne colonie britannique, même si ses journalistes ont souvent secrètement effectué des reportages dans le pays.

La BBC a diffusé mercredi soir une interview, menée au Zimbabwe, avec le président de l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF), le parti du président zimbabwéen Robert Mugabe.

John Nkomo a rejeté les accusations selon lesquelles les membres de la Zanu-PF tenteraient de faire échouer le gouvernement d'union nationale.

"Je ne pense pas qu'il y ait des jusqu'au-boutistes au sein de la Zanu-PF", a assuré M. Nkomo. "Le président Mugabe (...) est un homme de principe. Une fois qu'il s'accorde sur un programme, il veut qu'il soit mis en oeuvre. C'est dans l'intérêt de tout le Zimbabwe que l'accord fonctionne."

M. Mugabe et son ex-rival, Morgan Tsvangirai, ont conclu en septembre un accord de partage du pouvoir, au terme de plusieurs mois de paralysie politique née de la défaite historique du régime Mugabe aux élections parlementaires de mars 2008.

Un gouvernement de coalition a été formé en février, M. Tsvangirai étant nommé Premier ministre. Mais ce gouvernement reste paralysé par les anciennes rivalités. Le MDC a notamment accusé la Zanu-PF de s'opposer à la rédaction d'une nouvelle constitution.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hmeLD0AydFccuaqKcYZJWm4AmFdQ - 30 juillet 2009)

 

 

 

FRANCE

 

KINSHASA — La diffusion de Radio France Internationale (RFI) en République démocratique du Congo (RDC) a été interrompue depuis dimanche par le gouvernement qui avait récemment déjà coupé son signal dans l'est pour "raisons de sécurité nationale", a-t-on appris lundi auprès de RFI.

Le ministère de la Communication et des médias n'a pas voulu commenter lundi cette décision de couper le signal de RFI, renvoyant à un point-presse dans les prochains jours.

Selon un communiqué de RFI, les autorités congolaises reprocheraient à la radio "la restitution sur (ses) antennes d'une conférence de presse de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc)", sans autres précisions.

La radio affirme avoir "normalement restitué des informations émanant d?une institution internationale, sans commentaire particulier" et demande "la réouverture la plus rapide possible de ses fréquences dans un pays où elle se situe en termes d?audiences au tout premier plan".

Début juin, la diffusion de RFI avait été interrompue à Bukavu (Sud-Kivu, est) pour "raisons de sécurité nationale". Le gouvernement congolaise accusait alors la radio française d'"inciter les militaires à désobéir, à se révolter (...) alors que le pays est en guerre". La même raison avait été invoqué début mai lors de la coupure du signal à Bunia (Province orientale, nord-est).

L'est et le nord-est de la RDC sont le théâtre d'affrontements entre groupes armés et de violences contre les civils depuis plus d'une décennie. Le gouvernement central tente de pacifier la région mais l'armée régulière peine à imposer son autorité.

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hzY27Ecxlb2rQ6x5_ZEie7POawWg - 27 juillet 2009)

FRANCE

 

Les membres de la rédaction en serbo-croate de Radio France Internationale (RFI) protestent contre la suppression de leurs programmes quotidiens "diffusés depuis 23 ans en ex-Yougoslavie", intervenue ce lundi dans le cadre d'un projet de restructuration de la radio publique.

"Nous protestons avec fermeté contre la suppression de nos programmes quotidiens diffusés ces 23 dernières années en ex-Yougoslavie. Cette décision de la direction de RFI est infondée que ce soit sur le plan professionnel, social ou juridique", écrivent les membres de cette rédaction dans une lettre envoyée notamment au PDG, Alain de Pouzilhac.

La direction de RFI a annoncé en janvier un plan social de 206 suppressions d'emplois sur un millier et la fermeture de six bureaux en langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), arguant d'une trop faible audience.

Selon la rédaction serbo-croate, la direction est "responsable" de cette fermeture. Elle l'accuse d'avoir "planifié ces quinze dernières années et de manière systématique la suppression de nos principaux moyens de diffusion, à commencer par les ondes courtes puis les ondes moyennes, suivi d'un désengagement envers les radios partenaires (notamment radio Beta à Belgrade, ndlr), et enfin le refus de développer la diffusion par internet".

"L'arrêt de nos programmes entraîne la fin de la collaboration de trois journalistes pigistes et de six correspondants permanents. Nos collègues, engagés jusqu'à la fin du mois d'août, ont été informés de l'arrêt de leur collaboration seulement dix jours avant la date effective de la suppression de programmes", ajoutent ces salariés.

L'antenne de RFI a été perturbée pendant 60 jours par une grève contre le plan social. Le mouvement a été suspendu pendant l'été et devrait reprendre en septembre.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39899417@7-58,0.html - 20 juillet 2009)

 

SERBIE

 

Le Ministère serbe de la Culture et Radio-Yougoslavie ont signé un Contrat, qui permettra à la seule Radio sur ondes courtes d’émettre son programme, également, par satelite, et, sur Internet, en 11 langues étrangères pour la diaspora, et, en serbe.  Le Contrat de sous-financement a été signé par les représentants du Ministère et de notre radio, pour la période d’ici à la fin de l’année. Au cours de la semaine prochaine, nos représentants reprendront des entretiens au Ministère de la Culture, portant sur le programme social pour un certain nombre d’employés de notre station.

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=8100&Itemid=26 - 17 juillet 2009)

 

 

SERBIE

 

Le projet du contrat du ministère de la Culture à Radio Serbie Internationale (Radio Yougoslavie) prévoyant la suppression de six programmes en langues étrangères n’est pas acceptable, a déclaré la directrice de notre radio, Milena Jokic. Jokic, qui a donné sa démission il y a un mois en raison de l’attitude inadéquate de l’Etat à l’égard de la radio, a déclaré que le contrat proposé avait toute une série de manquements juridiques et que la suppression des rédactions ne menait pas à l’épargne car 10 postes de travail seraient supprimés, et l’infrastructure complète resterait. Elle a indiqué que le programme en arabe était très écouté dans les pays arabes de sorte que sa suppression signifierait pratiquement l’interruption d’un canal important de communication. Actuellement, lorsqu’est menée la lutte stratégique pour le Kosovo et notre position dans le monde, la suppression de la rédaction en arabe porterait préjudices politiques car un grand nombre de pays arabes n’a pas reconnu le Kosovo, a constaté Jokic. Elle a rappelé qu’un grand nombre de jeunes d’origine serbe nés à l’étranger ne parlaient pas le serbe ce pourquoi, comme elle l’a indiqué, il est très important d’assurer la continuité de la diffusion du programme en français, allemand, hongrois, italien et grec. Jokic a confirmé que lors de l’élaboration de ce contrat, personne de RSI n’avait été consulté. Elle a exprimé la conviction qu’au lieu de la suppression des rédactions, le ministère de la Culture proposerait un contrat temporaire sur le financement de la radio d’ici à la fin de l’année après quoi serait trouvé un autre règlement en vue de l’épargne. Le projet du ministère prévoit la suppression des rédactions, à savoir du programme en français, allemand, hongrois, italien, grec et arabe, et la sauvegarde du programme en anglais, russe, chinois, albanais et espagnol. Comme il est indiqué, le ministère de la Culture a élaboré le projet en coopération avec le ministère des Affaires étrangères. RY est financée par le budget.

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=8058&Itemid=26 - 14 juillet 2009)

 

ETATS-UNIS

 

Radio Free Asia a reçu le titre de « radiodiffuseur de l’année 2009 » par le Festival de New York. Quatre des neufs services de la radio américaine ont remporté des prix pour leur travaux de qualité.

« Radio Free Asia reçoit des prix au Festival de New York depuis des années, mais il est particulièrement gratifiant de voir notre travail remporter un nombre record de récompenses cette année » a déclaré le président de la radio. « Les reporters de Radio Free Asia travaillent très dur dans des conditions difficiles afin d’apporter une information non censurée à nos auditeurs »

Fondée par le gouvernement américain, Radio Free Asia diffuse des informations à destination des auditeurs en Asie. Sa création a été approuvée par le Congrès américain en 1994. Elle diffuse tous les jours vers la Chine, la Birmanie, le Corée du  Nord, le Vietnam, le Laos et le Cambodge ainsi que sur Internet. Les émissions sont uniqueent dans les langues et les dialects locaux.

 (Asia-Pacific Broadcasting Union, via blog Medianetwork – 08 juillet 2009)

 

 

POLOGNE

 

La deuxième chaîne de la radio  publique polonaise Dwojka émettait mercredi et pendant 24 heures des chants d’oiseaux pour protester contre "une baisse dramatique" des financements qui mettent en danger "la réalisation de sa mission culturelle", selon un communiqué.

Le chant des oiseaux était entrecoupé par un communiqué lu à l'antenne, informant de l'objectif du mouvement : "c'est une protestation de toute notre rédaction. Notre existence est menacée par une baisse dramatique des recettes provenant de la redevance audiovisuelle", expliquait toutes les dix minutes une lectrice.

Spécialisée dans des programmes culturels et la musique classique, Dwojka ne diffuse aucune publicité et son financement provient entièrement de fonds publics.

Un projet de réforme des médias, prévoyant notamment la suppression de la redevance audiovisuelle a conduit plus de Polonais encore à ne pas verser leur dîme.

"Seul le maintient de la redevance permettra de garder notre offre culturelle, littéraire et musicale au niveau actuel", précise encore le communiqué. "Ne condamnez pas la radio à se taire" (...) "payez la redevance".

La Diète (chambre basse) polonaise a adopté la semaine dernière une nouvelle loi sur les médias qui prévoit notamment la suppression de la redevance audiovisuelle dès le 1er janvier 2010.

Les médias publics seraient financés directement par le budget de l'Etat à un niveau fixé chaque année par la loi budgétaire.

Proposée par le gouvernement libéral de Donald Tusk, la loi est très critiquée par l'opposition tant conservatrice que sociale-démocrate.

Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être promulguée par le président qui a déjà émis des critiques sur l'ensemble du texte.

(AFP – 08 juillet 2009)

 

SUEDE

 

Alors que la grève à RFI n’en finit pas car les journalistes refusent l’arrêt de la diffusion de programmes dans plusieurs langues, il est intéressant de remarquer que Radio France Internationale n’est pas la seule radio internationale à réduire sa diffusion.

Le but est d’une part la rationalisation des dépenses, on arrête la diffusion dans des langues jugées moins importantes ou peu écoutées.

D’autre part, il y a le constat qu’avec internet, l’audience des radios internationales émises en hertzien a tendance à baisser très fortement.

Description : http://images.satmag.fr/images/news/logos/tvradious.jpgUn exemple cette semaine avec la radio suédoise qui stoppe la diffusion de ses programmes en bélarusse à partir du 1er septembre 2009. L’audience est en baisse. De plus, les bélarusses comprennent aussi le russe, une langue importante pour la radio diffusion suédoise et qui ne s’arrête pas.

On a là encore le même problème qu’en France. Il faut rationnalises les dépenses, ne diffuser que dans la langue du pays d'origine et dans quelques langues comprises par tous.

Sauf en cas de crise, quels sont les auditeurs de ces radios internationales dans les langues locales ?

(http://www.satmag.fr/affichage_module.php?no_theme=1&no_news=10751&id_mod=50 - 25 juin 2009)

 

RWANDA / ROYUME-UNI

 

Kigali autorise de nouveau la BBC mais pose ses conditions

 

Les émissions du service en langue nationale de la BBC, suspendues depuis le 25 avril, ont de nouveau été autorisées par le gouvernement rwandais mais celui-ci exige que la radio britannique "corrige ce qui lui est reproché", a-t-on appris d'un communiqué diffusé dimanche 21 juin sur les ondes de Radio Rwanda. Les services de la BBC n'ont pas réagi encore à ce jour.
La ministre rwandaise de l'Information, Louise Mushikiwabo, qui a signé le communiqué, a effectivement précisé que le Conseil des ministres avait levé cette suspension.
Le Conseil, présidé par Paul Kagama, chef de l'Etat rwandais, a eu lieu vendredi.

Plusieurs mises en garde


Le pays reprochait au service en kinyarwanda (langue nationale) de la BBC de donner la parole à des "négationnistes" mettant ainsi en péril le processus de réconciliation nationale dans ce petit pays d'Afrique centrale qui tente de se remettre des conséquences du génocide de 1994.
C'est notamment la diffusion d'interviews "susceptibles" d'entraver les efforts d'unité et de réconciliation nationale, selon Kigali, dans l'émission hebdomadaire "Imvo n'Imvano" (Le fond du problème), qui était incriminée.
Le gouvernement rwandais avait dans un premier temps adressé plusieurs mises en garde au service commun kinyarwanda-kirundi de la BBC, avant de décider de la suspension.
Des organisations de défense des droits de la presse et de l'Homme, Reporters sans frontières (RSF) et Human Rights Watch (HRW), avaient exhorté Kigali à lever immédiatement la suspension de ces émissions. 

(http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/20090621.OBS1326/kigali_autorise_de_nouveau_la_bbc_mais_pose_ses_conditi.html - 22 juin 2009)

 

IRAN

 

« Bismillah, al-rahman al-rahim. Moi, je reconnais avoir manifesté sous l’influence de la BBC, de la radio Voice of America et d’autres médias étrangers. » C’est par ces mots que s’ouvre depuis une semaine le journal du soir sur la chaîne publique iranienne. Les aveux de manifestants passent en boucle, diffusés à toutes les heures du jour et de la nuit, pour montrer aux Iraniens combien les contestataires sont sous l’influence des agents de l’Occident, et participants à un “complot orchestré“ contre la République islamique d’Iran, confirmant ainsi les propos du Guide suprême de la Révolution.

Reporters sans frontières condamne ces méthodes qui visent à dénigrer les médias étrangers, déjà confrontés à de multiples entraves, et dont les journalistes et les collaborateurs se trouvent de fait exposés aux possibles violences des partisans du régime.

Les journalistes iraniens continuent eux aussi à être pointés du doigt. En réaction à cette diabolisation, 180 journalistes ont écrit, le 23 juin, une lettre ouverte adressée aux responsables et au peuple iraniens, dénonçant la situation « déplorable et critique » des médias en Iran, et demandant aux autorités de respecter la Constitution, et de lever les interdictions qui pèsent sur les journalistes, afin qu’ils puissent remplir leur mission d’information. « Ces intimidations nous empêchent de faire notre devoir », affirment les 180 signataires.

(http://www.rsf.org/Aveux-arrestations-et-campagne.html )

 

SERBIE / CHINE

 

La Radio Internationale de serbie et la Radio Internationale de Chine ont signé, à Belgrade, un Accord de coopération. Cet accord prévoit un échange de matériels des deux radios, qui ont une conception de programme, très similaires, et, emettent leurs programmes sur ondes courtes, par Satelite et sur Internet. En signant ce Document, la directrice de RSI, Milena Jokic, a mis en relief que la Radio Internationale de Chine était un géant médiatique et a exprimé l’espoir que cette coopération sera davantage élargie. La suppléante du directrice de la Radio Internationale de Chine, Vang Dongmei a fait ressortir que les deux radios avait une coopération fructueuse de longue tradition et que l’accord signé ne ferait qu’enrichir cette coopération. La Radio Internationale de Chine émet 1072  heures de programme, quotidiennement, en 56 langues étrangères et coopère avec plus de 150 radios dans le monde. La RSI émet son progrmame en 11 langues étrangères, dont en chinois, et, en serbe, pour la diaspora.

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=7803&Itemid=26 - 24 juin 2009)

 

SUISSE

 

La SSR met la pression sur le Conseil fédéral pour obtenir des moyens supplémentaires. Elle menace de supprimer des chaînes si elle n'obtient pas de nouvelles recettes. En attendant, un gel salarial est prévu. Et le directeur Armin Walpen cède son poste.
Le directeur général de SRG SSR idée Suisse, Armin Walpen, a annoncé mardi son intention de partir à la retraite à fin 2010, à 62 ans. Au départ de celui qui dirige le groupe depuis 1996 s'ajoutera celui de son adjoint, Daniel Eckmann, prévu pour fin janvier 2011. La chasse aux successeurs sera lancée dès cet automne.

La SSR se trouve dans une «situation difficile» en raison notamment d'une baisse des rentrées publicitaires liée à la crise; elle a enregistré un déficit de 79 millions en 2008. Un plan d'assainissement est inéluctable, a noté M.Walpen lors d'une conférence de presse.

Le conseil d'administration a entériné un premier train de mesures qui devrait permettre réduire les dépenses d'environ 30 millions dès l'an prochain.

Salaires gelés
Un tiers des économies devrait résulter d'un moratoire sur les salaires des collaborateurs, qui n'obtiendront ni augmentation ni renchérissement. L'émetteur OM de Sottens sera mis hors service et le projet de chaîne radio d'information pour la Suisse romande abandonné.

Les dépenses de swissinfo devront être restreintes jusqu'à 7 millions par an selon un projet encore à l'examen. La SSR compte aussi couper les vivres à la Rose d'or de Montreux et rogner sur des engagements culturels. La couverture des grands événements sportifs sera aussi revue à la baisse. Des immeubles seront vendus.

Deux plans plus radicaux ont été ficelés, avec la suppression de dizaines d'emplois à la clé. Ils ne seront mis en vigueur, entièrement ou par pans, que si le gouvernement n'apporte pas de coup de pouce financier, a menacé Armin Walpen.

Menaces sur Option Musique
Des programmes comme Option Musique et Musikwelle ou une des trois stations radio de la Suisse italienne risquent de disparaître. Idem de la radio anglophone WRS ou de l'alémanique DRS Virus.

La SSR envisage également de renoncer à sa chaîne HD Suisse en attendant le passage de tous les programmes télévisés au système haute définition (HD). Elle pourrait aussi se retirer de TV5, d'Euronews ou de 3Sat.

La SSR espère obtenir quelque 40 millions de financement supplémentaire du gouvernement afin de rétablir l'équilibre financier à moyen terme.  Ces besoins seraient couverts par une hausse de la redevance de 4%, a précisé Daniel Eckmann, tout en assurant que la SSR n'entendait pas réclamer une telle augmentation au gouvernement. En tout cas, la redevance ne sera pas relevée en 2010.

Publicité sur internet

Il existe aussi un potentiel de recettes dans la publicité et le sponsoring sur internet. La SSR songe également à l'assouplissement de la réglementaton de la durée de la publicité et des interruptions. Sans mesure correctrice, l'endettement passerait de 200 millions actuellement à 790 millions en 2014, a expliqué le directeur financier Daniel Jorio.

Le projet de regroupement de la radio et de la télévision, intitulé «convergence des médias», progresse indépendamment des mesures d'économie prévues. Il devrait apporter un mieux de 20 millions.

(http://www.24heures.ch/actu/suisse/ssr-gel-salaires-suppression-chaines-vue-2009-06-23 - 23 juin 2009)

 

SERBIE

 

La directrice par intérim de Radio Yougoslavie – Radio Serbie internationale, Milena Jokic a démissionné à cette fonction en raison du statut irrésolu de notre média. Dans l’argumentation de la démission, adressée au Premier ministre du gouvernement de Serbie, Mirko Cvetkovic, Mme Jokic a indiqué que le Ministère de la Culture, d’abord le ministre et son assistance pour les médias, n’avaient manifesté aucune disposition pour faire quoi qu’il soit et régler le statut de ce média, qui revêt une importance stratégique pour l’information de l’opinion publique internationale et de la diaspora serbe.

’’La réponse du Ministère de la Culture à ma démission à la fonction de Directrice de Radio-Yougoslavie, montre une arrogance, que j’ai dénoncée dans ma démission, et, qui explique pourquoi il était impossible de communiquer avec les plus hauts représentants de ce Ministère, a indiqué la Directrice de Radio-Yougoslavie, Milena Jokic, dans sa réponse au Ministère.  

 

ROYAUME-UNI

 

Le groupe public de radio-télévision britannique BBC a indiqué dimanche que les satellites diffusant ses programmes au Proche-Orient et en Europe étaient la cible d’un brouillage important « en provenance d’Iran ».

» Les auditeurs de la BBC en Iran, au Proche-Orient et en Europe sont susceptibles de constater des perturbations dans leurs émissions télévisées et radio de la BBC », a indiqué le groupe dans un communiqué. » Ceci est du à un important brouillage électronique des satellites que la BBC utilise au Proche Orient pour envoyer le signal de BBC Persian en Iran », a poursuivi le groupe, précisant que les techniciens « ont retracé (l’origine) des interférences et elles viennent d’Iran ».

Selon la BBC, elles ont commencé juste après 1245 TU vendredi 12 juin et « se sont aggravées progressivement ». Le groupe a précisé avoir pris différentes mesures pour remédier à la situation tout en précisant que ses programmes en arabe ainsi que dans d’autres langues rencontraient des problèmes de transmission, avec parfois même des interruptions totales du signal. 

«  Cela semble être dans le schéma de comportement des autorités iraniennes de limiter la couverture médiatique des conséquences d’une élection litigieuse », a déclaré Peter Horrocks, directeur de BBC World Service qui diffuse des programmes de radio et télévision à l’étranger en anglais et 31 autres langues.

(http://tatun.unblog.fr/2009/06/14/iran-la-bbc-victime-dun-brouillage/ - 14 juin 2009)

 

 

ETHIOPIE / ETATS-UNIS

 

Le gouvernement éthiopien a ordonné à Sheger FM, station privée située à Addis-Abeba, de stopper immédiatement ses rediffusions de la Voix de l’Amérique. Conformément à un accord signé avec la station de Washington, Sheger FM, restransmettait certains programmes de la Voix de l’Amérique en amharique, essentiellement des émissions musicales et de divertissements

Cet ordre a suivi la libréation du correspondant de la Voix de l’Amérique à Addis-Abeba, Meleskachew Amaha qui avait été emprisonné 2 semaines, pour possession d’un matériel de radio.

L’équipement en question avait été importé par la société Addis Broadcasting Company  avec une subvention du gouvernement de la Norvège il y a quelques années, en espérant que permettrait d’obtenir l'autorisation d'exploiter une station de radio. Le mois dernier, le gouvernement éthiopien a fermé la compagnie et a accusé le correspondant de Washington de détenir illégalement du matériel de radiodiffusion

(Ethiopian Rewiew, via blog de Media Network – 14 juin 2009)

 

ETATS-UNIS

 

Radio Deewa, le service en pashto de la Voix de l’Amérique, diffusant notamment vers la frontière pakistano-afghane, a augmenté ses émissions qui passent à 9 heures par jour, le 6 juin dernier. « C’est le moment d’ajouter 3 heures quotidiennes » a déclaré Steve Redisch, responsable à la VOA. « Deewa est souvent la seule source d’information fiable pour les auditeurs vivant au Pakistan, dans la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest) et ailleurs. Ils nous font confiance chaque jour pour les proncipales informations. »

Créée en octobre 1986, Deewa s’adresse à une population estimée à 40 millions de personnes parlant le pashto au Pakistan et en Afghanistan (...)

(VOA via Blog Media Network – 06 juin 2009)

 

CANADA

 

La récente sortie de Bernard Derome (NDR : journaliste et animateur de télévision québecois) pour demander à la population de se mobiliser pour sauvegarder Radio-Canada aura été entendue.

Un groupe de citoyens a lancé le mouvement SOS Radio-Canada. L'objectif du regroupement est de faire reconnaître l'importance culturelle et sociale de Radio-Canada au Québec et à augmenter de façon permanente son financement public.

Selon le porte-parole du regroupement, Emmanuel Bilodeau, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se désintéresse totalement du diffuseur public et du même coup, de la culture québécoise. Pour le regroupement, Radio-Canada joue un rôle essentiel pour le développement culturel du Québec, en plus d'être un pôle de création.

« Je suis là pour dire à la population: si vous tenez à Radio-Canada, montrez-le, faites-nous signe. On a besoin de votre soutien. On est là pour soulever la population. On est là pour montrer au gouvernement Harper qu'on tient beaucoup à Radio-Canada, parce qu'on tient aussi à notre culture, à notre identité, à notre diffuseur public qui est au coeur de nos vies et de notre éducation depuis toujours. » (Emmanuel Bilodeau)

SOS Radio-Canada demande donc au public de dénoncer le gouvernement Harper qui, dit-il, accule Radio-Canada à abolir des centaines de postes en raison d'un manque à gagner de plus de 170 millions de dollars. Rappelons que le 25 mars dernier, Radio-Canada a annoncé la compression de plus de 800 postes, dont près de la moitié dans les services français, en raison de ce manque à gagner.

Le regroupement fait aussi valoir que le gouvernement sous-finance la société d'État. Il souligne qu'Ottawa verse seulement 33 $ par année par citoyen pour le diffuseur public, alors que la moyenne des pays occidentaux est de 80 $ par année par personne. Il demande d'augmenter le financement de 7 $ par personne.

Afin de faire avancer la cause du diffuseur public, le regroupement a lancé le site sosradiocanada.org.

 

 

VATICAN

 

Après quatre-vingts ans d'existence, Radio Vatican s'ouvre à la publicité.

Ce contrat devrait rapporter "quelques milliers d'euros", avance-t-on pudiquement au Saint-Siège, où l'on n'aime guère parler d'argent. Mais il marque une date dans l'histoire longue de quatre-vingts ans de Radio Vatican qui, jusqu'à présent, s'en était tenue à une règle : pas plus de publicité sur ses ondes qu'il n'y a de marchands du temple.

Mais tout change. La mauvaise santé financière de la radio papale, inaugurée par Pie XI en 1931 - la presse italienne évoque un "trou" de 24,3 millions d'euros en 2007 - a eu raison de la morale "anti-consumériste" de Radio Vatican. A partir du 6 juin, et jusqu'au 27 septembre, elle diffusera, en cinq langues (italien, anglais, espagnol, français et allemand), des spots du producteur italien d'électricité Enel. Forte de 400 collaborateurs dans le monde, la "radio du pape" produit soixante-dix-huit heures d'émissions par jour sur quatre canaux, en quarante langues.

D'autres annonceurs devraient suivre. Mais ils seront triés sur le volet, devront être "catho-compatibles" et ne vanter ni l'alcool, ni le tabac, ni les articles de mode (fussent-ils ecclésiastiques ?), ni des produits financiers que l'Eglise a très tôt dénoncés au début de la crise économique. Un cahier des charges que doit faire respecter l'agence MAB. q, choisie pour filtrer les futurs clients de Radio Vatican.

 

"200 000 EUROS PAR AN"

Pour le Père FedericoLombardi, directeur de la radio et porte-parole de Benoit XVI, l'arrivée de la publicité sur les ondes devrait rapporter "entre 100 000 à 200 000 euros par an", qui serviront à "financer de nouvelles initiatives et de nouveaux programmes".

"Cela arrive à point nommé face aux inquiétudes des administrateurs", a affirmé Mgr Renato Boccardo, secrétaire général du gouvernorat de l'Etat du Vatican, qui finance en partie la radio.

"Nous sommes fiers d'avoir été choisis comme le premier annonceur sur une des radios les plus diffusées au monde", a de son côté déclaré le président du groupe Enel, PieroGnudi. La radio vaticane est en effet une des plus diffusées à travers un réseau de stations locales qui reprennent ses programmes.

Evangélisation sponsorisée ? La radio du Vatican reste en effet un des meilleurs vecteurs du message de l'Eglise. Les autorités religieuses refusent de tourner le dos à la modernité - du moins en ce domaine. Déjà doté d'un site Internet - un des plus visités au monde - mis en place par Jean-Paul II, le plus petit des Etats a su miser sur la technologie pour s'adapter aux moyens modernes de communication. On peut écouter les prières du pape sur son téléphone portable et sur Facebook, et un site spécialement destiné aux jeunes catholiques - pope2you.net - vient d'être lancé.

(http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/05/28/apres-quatre-vingts-ans-d-existence-radio-vatican-s-ouvre-a-la-publicite_1199162_3236.html - 29 mai 2009)

 

FRANCE

 

Le personnel de Radio France Internationale est entré dans sa troisième semaine de grève "illimitée" pour protester contre un plan de licenciement. Une grève qui paralyse fortement l’antenne et pénalise les auditeurs, mais qui, pour l’instant, ne fait pas réagir la direction.

RFI a connu une très mauvaise année 2008, aussi bien en termes d’audience qu’en matière financière (9 millions d'euros de pertes en 2008). Le 15 janvier, la direction annonçait un "plan global de modernisation", qui prévoit la suppression de 206 emplois et la fermeture de six rédactions en langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). Depuis cette annonce, l'intersyndicale de l'entreprise est mobilisée. Depuis le 12 mai, à l'appel de 4 syndicats, une partie des salariés a entamé une grève tournante "illimitée", reconduite chaque jour, qui bloque 80% de l'antenne.

Bras de fer
Des négociations ont bien été entamées entre la direction et les syndicats après l’annonce du plan social, mais elles sont toujours dans l’impasse. Le comité d’entreprise a saisi la justice, qui a suspendu le plan social, et a demandé auprès de l’Elysée la nomination d’un médiateur, ce que la direction refuse.
Pour justifier le plan social, la direction avait d'abord invoqué une baisse de l'audience - argument qui a ensuite été abandonné - et des "raisons géostratégiques". Deux arguments qui ne sont, pour les syndicats, "ni valables ni justifiés".

"L’Etat devrait donner l’exemple"
Le plan d’autant plus controversé qu’il survient en pleine polémique : non seulement la direction vient d'être condamnée par les prud'hommes à intégrer en CDI une trentaine de salariés qui jusque là cumulaient les CDD, mais l’intersyndicale a révélé mercredi que le président de RFI, Alain de Pouzilhac, et la directrice générale Christine Ockrent, recevaient chacun un salaire annuel de 310.000 euros.

De plus, RFI est une entreprise publique, et beaucoup estiment qu’en temps de crise, alors que le gouvernement affirme lutter contre les plans sociaux, l’Etat devrait commencer par "donner l’exemple". C’est ce que demandent les signataires d’une pétition parue aujourd'hui dans Libération, parmi lesquels figurent de grands noms de la scène politique, culturelle, artistique et médiatique.

La voix de la France
Avec 46 millions d’auditeurs dans le monde, RFI est la voix de la France à l’étranger. Depuis plus de trente ans RFI diffuse l’actualité dans 74 pays, en 20 langues. Les signataires de la pétition soulignent qu’elle "joue un rôle actif dans la politique et la diplomatie de la France", représentant les valeurs, ajoutant que "c'est la radio qu'écoutait Ingrid Bétancourt dans la jungle colombienne, Lech Walesa envoyé en résidence surveillée ou les otages français au Liban".

Mais la France est en train de muer. La "modernisation" de RFI s’inscrit dans le contexte de création de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), groupe rassemblant RFI, TV5 Monde et France 24. Une recomposition dans laquelle les journalistes de RFI, qui voudraient voir leur radio être le "fer de lance" de la nouvelle structure se sentent plutôt "soufre douleur", d'autant que la direction de l'AEF envisage de développer France 24. Pourtant, si RFI subit de plus en plus, en particulier en Afrique, la concurrence de radios locales, elle demeure une référence. Et dans certains pays, les auditeurs vivent mal les interruptions de programme. A terme, la grève pourrait endommager sévèrement l'image de la station.
(Audrey Vassalli, http://www.lepetitjournal.com/content/view/41762/204/ - 29 mai 2009)

 

FRANCE

 

La rédaction allemande de Radio France Internationale (RFI), dont la direction a annoncé la fermeture, a écrit à la chancelière allemande Angela Merkel et au président français Nicolas Sarkozy pour défendre ces programmes, au nom de "l'entente franco-allemande".

La direction de RFI a décidé de fermer la rédaction allemande et son bureau de Berlin. Ainsi disparaît la plate-forme pour l'information audio et web la plus complète et approfondie sur la France en allemand", écrivent les membres de la rédaction allemande de RFI dans cette lettre ouverte rendue publique mercredi.

RFI a annoncé en janvier un plan social de 206 suppressions d'emplois ainsi que la fermeture de six rédactions de langues étrangères: allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien.

Le PDG de RFI, Alain de Pouzilhac, a notamment argué que le mur de Berlin "était tombé il y dix-neuf ans" et que l'émission de programmes en langue allemande ne justifiait plus. "Le mur de Berlin n'a jamais été notre raison d'être", affirme la lettre.

"Etant donné le nombre d'Allemands apprenant le Français toujours en baisse, notre mission consiste à susciter l'intérêt et la compréhension des germanophones pour la France", afin de "stimuler cette amitié franco-allemande que vous, Madame la Chancelière, avez jadis qualifiée d'essentielle", poursuit-elle.

La rédaction allemande a déjà reçu "plus de 1.500 lettres de soutien", a indiqué Ulrike Sachweh, journaliste de la rédaction allemande.

Parmi ces soutiens figurent des personnalités comme le maire de Berlin Klaus Wowereit, les socialistes Jean-Marc Ayrault, Vincent Peillon, Harlem Désir et Michel Rocard, Jacques Toubon, la journaliste Laure Adler, l'écrivain Michel Tournier, le dessinateur Sempé ou le réalisateur Volker Schlöndorff

(http://www.jeanmarcmorandini.com/article-26970-la-redaction-allemande-de-rfi-ecrit-a-sarkozy-et-merkel.html - 27 mai 2009)

 

MALI / CHINE

 

Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a effectué du 18 au 23 mai dernier, une mission de travail à Beijing en Chine. Le ministre était accompagné de membres de son cabinet et du directeur général de l’ORTM. L’ambassadeur du Mali en Chine, N’Tji Laïco Traoré, s'est joint à la délégation.
Ce voyage s’inscrivait dans le cadre de la prorogation du contrat de location des installations de radiodiffusion à ondes courtes qui lie le ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies et l’Administration nationale de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision de la République populaire de Chine. Mme Diarra Mariam Flantié Diallo et le vice-ministre chinois de l’Administration nationale de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision, Tian Jin, ont ainsi signé un protocole d’accord d’une durée de 10 ans (2007-2017). Les directeurs généraux de la Société de coopération internationale, économique et technique de la Radiodiffusion et télévision de la Chine (CRTV), Li Jirong, et de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), Sidiki N’Fa Konaté, ont également signé le document.
Cet accord porte sur la location par la Chine, de deux émetteurs à ondes courtes de 100 KW chacun du Centre émetteur de Bamako 1, route de Kati, pour la rediffusion des programmes de Radio Chine internationale vers l’Afrique.
Le montant total des frais de cette location s’élève à 11.081.400 euros soit 7,26 milliards de Fcfa. Ce montant sera utilisé pour la construction par la Chine au bénéfice de l’ORTM, d’un immeuble de radio-télévision, la fourniture, l’installation et la mise en service d’un émetteur à ondes courtes de 50 KW pour la radiodiffusion du Mali. Il est prévu également la fourniture des pièces de rechange, l’assistance technique au Centre émetteur de Bamako 1, route de Kati, et à quatre stations FM (Kayes, Mopti, Sikasso et Ségou) pendant toute la durée de la location. Le début des travaux est prévu pour 2011 et devront durer au total 24 mois.
Rappelons que ce protocole d'accord est le 4è du genre et s’inscrit dans le cadre d’une longue tradition de coopération entre la Chine et le Mali dans le domaine de la radiodiffusion et portant sur la location des émetteurs situés route de Kati par la Chine.
On retiendra que les stations régionales de Kayes et Mopti en 1991 et 1992, les stations régionales de Sikasso et Ségou en 1998 sont les fruits de cette dynamique coopération entre la Chine et le Mali et dont l’excellente qualité a été louée par Mme Diarra Flantié Diallo et Tian Jin.
L'amitié entre nos deux pays remonte aux premières heures de notre accession à la souveraineté internationale. La visite du président chinois Hu Jin Tao dans notre pays, en février dernier, témoigne de l'excellence de l'axe Bamako-Beijing.

(http://www.essor.gov.ml/jour/cgi-bin/view_article.pl?id=22304 - 27 mai 2009)

 

 

 

SERBIE

 

Le Syndicat autonome de Radio Yougoslavie (Radio Serbie Internationale) souhaite informer le public de la situation très difficile dans laquelle les employés de ce médium se sont retrouvés, sans aucune responsabilité de leur part, après 73 ans de son existence. La raison pour une telle situation repose non seulement dans le statut indéfini de notre radio, mais aussi dans le financement irrégulier de ses activités, qui englobe aussi le versement des salaires aux employés.

En dépit du rééquilibrage annoncé du budget pour 2009, l’Institution fédérale publique Radio Jugoslavija n’a toujours pas reçu du Ministère de la Culture l’information officielle sur le montant de la tranche budgétaire annuelle, destinée au fonctionnement de la maison. Etant donné que le financement de Radio Yougoslavie est défini dans le budget sous la dénomination SUBVENTIONS, les employés craignent que la tranche annuelle serait par conséquent réduite, ce qui compromettra le fonctionnement et la survie de la maison. Dans le budget déjà adopté pour l’an 2009, les moyens mensuels accordés à Radio Yougoslavie ont été réduits de 12% par rapport à la tranche mensuelle budgétaire de l’année passée. Cela a imposé, au début de l’année en cours, la réduction des salaires des employés. D’autre part, le transfert irrégulier des moyens a compromis le fonctionnement du programme, en raison des frais d’électricité, de satellite, d’Internet, de téléphones qui n’ont pas été réglés.

Si le financement de l’Institution fédérale publique Radio Yougoslavie n’était pas précisément défini dans le budget de la République de Serbie, et la tranche annuelle entière était réduite d’environ 20%, selon les mesures annoncées par le Ministère, les employés de la Radio Yougoslavie craignent que la survie de notre radio serait sérieusement compromise, de même que l’existence de leurs familles respectives.

Nous nous attendons à ce que des institutions compétentes de la République de Serbie, et avant tout le Ministère de la Culture et le ministre Nebojsa Bradic, abordent sérieusement le problème auquel nous sommes confrontés et offrent, dans les plus brefs délais, une solution pour le futur financement de Radio Yougoslavie, qui ne serait pas différent par rapport au financement des employés au Ministère de la Culture. Dans le cas contraire, les employés de Radio Yougoslavie seront forcés à radicaliser leur lutte pour la survie de la maison.

Le Syndicat autonome de Radio Yougoslavie lance un appel aux collègues dans le pays et à l’étranger, ainsi qu’aux auditeurs, de soutenir les efforts engagés par les employés de Radio Yougoslavie, afin de préserver l’un des plus anciens programmes sur l’onde courte dans le monde. Vous pouvez envoyer vos courriels de soutien à l’adresse radioju@sbb.rs (site de RY, via Wolfgang Buschel, via DXLD – 17 avril 2009)

 

RUSSIE

 

La « Voix de la Russie », dont les émissions sont suivies en 38 langues dans 160 pays, lance son nouveau format à partir du 29 mars. Développer les multimédia est l’essentiel de cette réforme, qui ne sera que l’une des étapes dans la modernisation de notre radio. Voici ce qu’a déclaré à ce propos le président de la « Voix de la Russie » Andreï Bystritski.
Notre politique ne connaîtra pas de changement radical. De quelle réforme s’agit-il ? D’abord, la radiodiffusion dans toutes les langues sera maintenue, voire augmentera. En perspective il y en aura 40, grâce aux langues de la Communauté des Etats Indépendants. Dans certaines de ces langues nous pratiquons déjà des émissions. Nous planifions à l’avenir des programmes en langues nationales vers nos auditoires ukrainien et géorgien. La CEI constitue l’une des orientations clés de nos activités. Le deuxième grand changement dans notre travail concerne l’extension de notre présence dans la toile. Je dois dire qu’absolument toutes les langues d’émission de la « Voix de la Russie » seront disponibles sur le site Internet de notre compagnie. En outre, en 12 langues les émissions seront en direct. On n’exclut, cependant, pas le retour de ces langues dans le format radiophonique traditionnel. Théoriquement, en tant que l’une des plus importantes radios internationales, la « Voix de la Russie » doit émettre en toutes les langues 24 heures sur 24. Or ce projet est trop coûteux, surtout dans les conditions de crise mondiale. En partie la nécessité de moderniser notre radio tient justement à ce qu’en période de crise économique globale il est indispensable de prendre des décisions qui rendront notre compagnie plus dynamique et contemporaine.
Andreï Bystritski a noté que l’humanité vivait pour la première fois dans un espace informationnel artificiel. Dans cette optique, renforcer la présence de la « Voix de la Russie » dans le réseau Internet est justifié et rationnel, parce que cela offre une véritable diversité multimédia. Nous proposerons à nos auditeurs des émissions audio et vidéo, des sujets multimédia, de l’infographie, des possibilités de téléphonie mobile, des services RSS et d’autres. Notre radio restera une source d’information sure, compétente, opérationnelle, compétitive. Nous avons à fournir une information qui attire l’attention et qui soit polémique par son contenu. Engagée dans la controverse mondiale, la « Voix de la Russie » doit encore savoir donner la tonalité, proposer son choix d’actualités. C'est-à-dire, découvrir des faits, auparavant peu connus du large public et en faire une information.

 

La « Voix de la Russie », une des plus anciennes compagnies de radiodiffusion du monde, émettant sur 16O pays et territoires de la planète, change ses horaires et élargit ses émissions.
Le président la « Voix de la Russie » Andrei Bystritzki a déclaré que la compagnie ouvrira prochainement des émissions dans les langues ukrainienne et géorgienne. Selon lui, le travail avec les auditeurs des pays de la CEI est un des principaux axes de ses activités. La « Voix de la Russie » a aujourd’hui des émissions dans les langues arménienne et moldave et se propose de les augmenter en langue kirghiz. Une partie de notre auditoire préfère écouter les informations dans leurs pays en russe, mais d’autres souhaitent les entendre aussi dans leur langue maternelle, a déclaré le président de la compagnieAndrei Bystritzki a également déclaré qu’avec le passage le 29 mars à des horaires nouveaux, la « Voix de la Russie » émettra 24 h sur 24 en anglais, ce que ne faisait auparavant que la « Radio internationale russe » – chaine de musique et d’information de la compagnie. Il y aura également 2,5 fois plus d’heures d’émissions en espagnol et en portugais sur les pays d’Amérique latine . Comme on lui demandait s’il n’y avait de coïncidence de conjoncture politique avec l’expansion de la Russie dans cette région, Andrei Bystritzki a répondu que cette coïncidence est d’une tout autre nature : l’élargissement des émissions de la « Voix de la Russie « sur l’Amérique latine est dû au fait que cette région devient plus dynamique et plus intéressante sur le plan informationnel.
La « Voix de la Russie » aura 8O ans cette année. Elle fait paraitre plus de 4OO programmes, informant ses auditeurs dans 38 langues des événements en Russie et dans le monde. Voici ce qu’Andrei Bystritzki a déclaré au sujet des langues d’émissions et d’autres innovations:

Les émissions dans toutes ces langues sont non seulement conservées, mais aussi augmentées. En perspective, il y en aura 4O – cette augmentation proviendra des langues parlées par les peuples de la Communauté des Etats Indépendants. Le travail avec les auditeurs de la CEI est un élément clé de notre activité. Le deuxième changement important concerne l’extension des émissions sur le réseau électronique. Toutes les langues d’émission de la « Voix de la Russie » seront présentes sur le site Internet de notre compagnie.
Selon Andrei Bystritzki, l’accroissement des émissions de la compagnie sur Internet est opportun et justifié, parce qu’il permet une diversité multimédia. Nous mettrons à la disposition de notre auditoire des matériaux audio et vidéo, des sujets multimédia, des infographies, des possibilités de téléphonie mobile, des podcastes et des serveurs RSS, a déclaré le président de la compagnie. Du point de vue financier, c’est très important en période de crise, parce que ces innovations ne demandent pas de grands investissements et permettent même d’économiser.
Cependant, malgré ces nouveautés l’essentiel ne change pas. L’authenticité, la rapidité, la compétence et la compétitivité demeurent déterminantes dans notre politique, a déclaré Andrei Bystritzki. (site de la Voix de la Russie)

 

 

FRANCE

 

RFI : des syndicats dénoncent la « fracture morale » entre salariés et direction
Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de RFI ont dénoncé hier la « fracture sociale, culturelle et morale » des salariés avec leur direction, au regard des rémunérations du pdg Alain de Pouzilhac et de la dg déléguée Christine Ockrent. Selon les syndicats, les deux dirigeants percevraient 310 000 € annuels chacun en salaire fixe, contre 130 000 € annuels pour le précédent pdg Antoine Schwarz. A ce salaire, « il semble qu'il faille encore au moins [...] ajouter 70 000 € de part variable faite de primes de résultat et de bonus », selon les syndicats. Rappelant que le président Nicolas Sarkozy a demandé aux dirigeants d'entreprises qui licencient de renoncer à leur bonus, les syndicats soulignent que « nos dirigeants, eux, n'ont renoncé à rien ». Et d'ajouter : « Et pourtant, ils sont payés par l'argent des contribuables... pour nous licencier. » (Satellifax – 26 mars 2009)

 

FRANCE

 

La cour d'appel de Paris a condamné Radio France Internationale (RFI) pour le licenciement jugé "sans cause réelle et sérieuse", en 2004, du journaliste Alain Ménargues après des propos sur Israël qui avaient suscité une vive émotion, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

En octobre 2004, M. Ménargues, journaliste spécialiste du Proche-Orient, avait été contraint de démissionner de ses fonctions de directeur général adjoint de RFI après avoir notamment déclaré, lors de la promotion de l'un de ses livres qu'Israël était un "Etat raciste".

Ces déclarations avaient provoqué de très vives réactions des syndicats et de la société des journalistes de RFI, d'associations juives françaises et du ministère français des Affaires étrangères.

Après sa démission de ses fonctions, la station l'avait licencié pour "faute". M. Ménargues avait saisi les Prud'hommes qui l'avaient débouté, puis la Cour d'appel. "Considérant qu'aucune des fautes invoquées par la société RFI n'étant établie à l'encontre de M. Ménargues pour justifier son licenciement, ce licenciement doit être déclaré dépourvu de cause réelle et sérieuse", a estimé la Cour d'appel dans un arrêt rendu le 6 mars.

 La Cour d'appel a condamné RFI à payer notamment à M. Ménargues ses indemnités de licenciement ainsi que "200.000 euros de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse", en "réparation du préjudice consécutif à la perte injustifiée de son emploi".

M. Ménargues est actuellement journaliste indépendant et écrivain installé au Caire.

 

 

ALLEMAGNE

 

Selon des chiffres présentés par Erik Bettermann, son directeur général, la Voix de l’Allemagne et ses services de radio, de télévision et sur Internet serait suivie par au moins 86 millions de personnes chaque semaine. Ces chiffres sont issus d’enquêtes réalisées dans plus de 60 pays.

Les émissions de radio de la Voix de l’Allemagne sont particulièrement populaires en Afrique. « En Ethiopie par exemple, plus de 10% des adultes nous écoutent, et 43% écoutent les programme en kiswahili en Tanzanie » indique Betterman. Le programme en haoussa atteint près de 10 millions d’auditeurs chaque semaine au Nigeria

(article de presse, via Alokesh Gupta et Glenn Hauser, via DXLD – 13 février 2009)

 

ETATS-UNIS

 

«Radio Free Europe» - Un documentaire passionnant sur l'histoire de cette station qui, pendant la guerre froide, émettait vers les pays de l'Est.

Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

1950. La guerre froide bat son plein. Les États-Unis voient d'un très mauvais œil l'URSS attraper dans sa nasse les pays de l'Est : Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie… L'Allemagne est divisée en deux par le mur de Berlin. Les Américains décident alors de créer une radio, Radio Free Europe, chargée de « diffuser la vérité derrière le rideau de fer » et de « donner de l'espoir à des millions de gens piégés » par les « Rouges ».

Le siège de la radio est installé à Munich, alors capitale de la zone d'occupation américaine en Allemagne. Très vite, les journalistes de la radio deviennent les bêtes noires des autorités communistes. D'autant que RFE emploie de nombreux réfugiés des pays de l'Est, accusés d'être des espions. Les émissions sont diffusées en sept langues pour plus de 70 millions d'auditeurs potentiels. Le pouvoir communiste n'hésite pas à les menacer ouvertement. Sans compter les attentats à la bombe qui vont se multiplier, notamment de 1980 à 1990.

Une radio totalement atypique

Christian Bauer s'est plongé dans l'histoire de cette radio totalement atypique et a réalisé un documentaire de 90 minutes passionnant, mêlant des images d'archives aux témoignages d'anciens responsables de RFE ainsi que d'auditeurs. L'occasion de replonger dans une époque que les jeunes générations ne connaissent pas ou trop peu. Et bien que la radio ait été financée par la CIA, tous ceux qui se sont mis à son service sont catégoriques : « Nous n'avions aucune instruction sur ce qu'il fallait diffuser, raconte un ancien dirigeant de RFE. C'est plutôt nous qui pilotions le gouvernement que l'inverse…»

Des anciens auditeurs témoignent également de l'« espoir » que les émissions de la station suscitaient et des efforts, vains, des régimes communistes pour brouiller les émissions. Les techniciens américains s'arrangeaient toujours, en jonglant avec les fréquences, pour que les « esclaves » des communistes les entendent.

L'auteur du documentaire revient notamment sur le rôle de RFE dans le soulèvement de Budapest en 1956. Elle a été accusée d'être coresponsable de l'insurrection en diffusant des programmes trop émotionnels incitant les insurgés à se rebeller, et taxée d'un manque de professionnalisme. En revanche, en 1968, lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie par les Soviétiques, la radio a joué un rôle majeur en diffusant des informations sans entrer dans des considérations personnelles.

RFE insufflera l'envie du rock et du jazz sur ses ondes, parlera de Coca-Cola et de société de consommation pour conquérir de nouveaux auditeurs. Aujourd'hui, RFE continue à émettre en Iran, en Afghanistan et en Irak où, là-bas, elle poursuit son rôle d'alternative aux organes officiels.

http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2009/02/04/03012-20090204ARTFIG00486-les-ondes-de-la-liberte-.php - 04 février 2009

 

Ecouter la radio tue. Ecouter la radio libère. Deux slogans, qui décrivent un peu ce que fut, pour ses auditeurs, Radio Free Europe (RFE), à en croire le documentaire éponyme diffusé ce soir, à 22 h 45, sur Arte. Financé par la CIA, puis par le Congrès américain, mais animé par des journalistes issus des pays du bloc soviétique, RFE fut, de sa création en 1950 à la fin de la guerre froide « une fenêtre ouverte sur la réalité ». Malgré les menaces proférées par les régimes communistes contre ses diffuseurs et auditeurs, RFE était reçue, grâce aux antennes clandestines, en Pologne, Hongrie, Roumanie, Tchécoslovaquie, et Bulgarie. Jusqu'à l'an dernier, une antenne roumaine existait encore. Mais « L'objectif de RFE, c'est qu'on ait plus besoin d'elle », note Julian Knapp, membre de l'actuelle direction. Désormais RFE émet donc en Irak, en Afghanistan, ou en Iran. « Là, où, comme ailleurs avant, l'information n'est pas libre. » Malvenu donc de lui souhaiter longue vie

http://www.20minutes.fr/article/296789/Media-Des-ondes-qui-rendent-free.php -04 février 2009

 

1950. Les relations entre l'Est et l'Ouest sont glaciales. Depuis Munich, en Allemagne, quelques journalistes veulent rétablir, via les ondes radio, les vérités cachées par les régimes du bloc soviétique. C'est la naissance de Radio Free Europe et de Radio Liberty.

Année après année, la radio financée par la CIA recrute des réfugiés des pays satellites de l'URSS. Un grand melting-pot de cultures et d'idéaux s'y confronte. RFE émet alors en sept langues, en toute indépendance. Jeunesse et créativité sont maîtres. Sans autre arme que la parole, la radio devient la bête noire des services secrets communistes. Attentats, assassinats... Plusieurs journalistes mourront pour leurs convictions.

Dans ce documentaire, Arte fouille les entrailles de la radio pour en relever aussi les faiblesses. Les espoirs véhiculés par-delà le Rideau de fer sont immenses et parfois déçus. RFE n'est pas aux ordres de l'Amérique. C'est la voix de ceux qui ne peuvent se plaindre. Si RFE n'a pas brisé le communisme, elle a participé à sa chute en proposant une alternative à la propagande officielle, en nourrissant l'esprit critique des citoyens européens.

http://www.ouest-france.fr/actu/loisirsDet_-Un-espoir-derriere-le-Rideau-de-fer_9576-814778_actu.Htm - 04 février 2009

 

 

FRANCE

Dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy publiée le 11 février dernier, les personnels de RFI réunis en assemblée général avec l'intersyndicale ont demandé "solennellement" le retrait du plan social qui prévoit la suppression de plus de 200 postes sur 900 au sein de la station internationale, en dépit des promesses du gouvernement et du ministère de tutelle. Ils dénoncent également le cumul par Alain de Pouzhilac de sa fonction de PDG de la station avec la présidence d'un groupe de casinos.

Désormais rattachée à la holding Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) qui rassemble France 24 et TV5 Monde, RFI va faire l'objet d'un vaste plan social qui va se traduire par la suppression de 206 postes sur un total de 945, la fermeture de 6 rédactions de langues sur 17 (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien) ainsi que le licenciement de la moitié du personnel technique et de réalisation. Après une manifestation de soutien à RFI qui avait réuni plusieurs centaines de personnes le 22 janvier dernier à Paris, les personnels de RFI réunis en assemblée générale ce vendredi 13 février avec les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT se sont adressés à Nicolas Sarkozy, Président de la République. Ils lui ont demandé le retrait du plan social qui va frapper RFI. Lui rappelant ses propos du 5 février dernier dans lequels Nicolas Sarkozy expliquait que "tout doit être mis en oeuvre pour sauver des emplois", les personnels de RFI lui demandent de "commencer par donner l'exemple dans les entreprises publiques". Ils ajoutent que "RFI est actuellement une exception : c'est la seule société de service public où un plan social est en cours".

"Est-ce vraiment là un signe de modernité pour une entreprise, et à plus forte raison pour une entreprise publique ?", s'interrogent les personnels et les syndicats de RFI, dénonçant le "plan de modernisation" mis en place par la direction de RFI. "Un seul coup de fil de votre part suffit pour préserver l'emploi à RFI. Demandez le retrait du plan social. Vous pouvez le faire. Vous avez l'ardente obligation morale de le faire !", ajoutent les personnels de la station. Si l'audience de la station reste assez confidentielle en France, il n'en reste pas moins que RFI rassemble, à travers le monde, plus d'auditeurs que RTL, Europe 1, France Inter et France Info réunies, soulignent les personnels de RFI [NDLR : RFI rassemble 45 millions d'auditeurs réguliers]. "RFI est un bel outil au service de la France et de la francophonie. Hélas on est en train de la casser. Cette voix risque de s'étrangler", déplorent le personnel et les syndicats de la station. Par ailleurs, la station internationale vient de faire l'objet d'une recapitalisation à hauteur de 16.9 millions d'euros, correspondant à son déficit sur les trois dernières années.

Dans ce contexte, les personnels et les syndicats se sont émus de "la confusion des genres à grande échelle" pratiqués par les dirigeants de la station. Ainsi, Christine Ockrent, directrice générale déléguée de RFI, est également l'épouse de Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères et cumule ses fonctions avec celles de directrice général de France 24. De même, les syndicats de RFI indiquent que Alain de Pouzilhac, président de la station, est également président de Joagroupe, une société exploitant une vingtaine d'établissements de jeu d'argent en France. "Une société qui plus est à capitaux nord-américains", ajoutent les syndicats. "Alors, nous vous le demandons, Monsieur le Président : n'est ce pas choquant ?", s'interrogent ils. Une rencontre entre les syndicats et Nicolas Sarkozy doit se tenir le 18 février prochain à l'Elysée. Enfin, les salariés de RFI ont révélé que la rémunération mensuelle de Christine Ockrent et de Alain de Pouzilhac s'élèverait à 40 000 euros mensuels chacun. Les salariés de RFI ont également mis en place un blog consacré à la crise que traverse leur station (rfiriposte.wordpress.com).

Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu

© MédiasActu · 2009 · Reproduction interdite sans autorisation

http://www.radioactu.com/actualites-radio/102969/rfi-les-syndicats-interpellent-nicolas-sarkozy/

 

 

ETATS-UNIS

 

Des études menées par le Congrès américain montrent que les émissions américaines de Radio Marti et de TV Marti dirigées vers Cuba et qui ont déjà fait l’objet d’une dépense de 500 millions de dollars pourraient n’avoir qu’une faible audience. Ces études proposent également de trouver de meilleurs outils pour juger de leur efficacité

Les meilleures estimations indiquent que près de 2%  des 11 millions de personnes vivant à Cuba ont regardé ou écouté une ou plusieurs émissions depuis 2003 quand les américains ont commencé des enquêtes téléphoniques à Cuba par l’intermédiaire d’un pays tiers.

Le bureau de radiodiffusion vers Cuba, basé à Miami, dispose d’un budget de 34 millions de dollrs cette année. Radio Marti a débuté ses programmes en 1986 et TV Marti en 1990 et les efforts aujourd’hui sont consacrés sur le satellite, les ondes courtes, l’Internet, et les avions qui diffusent les signaux de télévision vers l’île.

Depuis des années, Cuba brouille les émissions, qui, selon les Etats-Unis, apportent aux cubains une alternative objective aux informations contrôlées par le gouvernement cubain. Pour Cuba, les programmes de Radio et TYV Marti sont de la propagande américaine.

Le Bureau de Radiodiffusion Américaine, qui regroupe notamment les programmes vers Cuba a redonnu que de meilleures mesures étaient nécessaires, mais que les enquêtes “ne reflètent pas complètent la difficulté à diffuser vers un pays fermé”

Deux nouvelles études sont prévues cette année, avec les réponses de 600 cubains récemment arrivés aux Etats-Unis. afin de savoir quels programmes sont les plus populaires. Les cubains exilés à Miami indiquent qu’il y a une volonté d’obtenir une information non censurée.

De nombreux analystes latino américains indiquent qu’il existe un espoir de dégel dans les relations américano-cubaines avec la nouvelle administration Obama qui a déclaré qu’il approuvait néanmoins l’embargo économique contre Cuba. Les programmes de Radio et TV Marti constituent une épine entre les deux pays et sont fortement soutenus par la communauté des exilés cubains , communauté politiquement très forte.

L’avenir de ces émissions sera discuté dans les prochains mois avec l’administration Obama.

Les américains n’ont que peu d’information sur la façon dont Cuba brouille les signaux ni où se situent ces brouilleurs. Les informations les plus récentes indiquent que c’est dans la région de La Havane que les brouillages sont les plus importants.

 

http://www.iht.com/articles/ap/2009/02/04/america/NA-US-Cuba-Broadcasting.php - 04 février 2009

 

 

REPUBLIQUE TCHEQUE

 

Radio Europe Libre / Radio Liberté vient d’ouvrir un nouveau chapitre dans sa longue histoire, le 3 février quand Radio Irak Libre a diffusé le premier programme du nouveau siège de la station américaine récemment terminé. Ce bâtiment est l’un des plus sécurisés en Europe.

« Notre nouveau siège est conçu pour répondre aux besoins d’un media du 21ème siècle » déclare Jeffrey Gedmin, président de Radio Europe Libre / Radio Liberté. « Il va nous permettre de rester à la pointe du progrès technologique alors que nous diffusons vers de nombreuses régions où les autorités sont hostiles à des médias libres et indépendants »

Steve Simmons du Broadcasting Board of Governors (l’organisme américain chargé du contrôle des radios et télévisions internationales financées par le gouvernement américain), a octroyé le succès du projet à de nombreux partenaires « Nous n’aurions pas pu faire ceci sans le support vital du gouvernement tchec, du Congrès américain, et de l’ambassade américaine à Praque » a –t-il déclaré. « Nous sommes heureux que les employées de Radio Europe Libre / Radio Liberté qui diffuse en 28 langues vers 20 pays, disposent maintenant d’un bâtiment conçu pour leurs besoins »

Cet immeuble a été construit par le promoteur immobilier Orco Property Group basé à paris et dessiné par la société d’architectes Cigler Marani. La station américaine quitte son ancien siège qu’elle occuppait depuis 15 ans, l’ancien parlement de la Tchécoslovaquie communiste, qui sera confié aux Musée national

(Blog de Medianetwork – 03 février 2009)

 

IRAN

 

Les autorités iraniennes ont interdit l'accès aux sites internet en persan de Radio France Internationale (RFI) et de la radio allemande Deutsche Welle (DW), a rapporté le 3 février le quotidien Etemad Melli (NDR : iranien)

Les internautes iraniens n'ont plus accès aux informations en persan des sites internet de ces deux radios qui diffusent également des émissions quotidiennes en persan en direction de l'Iran.

Téhéran a déjà interdit l'accès aux sites internet en persan de la BBC, de la Voix de l'Amérique (VOA) ou encore de Radio Farda (financée par les Etats-Unis).

Un responsable de la justice iranienne avait déclaré en novembre que plus de cinq millions de sites internet qualifiés d'"immoraux et anti-sociaux" et accusés de saper "l'identité religieuse" des Iraniens avaient été interdits.

Les autorités obligent depuis plusieurs années les fournisseurs d'accès à placer des filtres dans leurs systèmes interdisant l'accès aux sites pornographiques étrangers mais aussi à des sites politiques basés en Iran et à l'étranger.

Ces filtres, régulièrement mis à jour et fonctionnant avec des mots clés ou l'adresse des sites interdits, affectent aussi des sites inoffensifs mais contenant des termes prohibés.

De nombreux sites politiques sont également interdits, notamment les sites des mouvements féministes mais aussi les sites des groupes étudiants modérés ou réformateurs.

Pour contourner ces filtres, les internautes utilisent des programmes permettant d'accéder indirectement aux sites interdits.

Parmi les sites les plus célèbres sujets à des suspensions fréquentes se trouvent YouTube et les sites de socialisation Facebook et Orkut, très utilisés par les jeunes internautes iraniens

(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hMRtbOfyiC-L4BQbVdcBVJ7rqluQ - 03 février 2009)

 

 

TAIWAN

 

Voici un article paru sur le site Internet lagrandeepoque.com, site d’actualité sur l’Asie et la Chine

La station de radio Son de l’Espoir (Sound Of Hope) est basée aux Etats-Unis et émet en chinois vers la Chine communiste, Taiwan et les pays voisins. Les auditeurs captent leur station sur la bande FM, sur ondes courtes ou sur le net. Le nombre de gens consultant le site de SOH, estimé à 4 millions en 2008, a augmenté de 67 % en cinq ans d’existence, et ce, malgré les tentatives répétées du régime communiste chinois de saboter la diffusion et le site internet vers la Chine.

 «Notre station a eu un grand impact en 2008 alors que les autres médias ne faisaient qu’essayer de survivre», dit Zeng Yong, le directeur de la station.

 En mai 2008 lors du tremblement de terre qui a eu lieu dans la province du Sichuan, les gens avaient perdu tout moyen de communication avec le reste du monde. SOH était la seule radio sur ondes courtes à rapporter les nouvelles du tremblement de terre en temps et en heure en Chine. «J’aimerais que votre signal soit plus fort pour que tous les villageois puissent capter vos émissions», disait un villageois de la province de Sichuan.

 SOH reçoit un accueil favorable autant chez les Chinois de Chine continentale que ceux vivant à l’étranger. Il est impossible de recenser le nombre de gens écoutant SOH mais des réactions comme celles qui suivent donnent des indications sur le besoin qu’elle assouvit.

 «SOH nous laisse entrevoir l’espoir dasn l’avenir. Il y a des millions de gens comme moi en Chine. Beaucoup d’entre eux ne savent pas comment capter votre radio», rapporte un auditeur.

 «J’aime les histoires d’une grande profondeur que l’on peut entendre dans vos programmes. Les analyses de l’actualité sont très pertinentes. Je m’allonge souvent sur mon lit pour écouter la radio. La voix de SOH est réellement la voix des Chinois et représente l’espoir de la nation chinoise», nous a écrit un autre auditeur.

 Un professeur émigré aux États-Unis a dit: «Je n’écoute que SOH, parce que les programmes ont une réelle profondeur».

Et un autre auditeur de former le voeu  suivant: «J’espère que vous pourrez bientôt rentrer à la maison», (signifiant que la radio puisse émettre officiellement en Chine).

 Zeng Yong ne cache pas sa satisfaction de voir que SOH est accueillie si chaleureusement parmi les Chinois. C’est pour cette même raison que le Parti communiste veut faire taire la station. «C’est cela qui nous motive à continuer d’améliorer nos programmes», confie Zeng.

 Sur la question du développement de SOH pour cette nouvelle année, Zeng Yong répond que 2009 sera très importante car SOH s’apprête à diffuser des nouveaux programmes en direct qui encourageront les gens à exprimer leurs propres opinions. Il est également prévu de diffuser une série d’émissions sur l’art de vivre et la musique.

 SOH a des correspondants dans une vingtaine de villes du monde. Son ambition pour les deux années à venir est d’ajouter des fonctionnalités plus développées et de rendre SOH accessible sur les téléphones portables

(http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5708/104/ - 21 janvier 2009)

 

 

FRANCE

 

PARIS (AFP) — Des salariés de Radio France Internationale (RFI) ont manifesté vendredi devant les bureaux de leur direction pour protester contre le plan social prévoyant 206 suppressions de postes qu'elle a annoncé et s'opposer à "tout licenciement", a-t-on appris de source syndicale.

A l'issue d'une assemblée générale de plusieurs centaines de salariés au siège de la radio à Paris, des manifestants se sont rendus dans les bureaux de la direction et ont "interpellé" Geneviève Goetzinger, directrice générale adjointe en charge de l'information et des antennes, a affirmé à l'AFP Maria Afonso, déléguée FO et secrétaire du comité d'entreprise.

Dans les couloirs, les manifestants ont scandé "non aux licenciements!". Selon la direction, les bureaux de la direction "n'ont pas été investis".

La direction de RFI a annoncé jeudi un "plan de modernisation" prévoyant la suppression de 206 postes sur un total de 1.040 salariés et la "création possible" de 34 postes, ce qui reviendrait à la suppression nette de 172 postes.

Ce plan vise notamment à reconquérir les audiences de la radio publique dans certaines régions du monde, dont l'Afrique, au détriment de six langues qui vont fermer (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien).

Selon Addala Ben Raad, délégué du SNJ-CGT, la direction souhaite "couper les émissions en ondes courtes sur l'Afrique", alors que les émissions en FM sont "beaucoup plus vulnérables à la censure".

Bernard, un journaliste des services en langue qui a requis l'anonymat, a estimé que le "plan de modernisation" annoncé jetterait à la rue "67 familles de journalistes d'origine étrangère", qui n'ont aucune possibilité de trouver un nouvel emploi en France dans la langue qu'il pratique.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iIFN5w2q--FrotiNR9mj8vZxSNKA 1801

 

AZERBAIDJAN

 

Depuis le 1er janvier, la diffusion de stations de radio étrangères, à savoir la BBC, Radio Liberty et Voice of America, sur les fréquences locales est interdite en Azerbaïdjan, regrette le quotidien Zerkalo. "Cette décision a été prise en conformité avec la loi qui interdit aux diffuseurs étrangers d'émettre sur les fréquences locales, explique le titre. Selon Ali Gassanov, responsable du département politique de la chancellerie du président Ilham Aliev, "les stations de radio étrangères ont d'autres moyens de diffuser leurs programmes en Azerbaïdjan, comme le câble, le satellite ou les ondes courtes. Alors pourquoi la décision gouvernementale est-elle interprétée comme une interdiction ? Ce n'en est pas une. Il suffit de régler son poste sur les ondes courtes."

Cependant, tout n'est pas si simple, estime Zerkalo. "Les appareils modernes n'offrent pas la possibilité de capter les ondes courtes. Autrement dit, ceux qui souhaitent écouter les 'voix ennemies', selon le vocabulaire de l'ère soviétique, doivent exhumer de leurs caves des appareils de cette époque", ironise le journal. "On nous a tout simplement privés d'information de qualité et de plate-forme de débat politique", résume Zerkalo

(http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93311 - 08 janvier 2009)

 

FRANCE

 

Les émissions de RFI en chinois bientôt supprimées ?

Fin octobre, le PDG de RFI Alain de Pouzilhac annonçait une « réflexion » sur la suppression des programmes dans six langues étrangères et le redéploiement sur internet de certaines autres rédactions, dont la rédaction chinoise. Mais certains journalistes et sinologues craignent, à terme, la disparition totale des programmes en mandarin. Ils ont donc lancé une pétition pour tenter de sauver les programmes de RFI en chinois.

Dans un premier temps, ce sont simplement les émissions diffusées en ondes moyennes sur l'Ile-de-France qui devraient être supprimées. Initialement prévue le 5 décembre, cette suppression devrait finalement intervenir le 5 janvier après décision du conseil d'administration. Pour la direction, les émissions en ondes moyennes coûtent trop cher et leur audience est trop limitée: moins de 0,1% d'audience en Ile-de-France, toutes langues confondues.

L'objectif est donc redéployer les efforts sur Internet. Alain de Pouzilhac s'exprimait ainsi dans Libération le 10 décembre: « En Chine, les ondes courtes et moyennes touchent 4 % de la population soit 55 millions de personnes ; avec Internet, c'est 257 millions. Donc on va peut-être développer le mandarin via des webradios ».

Le problème... c'est qu'en Chine le site de RFI en mandarin est inaccessible, censuré par le gouvernement depuis plusieurs mois. Sauf levée de la censure, le projet de webradio serait donc inévitablement voué à l'échec en Chine.

Certes, les Chinois de France pourront toujours écouter RFI par internet. Mais selon une journaliste de la rédaction chinoise, la plupart des auditeurs écoutent RFI dans des commerces ou des restaurants, très peu par Internet. Pour cette journaliste qui a préféré rester anonyme, la suppression des émissions en ondes moyennes est le premier pas dans un engrenage fatal: « Ces auditeurs en Ile-de-France ont une réelle importance pour nous. Il existe une vraie interaction entre les Chinois de France et de Chine. Sans le relais des auditeurs d'Ile-de-France, il y aura des conséquences sur notre crédibilité en Chine ». A ses yeux, le constat est clair: « A terme, c'est la mort certaine de RFI en chinois. C'est comme si on nous mettait en hauteur, qu'on nous coupait une racine, puis un bras en nous disant "on ne vous coupe pas le cœur, alors avancez!" ».

Une pétition circule donc actuellement sur Internet pour sauver les émissions en mandarin. Initiée notamment par la sinologue Marie Holzman, elle aurait recueilli plus de 200 signatures, dont celles d'un directeur d'études de l'EHESS, des députés Noël Mamère et Jean-Marie Le Guen ou encore celle de l'ancien ministre de la culture Jacques Toubon.

(http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=9979 - 19 décembre 2008)

 

FRANCE

 

A la suite de la mise en ligne sur nouvelobs.com d’une pétition lancée par un groupe de journalistes et de sinologues en soutien aux émissions en langue chinoise de Radio France Internationale – menacées de disparition à plus ou moins brève échéance selon les pétitionnaires –, nous avons reçu un démenti de la part des responsables de RFI.
Rappelons que les pétitionnaires s’inquiétaient de voir s’éteindre une des très rares sources d’information libre disponibles en langue chinoise. RFI est en effet un média très apprécié aussi bien en Chine (via les ondes courtes) que chez les Chinois qui résident et travaillent dans notre pays (émissions en chinois sur ondes moyennes).
L’inquiétude des pétitionnaires se fondait entre autres sur des informations selon lesquelles la rédaction devait concentrer désormais ses efforts sur le site internet. Or, la Toile est totalement verrouillée en Chine par les services de propagande. Et le site de RFI y est bloqué depuis un mois.
Selon les informations circulant au sein de la rédaction, les émissions en ondes moyennes (en direction de l’Ile de France) devaient être arrêtées de façon imminente. Des tracts syndicaux annonçaient même leur arrêt à partir du 5 décembre 2008. Les émissions en ondes courtes (en direction de la Chine) devant quant à elles subir le même sort dans un futur proche.

"Une erreur de négliger les Chinois de France"

Les responsables de la communication de RFI que nous avons contactés ont catégoriquement démenti l’arrêt des émissions en direction de la Chine : "Le renforcement du site internet ne signifie aucunement que les émissions sur ondes courtes vont être supprimées. Nous souhaitons développer le site, mais nous connaissons les problèmes de contrôle du Web en Chine", a déclaré une responsable de RFI.
Quant aux émissions en direction de la France, leur suppression a été confirmée par cette même responsable, mais "elle n’aura lieu que courant 2009", a-t-elle précisé. La direction appuie sa décision sur le fait que RFI "est une radio internationale en direction de l’international", et non pas en direction des communautés immigrées.
Selon la sinologue Marie Holzman, signataire de la pétition, "le maintien des émissions en Chine est une excellente nouvelle. Mais c’est une erreur de négliger les Chinois de France, car ils entretiennent des contacts très étroits avec leur pays d’origine et représentent un puissant relais d’opinion quand il s’agit de donner de l’actualité une version différente de celle qui est véhiculée par les médias chinois".
Les journalistes de RFI qui reçoivent énormément de courrier et d’appels en réaction à leurs émissions confirment que les Chinois de France sont des auditeurs très assidus de RFI, qui leur fournit l’unique source d’information libre dont ils disposent. Nombreux sont les travailleurs sans papiers trop pauvres pour pouvoir accéder à internet, et ne parlant pas suffisamment le français pour s’adresser aux médias en langue française. En l’absence de l’heure quotidienne d’infos en chinois sur RFI, ils seront pratiquement « otages » des radios et des chaînes chinoises gouvernementales. C’est un boulevard qui s’ouvre devant la propagande de Pékin qui, elle, ne néglige pas du tout les communautés immigrées. Les réactions ultra-nationalistes que nous avons pu observer chez les Chinois de France lors du passage de la flamme olympique à Paris ne sont pas près de s’effacer.
Les pétitionnaires maintiennent donc leur protestation qui a déjà recueilli de nombreuses signatures (voir le texte de la pétition).

 D’ici quelques jours, l’émission en mandarin vers la France devrait quitter les ondes moyennes. L’émission en ondes courtes à destination chinoise devrait à son tour être supprimée à court terme. La raison invoquée pour le passage sur Internet de cette émission quotidienne est banale : il faut effectuer des économies budgétaires. Cette raison n’est pas acceptable !
En effet, la présence de la France en Chine, comme de la Chine en France, est une réalité que plus personne ne peut sous-estimer. L’émission en chinois de RFI est, à notre connaissance, le seul outil de masse qui permette aux Chinois de Chine et de France d’entendre un média français « en direct ». Cette voix française en chinois prolonge l’influence de la politique, de l’économie et de la culture françaises en Chine. Elle accompagne, commente les événements de l’actualité et parvient parfois à effacer de graves mécompréhensions.
Sans une interprétation neutre et argumentée des enjeux du monde contemporain, les tendances nationalistes et anti-occidentales, que l’on a pu découvrir lors du passage de la flamme olympique à Paris, pourront se frayer un boulevard dans une opinion publique livrée à la seule interprétation des médias chinois, placés sous le Ministère de la Propagande.
De même, les émissions en chinois de RFI restent le seul et unique moyen pour atteindre les Chinois non francophones (largement majoritaires parmi les Chinois arrivant de Chine continentale) et les aider à créer des liens et des opportunités entre nos deux pays. L’émission en mandarin joue un puissant rôle d’intégration en France, grâce aux nombreuses informations diffusées sur leur pays d’adoption, et sert de lien entre la culture d’origine et la communauté exilée.

Vingt ans se sont écoulés depuis la répression du mouvement démocratique chinois et pourtant le parti communiste chinois n’a pas relâché son étreinte sur le contrôle de la presse et de l’opinion. La liberté des internautes chinois est constamment menacée et le site de RFI est souvent bloqué. Il nous paraît plus que jamais indispensable de montrer au peuple chinois que la France ne renonce pas à ses convictions et qu’elle souhaite maintenir un dialogue avec la Chine basé sur le respect mutuel, mais aussi porteur des valeurs universelles de liberté et de fraternité.

Aidez-nous à faire entendre la voix de la France en Chine et en Ile de France ! Ne laissez pas disparaître une émission écoutée par des millions d’auditeurs en Chine, et des dizaines de milliers d’auditeurs en France ! Joignez votre voix à la nôtre !

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20081203.OBS3867/rfi_dement_mais_les_emissions_en_chinois_sont_toujours_.html - 03 décembre 2008)

 

AUTRICHE

 

La radio-télévision publique autrichienne ORF prévoit de supprimer 1000 emplois sur 3400, soit un tiers des postes, d'ici à 2012, a annoncé jeudi son directeur général Alexander Wrabetz. Ce plan, qui pourra inclure des licenciements, prévoit notamment d'externaliser certains services techniques ainsi que l'Orchestre symphonique de la radio nationale, a-t-il précisé. Premier média audiovisuel d'Autriche, l'ORF a vu ses parts de marché décliner brutalement ces deux dernières années et a annoncé un déficit de 100 millions d'euros en 2008.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=2101&sid=10023468&cKey=1227799273000 - 27 novembre 2008)

 

 

RUSSIE

 

Durant la guerre en Géorgie, la radio Ekho Moskvy (Echo de Moscou) a été l'un des rares médias russes à offrir une information en provenance du terrain, indépendante de la vision officielle. Envoyés à Tbilissi, à Gori, à Tskhinvali..., ses reporters transmettent les faits dont ils sont témoins, donnent la parole à des Géorgiens comme à des Russes ou à des séparatistes ossètes du Sud. Se démarquant de la frénésie « patriotique » ambiante, la station organise des débats où s'expriment les partisans du pouvoir, mais aussi ses opposants les plus intransigeants, proscrits d'antenne partout ailleurs - tel Andreï Illarionov, ex-conseiller de Vladimir Poutine, qui a claqué la porte du Kremlin en 2005. On y entend aussi des analystes peu suspects de complaisance à l'égard du régime, dont Lilia Chevtsova, du Centre Carnegie de Moscou. « Pour moi, Ekho est la seule source objective », confie une auditrice moscovite

Pourtant, peu après l'interview, le 12 août, du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, la radio est bannie des ondes en Géorgie. La décision, assure Alexeï Venediktov, directeur de la rédaction, a été prise à Tbilissi par la présidence. RTV International (RTVi), chaîne russophone partenaire de la station, dont elle assure la retransmission des programmes, a été déclarée indésirable. Il faudra une semaine pour que cette mesure soit levée, à la suite des protestations de la diplomatie russe, certes, mais aussi américaine - dont plusieurs représentants, en particulier la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, ont accordé des entretiens à Echo de Moscou. « C'est bien le seul acte que Moscou et Washington ont eu en commun durant cette guerre », souligne Venediktov. Doté d'un esprit incisif et rétif à l'embrigadement, cet ancien prof d'histoire a fait ses classes au temps des réformes entreprises, dans la seconde moitié des années 1980, par Mikhaïl Gorbatchev.

La Constitution de la Fédération de Russie « garantit » la liberté de la presse, que le chef de l'Etat, Dmitri Medvedev, professe de respecter. Son prédécesseur et mentor, Vladimir Poutine, aujourd'hui Premier ministre, s'est chargé de la tailler en pièces. Depuis 2001, des holdings publics ou semi-publics et des oligarques feudataires du régime ont pris le contrôle capitalistique des chaînes de télévision et des journaux d'envergure nationale. Echo de Moscou, dont les émissions sont diffusées dans une trentaine de villes à travers le pays, n'échappe pas à la règle. Par l'intermédiaire de l'une de ses filiales, Gazprom, monopole au service du pouvoir, détient 64 % des parts de la station, 36 % appartenant aux journalistes. Lorsque l'actionnaire gazier décide, en 2002, de nommer cinq des neuf membres du conseil d'administration, Alexeï Venediktov annonce qu'en ce cas il démissionne. Plus de la moitié de l'équipe s'apprêtait à suivre le « patron », réputé pour ses interviews de personnalités russes et internationales autant que pour son aptitude à résister aux tentatives d'ingérence. Il a bien fallu que Gazprom compose

Le 29 août dernier, le Premier ministre, Vladimir Poutine, convoque à Sotchi 35 responsables des principaux médias russes. Lors de cette rencontre, il s'en prend à Ekho, reprochant publiquement à Venediktov d'avoir diffusé des informations erronées sur la guerre en Géorgie. Sans déplaisir, certains des participants en ont conclu que la station serait bientôt muselée. Là-dessus, le directeur de la rédaction se retrouve en tête-à-tête avec Poutine : « Il avait en main une liasse de transcriptions, témoigne-t-il. Ses services examinent tout à la loupe. » Les erreurs incriminées concernaient des noms de localités, et surtout le fait de n'avoir guère repris les communiqués officiels. « Vous prétendez que votre radio est professionnelle, lance, en substance, le chef du gouvernement. Alors, évitez ce genre de fautes. » « C'était désagréable, reconnaît le patron d'Ekho, mais il n'y a pas eu de menaces. » A la mi-septembre, une manif de nationalistes, prêtres orthodoxes en tête, réclame la fermeture de la radio et l'arrestation du directeur de la rédaction. Peu après, le magazine américain The New Yorker relate l'avertissement de Sotchi. « Ce n'est pas moi qui l'ai informé, précise Alexeï Venediktov. On a voulu nous nuire, et nous créer des difficultés avec le Premier ministre »

Cependant,l'affaire provoque un départ au sein de la rédaction. Jadis star du petit écran, Sergueï Dorenko était en pleine traversée du désert quand Ekho lui a ouvert ses portes, en 2006. Désormais, il s'en est allé faire carrière au « Service d'information russe », radio au service du pouvoir, qui se veut le vecteur des « nouvelles positives ». Peu après son départ, souligne une ONG, le Centre du journalisme en situation extrême, il livrait par voie de blog son appréciation personnelle sur Echo de Moscou. A ses yeux, la majorité de l'équipe y « travaille pour un projet global des Etats-Unis ». Lequel chercherait à imposer à la Russie de choisir son camp : soit elle est « avec l'Europe, l'Amérique et les pays civilisés », soit elle se retrouve « avec les Etats voyous, le Hamas et le Hezbollah »

Malgré les attaques dont Echo de Moscou est l'objet, qu'elles viennent du Premier ministre ou de l'intérieur d'un paysage médiatique embrigadé, la station, fondée en 1990, est restée un électron libre. Au prix d'un gymkhana permanent. Tous les courants s'expriment à l'antenne : nationalistes de droite ou de gauche, porte-voix du régime, libéraux, opposants, y compris les plus radicaux, tel Garry Kasparov, dirigeant du mouvement L'Autre Russie, un temps candidat à la présidentielle de 2008 ; ou encore Ioulia Latynina, contemptrice acerbe du « meilleur des mondes » hérité de Poutine

(http://www.lexpress.fr/actualite/monde/echo-de-moscou-la-derniere-radio-libre-de-russie_605429.html - 13 novembre 2008)

 

 

ETATS-UNIS

 

Nouveaux locaux pour Radio Free Europe
Prague, 13 Novembre, 2008 − Orco Property Group accueille l'organisation internationale de radiodiffusion Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) dans son nouveau projet avant-gardiste Hagibor Office Building au sud de Prague, pour lequel Orco a obtenu récemment le permis d'occupation. La remise officielle de cet immeuble à RFE/RL, a eu lieu le 29 octobre dernier.
"Nous sommes fiers d'avoir créé une nouvelle maison pour une organisation aussi remarquable," a déclaré Jean-François Ott, Président et CEO d'Orco Property Group. "RFE/RL a joué une rôle essentiel dans l'histoire de la République Tchèque et continue aujourd'hui, à soutenir la liberté d'expression et les droits de l'homme dans les pays où ces valeurs sont menacées. Nous sommes heureux d'accueillir ce locataire à long terme dans la famille des investissements haut de gamme d'Orco à Prague."
Les 22 000m2 de Hagibor Office Building accueilleront RFE/RL, un des media les plus importants au monde, employant environ 500 personnes tchèques et étrangères à Prague. RFE/RL loue Hagibor Office Building pour une période de 15 ans avec une option de prolongation du contrat de location pour 15 ans supplémentaires L'immeuble répond aux besoins d'une société de communications et multimédia du 21ème siècle et observe les normes de sécurité internationales. Les bureaux et les studios multimédia occupent les 5 étages de l'immeuble et sont concentrés autour d'une rédaction sophistiquée. Le projet a été conçu par l'atelier d'architectes réputé Cigler Marani, et est localisé approximativement à 5km sud-est du centre ville.
Radio Free Europe/Radio Liberty
RFE/RL est une organisation internationale de radiodiffusion indépendante qui procure des nouvelles et des informations non censurées dans les pays où la liberté de presse est bannie ou pas totalement établie. RFE/RL couvre l'un des réseaux d'information les plus complets au monde et ses émissions sont accessibles à 25 millions de personnes dans 20 pays, tels que la Russie, Biélorussie, Iran; Irak et Afghanistan. Installée à Prague, RFE/RL conserve 19 bureaux locaux dans les régions de diffusion, ainsi que son siège à Washington D.C.

(http://fr.biz.yahoo.com/13112008/45/orco-property-group-nouveaux-locaux-pour-radio-free-europe.html - 13 novembre 2008 )

 

AZERBAIDJAN

 

Reporters sans frontières a dressé une lettre au président de la République, Ilham Aliev, après l’annonce par le Conseil national de l’audiovisuel de son intention de mettre un terme à la diffusion des programmes de trois radios étrangères (BBC, Radio Free Europe/Radio Liberty et Voice of America) sur la bande FM, d’ici 2009. Reporters sans frontières a qualifié de "choquants" et d’"alarmants" les propos tenus le 31 octobre par Nushirvan Magerramli, président du Conseil national de l’audiovisuel, annonçant ces prochaines susprensions.

L’organisation a rappelé que les trois médias concernés "fournissent une information de qualité, complète et objective" et "contribuent de manière fondamentale à la persistance d’un pluralisme, par ailleurs quasi inexistant, dans la sphère médiatique azerbaidjanaise". Reporters sans frontières a insisté sur "la popularité dont (ces médias) jouissent - tout particulièrement RFE/RL."

Par ailleurs, Reporters sans frontières a dénoncé ce qu’elle considère comme "une erreur stratégique grave", qu’elle condamnerait "avec la plus grande rigueur si elle devenait réalité". Selon l’organisation, il est impossible de l’interpréter autrement que comme "l’expression d’une volonté de contrôle exacerbé sur l’espace médiatique du pays et une régression politique."

L’organisation a insisté sur le fait que "les radios ne disparaîtraient pas pour autant, puisqu’il leur sera possible de diffuser sur ondes courtes, tout comme à l’époque soviétique". Elle a souligné que "cela ne se ferait qu’au prix de la qualité de réception pour les auditeurs".

Soulignant qu"il n’est pas trop tard", Reporters sans frontières a appelé le président Ilham Aliev à "rejeter cette décision", à se démarquer d’ "un acte contre-productif pour l’Azerbaidjan", ainsi qu’à "faire savoir que les médias étrangers ne sont pas une menace pour (son) autorité et qu’ils jouent un rôle central dans l’information de (ses) citoyens." Enfin, l’organisation a encouragé le président à engager le dialogue avec les représentants des trois radios et à envisager, si nécessaire, la construction de nouveaux émetteurs.

Le 31 octobre 2008, le président du Conseil national de l’audiovisuel, Nushirvan Magerramli a déclaré que les radios Radio Free Europe/Radio Liberty, BBC et Voice of America en langue locale devront cesser d’émettre sur la FM à partir de 2009. "L’Azerbaidjan n’est pas intéressé par les radios étrangères sur ses fréquences nationales", a-t-il précisé. Il a par ailleurs ajouté, qu’au cours des dernières années, les télévisions russes et turques, mais aussi les radios françaises et russes, avaient perdu leurs fréquences. Cette décision pourrait être appliquée progressivement. Les radios concernées émettent sur la bande FM, RFE/RL et VOA sur la fréquence 101.7, la BBC sur 103.3.

(http://www.armenews.com/article.php3?id_article=46279 - 06 novembre 2008)

 

 

 

FRANCE

 

PARIS (AFP) — Radio France Internationale envisage d'arrêter la diffusion de ses programmes en six langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), faute d'audience, un projet qui concerne une cinquantaine de salariés, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Ce projet a été présenté vendredi au comité d'entreprise par le président de RFI, Alain de Pouzilhac, et la directrice générale de la radio, Christine Ockrent, a précisé cette source à l'AFP, confirmant une information des Echos.

Contactée par l'AFP, la direction de RFI n'a pas fait de commentaire.

"La direction envisage de supprimer six langues. L'argument, c'est qu'il n'y a pas assez d'audience", selon une source syndicale. Il s'agirait d'arrêter la diffusion des programmes, émis depuis Paris, en allemand, en albanais, en polonais, en serbo-croate, en turc et en laotien.

La plupart des filiales à l'étranger devraient également fermer, à l'exception de RFI Roumanie, selon cette source.

D'autres langues devraient en revanche être développées, selon le projet de la direction: le français, l'anglais, le "portugais-brésilien", l'espagnol, le haoussa et le swahili.

La direction devrait donner davantage de précisions sur ce projet et sur le sort des salariés concernés lors d'un prochain CE, le 20 novembre.

Dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public en cours, RFI est destinée à devenir filiale à 100% de la holding "Audiovisuel extérieur de la France" dirigée par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

(AFP – 27 octobre 2008)

 

 

ILE DE SAINTE-HELENE

 

Radio Sainte-Hélène a fixé la date du prochain « Jour de Radio Sainte-Hélène ». Ce jour spécial avait été réintroduit le 4 novembre 2006 et par là-même , la transmission annuelle sur les ondes courtes. L’an passé, l’événement a été un succès ; il vait eu le le 15 décembre pour coïncider avec le 40ème anniversaire de Radio Sainte-Hélène le 25 décembre. L’an passé a également été le 10ème « Jour de Radio Sainte-Hélène » ; c’était donc un double anniversaire. De nombreux présentateurs y ont contribué en offrant de leur temps pour faire de cette occasion un événement mémorable.

La station a envoyé 247 cartes QSL lors de cet anniversaire particulier, cartes dessinées par Robert Kipp, qui fut à l’origine de la reprise de cette transmission annuelle. Des rapports d’écoute ont été reçs de diverses partie d’Europe, du Japon, des Etats-Unis et du Canada. En Allemagne, cette émission exceptionnelle a même fait l’objet de reportages à la télévision ; plusieurs sites Internet dans le monde ont également rapporté l’événement, permettant ainsi de localiser l’île de sainte-Hélène sur la carte.

Cette année, il a été décidé d’organiser le « Jour de Radio Sainte-Hélène » en novembre, après que des auditeurs japonais eurent indiqué que le mois de décembre était trop tard dans l’année pour bénéficier d’une réception claire. Donc, en 2008, c’est le samedi 15 novembre que le « Jour de Radio Sainte-Hélène ». sera diffusé, sur 11092,5 kHz

Voici l’horaire :

2000-2100 TU vers le Japon

2100-2230 TU vers l’Europe

2230-2330 TU vers l’Amerique du Nord

 

Après la « résurrection » de l’événement en 2006 et après le double anniversaire de 2007, et la charge de travail importante, notamment dans la seconde partie de 2008, il a été décidé que la transmission serait réduite cette année. On espère que les heures choisies permettront une réception acceptable dans toutes les directions. L’adresse de la statio est Radio Sainte Hélène, BP 93, Jamestown, Sainte Hélène, STHL 1ZZ , Océan Atlantique Sud

(Laura Lawrence, Directrice de la Station, via St Helena Herald, via blog de Media Network – 15 septembre 2008)

 

ETATS-UNIS

 

Helle Dale, directrice du centre Allison de recherches sur la politique étrangère de la Fondation du Patrimone à Washington, a déclaré que la Voix de l’Amérique est plus que jamais indispensable. Soulignant que le conflit entre la Russie et la Géorgie a éclaté quelques jours seulement après la fin des émissions de radio en russe, elle a précisé que « l’Amérique a – au propre comme au figuré – perdu sa voix ». Ella a ajouté quà cause de la baisse du dollar (–30% par rapport à d’autres devises), la Voix de l’Amérique opère des saignées dans les programmes et dans les équipes à un rythme effarant.

Mais, conclut-elle, « de nombreuses régions du monde reviennent à l’autocratie. La radiodiffusion américaine doit servir de bouée de sauvetage de la liberté dans ces régions, en fournissant des informations non censurées, en expliquant la politique étrangère américaine, et apprendre l’histoire de l'Amérique aussi bien à nos amis qu’à nos ennemis. Ce n'est pas le moment de nous taire » (blog de Media Network – 15 septembre 2008)

 

ROUMANIE / SERBIE

 

La Roumanie considère la Serbie comme un pays voisin, ami traditionnel, qui fera, dans l’avenir, partie de l’Europe unie, et c’est pourquoi il faudrait la connaître mieux par le biais des projets communs et du partenariat, a déclaré le secrétaire général de Radio Roumanie Internationale, Eugen Cozocariu, suite à la signature de l’Accord de coopération avec RSI. Un aperçu par Sandra Pekic.

Cozocariu est d’avis que le service international dans le cadre du système d’information public d’un pays a un avenir clair. Selon lui, l’avenir des stations de radio qui diffusent le programme pour l’étranger est l’établissement d’une stratégie commune de développement, le dialogue interculturel et le développement des idées nouvelles avec l’objectif de promouvoir les coproductions radiophoniques internationales. Hormis le partenariat dans la production des émissions communes, il s’ouvre aussi la possibilité de diffuser les contenus des programmes nationaux et régionaux, préparés pour le public du pays, aussi au public à l’étranger, à la diaspora. Le secrétaire général de Radio Roumanie Internationale a fait ressortir que c’était une manière de présenter la vie politique, sociale, culturelle et économique du pays, les attractions touristiques principales et l’histoire. C’est par la promotion de la coopération médiatique roumaine et serbe que s’ouvrent les possibilités pour le traitement des thèmes d’actualité de la région et la présentation des possibilités pour les investissements économiques et les activités du domaine des affaires, a déclaré Cozocariu.

Radio Roumanie Internationale fait partie de la Société de radiodiffusion roumaine et le programme de cette radio est émis sur les ondes, via satellite, par le biais d’Internet et d’autres moyens. RRI diffuse le programme en langue roumaine, ainsi qu’en dialecte aroumain, intitulé « La Roumanie en direct », destiné à la diaspora de ce pays. Egalement, sous le nom « Ponts radiophoniques » est préparé et diffusé le programme en 10 langues étrangères.

Cozocariu  a fait ressortir que la coopération avec les services en ukrainien et en serbe revêt une importance particulière en raison des minorités qui vivent dans les régions frontalières de ce pays. C’est pourquoi RRI avait signé le contrat aussi avec le Service public de Vojvodine, Radio Novi Sad, qui englobera la coopération à succès réalisée jusqu’à présent avec les services en serbe, roumain et ukrainien.

Après la signature de l’Accord sur la coopération entre RSI et RRI, le premier secrétaire pour les relations politiques et les médias de l’ambassade de Roumanie à Belgrade, Ionel Constantin a fait ressortir que la Roumanie est membre de l’UE, et la Serbie leader dans la coopération régionale dans les Balkans occidentaux. Il a déclaré que l’avenir de tous les pays du continent est dans une Europe intégrée et stable, et que les médias devraient suivre cette tendance, en développant une coopération bilatérale et multilatérale plus ferme et l’échange des expériences. C’est effectivement l’Accord entre les radios serbe et roumaine qui servirait de base de coopération dans le cadre des projets européens plus vastes, a ajouté Constantin.

L’Accord de coopération entre RSI et RRI prévoit la réalisation des émissions communes radiophoniques et des rubriques dans les langues dans lesquelles les deux stations diffusent leurs programmes, ainsi que l’échange des expériences et des connaissances du domaine de la radiodiffusion. C’est ainsi que les auditeurs des deux radios seraient informés des aspects relevants de la réalité politique, économique, sociale, culturelle et touristique, ainsi que des événements des autres domaines, ayant trait aux tendances actuelles et les événements dans les deux pays, la région et en Europe.

(http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=15&Itemid=28 - 02 juillet 2008)

FRANCE

 

Des sénateurs et le gouvernement ont invoqué le 3 juillet l'auditrice la plus célèbre de Radio France Internationale (RFI), Ingrid Betancourt, pour défendre les statuts et les missions de RFI, lors du débat aride sur le texte de modernisation de l'économie L'opposition avait demandé en vain la suppression d'un article, qui prévoit que RFI puisse être détenue "indirectement" par l'Etat, et non plus seulement "directement". La gauche estimait que cette disposition "compromettrait la pérennité" du financement de RFI.Pour défendre la mission de RFI, une député socialiste a évoqué Ingrid Betancourt, qui pouvait écouter les messages de ses enfants sur RFI dans la jungle colombienne.

"Nous pouvons nous réjouir que RFI ait pu être accessible à Ingrid Betancourt, pour qui cela a été un fil de vie et d'espoir", a opiné la ministre de l'Economie en niant que la nouvelle disposition compromette l'avenir de la station. Elle a ajoué qu’ "il n'est pas question de remettre en cause la mission de RFI".

Plusieurs syndicats de Radio France Internationale avaient dénoncé un projet de "fusion" déguisée de RFI, France 24 et TV5Monde, à travers cet article .

(http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?idrub=4&xml=080703175537.ndnf56v6.xml - 03 juillet 2008)

 

 

POLOGNE

 

Le 1er juillet, les services extérieurs de la radio polonaise ont débuté des émissions en ondes longues sur 198 kHz. Cette fréquence est utilisée également par la radio parlementaire qui continuera à diffuser quand le parlement siégera. Aux autres heures, les services extérieurs occuperont la fréquence.

Les services extérieurs diffusent en 7 langues : anglais, hébreu, russe, ukrainien, bélarusse, allemand et polonais. Les émissions en anglais sont à 0700 et 1200 TU, uniquement si la radio parlementaire ne diffuse pas.

Cette fréquence ondes longues peut être captée en Pologne ainsi que dans les pays voisins, notamment l’Allemagne, l’Ukraine, le Bélarus et la Russie. Les transmissions via les autres moyens de diffusion (ondes courtes, Internet et satellite) demeurent inchangées. Mais le 4ème programme de la BBC utilisant la même fréquence, la réception ne sera pas possible en Europe occidentale. (blog de Medianetwork – 4 juillet 2008)

 

ETATS-UNIS  / ROUMANIE

 

Juste quelques jours après que la BBC ait annoncé la fermeture de son service roumain le 1er août, Radio Europe Libre vient de faire savoir qu’elle fera de même, également le 1er août. Néanmoins, les émissions à destination de la Moldavie et de la région de la Transnistrie se poursuivront.

Le service roumain débuta des transmissions expérimentales le 14 juillet 1950. Le 1er mai 1951, le service fut opérationnel à 100%. Pendant des années, il fut une épine dans le pied du gouvernement communiste qui, selon un rapport de l’état roumain datant de 2006, fut responsable de la moirt de 3 directeurs du service roumain.

S’adressant au Parlement il y a deux ans, le président Traian Basescu avait rendu hommage aux jornalisetes de la station américaine qui « s’étaient battus avec altruisme et passion pour l’émergence de la vérité. Les émissions de leur rédaction représentaient la conscience des roumains » (RFE / RL via blog de Medianetwork – 3 juillet 2008)

 

 

ALLEMAGNE / MOLDAVIE

 

Radio Vocea Basarabiei, une nouvelle station partenaire de la Voix de l’Allemagne, diffuse dorénavant ses programmes partout en Moldavie et dans les régions avoisinantes. Le programme en roumain de la Deutsche Welle est donc diffusé via Radio Vocea Basarabiei dans le pays, grâce à 10 nouvelles fréquences FM. Le programme est également diffusé dans la république sécessioniste de Transnistrie. C’est la première fois que la Deusche Welle est présente dans cette région politiquement instable.

De plus, Vocea Basarabiei peut également être reçue dans la partie orientale de la Roumanie et dans le sud-ouest de l’Ukraine (dans les régions d’Odessa et de Izmail)

Le programme roumain peut aussi être entendu dans la capitale Chisinau via Radio Singera qui est un partenaire de la station allemande depuis plusieurs années

Le programme télévisé de la Deusche Welle est également présent en Moldavie depuis longtemps en Moldavie. (...) Très populaire, la programmation télévisuelle de la Deutsche Welle a été accrue sur TV Eunova et sur Albasat TV et est disponible dans tout le pays via plusieurs fournisseurs d’accès au cable (Deutsche Welle via blog de Media network – 16 avril 2008)

 

ROYAUME-UNI / CAMEROUN

 

La BBC a célébré le lancement de son nouveau relais FM, 24 heures sur 24, à Garoua avec une programmation spéciale le premier jour, le 18 avril. Ce nouveau relais diffusera le prgramme de la BBC en anglais, français et haoussa à Garoua et dans les environs de la capitale. Il étend ainsi la présence déjà forte de la BBC  au Cameroun, notamment à Yaoundé, Bamenda et Douala. L’auditeur peut aussi écouter la BBC via des stations FM partenaires à Youndé et à Douala.(...)

Ce relais va offrir à ses auditeurs les principaux rendez-vous de BBC Afrique : BBC Matin, BBC Midi et BBC soir. Les programmes en anglais dédiés à l’Afrique seront également disponibles. Les émissions en haoussa seront entendues tous les jours à 0530, 0630, 1345 et 1930 TU.

Le 17 avril 2008, les journalistes de la BBC World et ceux de la BBC Afrique qui ont fait escale avant d’embarquer pour Garoua au nord du pays, ont été reçus en audience par le Premier Ministre camerounais.

(BBC World Service publicity via blog de Media Network – 15 avril 2008)

 

ROYAUME-UNI / CAMBODGE

 

L’ambassadeur britannique David Reader a signé l’accord pour le lancement de BBC 99.25 FM, à Siem Reap, au Cambodge. Cette station diffusera le programme mondial de la BBC 24 heures par jour, 7 jours sur 7. La BBc a également annoncé un nouveau partenariat avec « Love 97.5 FM » qui diffuse les meilleures émissions du service mondial. Neil Curry, responsable du développement de la BBC  pour la région Asie-Pacifique a déclaré : « Nous sommes heureux de lancer BBC 99.25 FM à Siem Reap qui permet aux programmes de la BBC d’être entendus chaque jour, avec une qualité d’écoute excellente. Nous sommes également très satisfaits de notre nouveau partenariat avec Love 97.5 FM. C’est une station très intéressante et ses auditeurs vont maintenant avoir l’opportunité d’apprécier les programmes de la BBC »

Le lancement de BBC 99.25 FL et le nouveau partenariat avec Love 97.5 FM complètent l’actuel relais de la BBC à Pnom Penh.

(BBC World Service Publicity, via blog de Media Network – 3 avril 2008)

 

FRANCE / CHINE

 

Thales dément la vente en Chine d'équipements de brouillage radio.

Thales veut en finir avec la polémique ! Le groupe français d'électronique de défense dément avoir vendu à la Chine « des équipements destinés à brouiller la réception d'émissions radio ». Le soupçon, évoqué dès 2004 par  Reporters sans Frontières, a été ravivé fin mars 2008 en pleine crise tibétaine.
Le groupe Thales précise, dans un communiqué daté du 30 mars 2008, avoir vendu en 2002, par le biais de Thales Broadcast & Multimedia, division vendue depuis à Thomson, « des équipements de radiodiffusion standard dans les bandes des ondes courtes [...] équipements exclusivement conçus pour des émissions de radiodiffusion grand public ». Enfin, Thales affirme que « ces équipements civils classiques n'ont jamais fait l'objet d'aucune restriction à l'exportation. »
A l'approche des Jeux Olympiques de Pékin, les critiques se font plus vives à l'encontre de la politique menée par le gouvernement communiste chinois au Tibet et, plus largement, dans le pays en ce qui concerne les droits de l'Homme. Le groupe Thales ne veut pas être associé, comme ont pu l'être les multinationales internet d'origine américaine Yahoo et Google, à la censure des moyens de communication pratiquée par les autorités chinoises.

(http://www.neteco.com/130824-thales-dement-vente-chine-brouillage-radio.html - 01 avril 2008)

 

 

 

ETATS-UNIS / ARMENIE

 

Les habitants de la municipalité de Zovuni, en Arménie, indiquent que le chef du village, Serzh Avetisian, a trouvé une nouvelle méthode pour restreindre le droit des peuples à l’information. Il interdit aux habitants l’écoute de Radio Europe Libre / Radio Liberté  dans le village. Il les convoque à son bureau et leur ordonne de ne pas écouter cette station américaine. Mais les habitants n’ont pas l’intention d’obéir aux ordres du chef du village, la station étrangère étant leur seule source d’information (A1+ via blog de Media Network – 16 avril 2008)

 

MONGOLIE

 

Des représentants de la radio-télévision publique mongole se sont réunis le 27 mars. pour discuter de la situation actuelle et future de la Voix de la Mongolie. La modernisation des équipements techniques et l’accroissement du nombre des auditeurs sont les points les plus urgents pour cette sttaion qui informe sur la Mongolie à l’étranger.

Pour atteindre ces objectifs, la diffusion sur Internet a été abordée et devrait être réalisée.

La radio nationale diffuse en chinois depuis 1934 ainsqi qu’en russe et en kazakh depuis 1994. Aujourd’hui, elle transmet 6 heures de programmes quotidiens en mongol, anglais, chinois, russe et japonais. Les émissions en russe sont diffusées sur ondes courtes via des émetteurs en Russie et diffusés sur Internet via le site de la Voix de la Russie

(Montsame Agency via blog de Media Network – 28 mars 2008)

 

EQUATEUR

 

L’organisation religieuse basée en Equateur HCJB Global Voice, a reçu l’accord pour continuer à utiliser ses antennes ondes courtes qui devaient être démontées du site émetteur de la mission, près de Pifo, une ville située à l’est de Quito.
Cette autorisation repousse à 6 mois au moins, le déménagement que la station avait accepté il y a deux ans, afin de permettre l’agrandissement du nouvel aéroport international. En effet, une fois l’aéroport mis en service, les pylones supportant les antennes étaient susceptibles de gêner les avions dans leurs manoeuvres d’aterrissage.
« Concrètement, cela signifie que nous pouvons poursuivre nos émissions en ondes courtes vers le Brésil sur 2 fréquences » indique Doug Weber, directeur de la région « Amérique Latine » à la station. « Deux fréquences nous permettent de mieux couvrir le Brésil. Elles nous donnent la possibilité  de couvrir le nord et le sud du pays »
La mission avait accepté le retrait de 10 mâts d’antennes pour décembre 2007. La première phase, qui avait débuté en 2006, avait vu le démantèlement de 18 mâts. Le personnel était sur le point de supprimer plus de 12 pylones dans la seconde phase. Mais Weber a obtenu l’autorisation de les conserver, avec 18 autres mâts qui eux, ne gênaient pas les maneouvres des avions.
« Cela signifie également que nous pourrons continuer nos tests de diffusion sur ondes courtes en numérique vers l’Europe et d’autres pays, tout en ouvrant la voie au numérique vers le Brésil. » ajoute Weber  qui précise que si les rapports d’écoute en provenance d’Europe et concernant les émissions en numériques sont peu nombreux, les auditeurs rapportent un signal fort. HCJB Global Voice transmet des programmes numériques en langue allemande, en tant que membre du consortium de Digital Radio Mondiale. Ces programmes sont transmis entre 1100 et 1200 TU sur 15275 kHz
De plus, depuis le 26 janvier, le diffuseur religieux émet une heure par jour en portugais sur 11795 khz entre 2300 et 2400 TU en numérique. Ces programmes sont enregistrés par le bureau brésilien de Curitiba, au Brésil.
(HCJB Global, via blog de Media Network – 26 janvier 2008)

ROYAUME-UNI

 

Le Premier Ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown, a rendu hommage au service mondial de la BBC qui vient de fêter ses 75 ans. Dans un message enregistré, le Premier Ministre a déclaré : « Je suis honoré d'être invité pour marquer le 75e anniversaire de la radio la plus connue et la plus respectée dans le monde de la radiodiffusion internationale : le BBC World Service.
La réputation du service mondial (intégrité, liberté de parole, impartialité : valeurs qui motivent les journalistes dans le monde) est un crédit tant pour la BBC que pour le Royaume-Uni dans son ensemble. Alors, je veux vous remercier publiquement pour le travail que vous faîtes

Je sais que le service mondial a battu son record d’audience l’an passé :  183 millions d'auditeurs qui écoutent dans 32 langues différentes.

Et je sais qu'il a évolué avec le temps en diffusant sur Internet, de l’arabe à l’ourdou, du russe au vietnamien. Le service est vraiment un repère pour de nombreux Britanniques à l'étranger et les personnes de toutes nationalités.

Et je suis ravi que les différents gouvernements aient été en mesure d'aider le service mondial à développer de nouveaux projets comme le  service de télévision de la BBC en arabe, et un nouveau canal de la BBC en farsi pour l'Iran.

Le Service mondial illustre aussi la liberté d'opinion et le débat qui nous sont chers, à travers des projets tels que la formation et l'assistance que le Service mondial propose aux journalistes et aux présentateurs afghans.

Nous devrions être fiers de ce travail, qui renforce le service mondial de valeurs fondatrices dans ces circonstances difficiles.

Il a été dit que les 400 premières années d'une institution sont toujours les plus difficiles. Au cours des derniers 75 ans, je suis heureux de dire que les journalistes, les techniciens et l'ensemble du personnel du service mondial l’ont démontré. Félicitations à eux, et je me réjouis à l’avance des 75 prochaines années. »

(number-10.gov.uk via blog de Media Network – 19 décembre 2007) 

 

FRANCE

 

PARIS (AFP) — Les syndicats de Radio France Internationale (RFI) ont demandé aux ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, des garanties, notamment sociales, dans le cadre du projet de réforme de l'audiovisuel extérieur.

Dans une lettre ouverte publiée vendredi, CFDT, CGC, CGT, FO et SNJ de RFI ont demandé aux ministres de "confirmer l'engagement de l'Etat à ne pas supprimer d'emplois" au sein de la station.

Un rapport sur l'audiovisuel extérieur, qui doit être prochainement présenté au président Nicolas Sarkozy par son conseiller pour l'audiovisuel, Georges-Marc Benamou, préconise la création d'une holding coiffant les chaînes de télévision TV5Monde et France 24 et RFI.

Les syndicats de RFI ont été reçus le 4 décembre au ministère des Affaires étrangères, qui a, selon eux, écarté leurs craintes sur un départ de 200 à 300 salariés (soit un tiers des effectifs).

"Il nous a été dit que la nouvelle entité serait +extrêmement majoritairement publique+", écrivent-ils, estimant qu'une holding "non entièrement publique sera source de problèmes et risque de déstabiliser l'audiovisuel extérieur français".

Le ministère a également "confirmé que le concept d'une +usine à traitement de l'information+ était envisagé". Ils demandent "la garantie que la production radio et la diffusion radio restent ensemble".

"Pour nos collègues des rédactions de langues (toutes les autres langues que le français, NDLR), souvent exilés et immigrés attachés aux droits de l'homme qu'ils défendent sur les antennes de RFI, nous souhaitons des assurances de maintien de leurs emplois non délocalisés en des filiales étrangères", ont ajouté les syndicats.

Ils ont donc demandé le "maintien des conventions collectives" pour les personnels.

RFI, placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture et de la Communication, "va devoir mener un effort sans précédent pour s'adapter aux attentes de publics beaucoup plus exigeants qu'auparavant dans le contexte d'une offre médiatique sans cesse croissante".

(http://afp.google.com/article/ALeqM5g467bkAk6QLkljWNACfNhpzjAOMQ - 14 décembre 2007)

 

 

LIBERTE DE LA PRESSE

 

Les Présidents des 5 plus grandes radios du monde appellent les gouvernements à respecter la Déclaration des Droits de l'Homme (Nations Unies) pour mettre fin aux pratiques qui entravent les droits des personnes à recevoir et à transmettre l'information .
Au cours de la réunion annuelle de Hilversum, aux Pays-Bas, le 14 décembre 2007, les dirigeants de BBC World Service, de la Deutsche Welle, de Radio France Internationale, de Radio Netherlands et de la Voice of America ont conclu un accord sans précèdent dénonçant les attaques et les pressions sur les journalistes dans les pays où ils émettent.
En constatant que chaque média a été confronté à des expériences différentes, ces responsables ont parlé d'une même voix autour d'un sujet commun - les menaces réelles et inquiétantes qui planent sur le droit de collecter des informations et de les communiquer au-delà des frontières nationales.
Jan Hoek, Directeur général de Radio Netherlands, actuellement Président du groupe des 5 médias précise que " Notre principal objectif est d e donner l'accès à des informations vérifiées et indépendantes aux personnes qui en sont privées. Dans un environnement progressivement polarisé, là où les médias dans de nombreux pays se heurtent à des restrictions importantes de la liberté de communiquer, nous avons adopté une position commune pour répondre aux millions d'auditeurs à travers le monde qui dépendent de nous pour être informés avec exactitude."
Selon de nombreuses organisations de contrôle de la presse, la liberté d'expression s'est beaucoup dégradée ces dernières années. Reporters sans Frontières a constaté une augmentation du nombre de journalistes tués chaque année depuis 2002.
Les 5 médias internationaux émettent chaque semaine pour des centaines de millions d'individus par le biais de la radio, de la télévision et par Internet. Les programmes sont réalisés en 60 langues et diffusés à travers le monde par des milliers de radios partenaires, des chaînes de télévision et des réseaux câblés.

(http://www.newspress.fr/communique_196575_41.aspx - 21 décembre 2007)

 

FRANCE

 

La Société des journalistes (SDJ) de Radio France Internationale (RFI) et deux syndicats de journalistes, la CFDT et le SNJ, demandent dans un communiqué à leur direction de réfléchir avant de décider la réouverture d'un bureau permanent de la radio à Abidjan.

Selon la SDJ, la CFDT et le SNJ, la direction de la radio a décidé de rouvrir un bureau dans la capitale ivoirienne et le nom de l'envoyé spécial permanent sera annoncé en janvier 2008.

Pour les trois organisations "la situation reste très tendue" dans ce pays, car "la +réconciliation+ Nord-sud est fragile" et "la présidentielle de 2008 peut provoquer de nouvelles violences".

Les trois organisations demandent la tenue d'un comité extraordinaire sur l'hygiène, la sécurité et les conditions de travail (CHSCT) et une période d'essai pendant laquelle plusieurs journalistes de RFI pourront se succéder à Abidjan afin de couvrir les événements.

"Rien ne saurait justifier une décision prise à la hâte", soulignent la SDJ, la CFDT et le SNJ.

RFI n'a plus d'envoyé spécial permanent à Abidjan depuis la mort de son correspondant Jean Hélène, tué d'une balle dans la tête par un policier le 20 octobre 2003.

D'autre part, les autorités ivoiriennes avaient autorisé RFI à émettre de nouveau en modulation de fréquence (FM) en mai 2006, après une interruption de près de dix mois

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33664439@7-58,0.html - 19 décembre 2007)

 

FRANCE

 

Radio France Internationale, financée par le ministère des Affaires étrangères, poursuit son implantation FM en Afrique francophone avec l’installation de nouveaux émetteurs. C’est le cas au Togo où la radio a inauguré un relais à Kpalimé (les programmes peuvent être reçus également dans une partie des pays voisins, Ghana et Bénin). RFI est présente en FM à Lomé depuis plusieurs années.
Pour la « Voix de la France », le renforcement de cette présence africaine est vitale car c’est en fait son seul véritable bassin d’audience. En Asie, en Europe de l’Est ou dans le monde arabe, RFI est désormais fortement concurrencée par des stations locales ou des chaînes de télévision.
Mais pire encore, c’est Internet qui constitue pour RFI la plus grande menace. Le développement de sites d’information 100% africains, l’accès à des programmes radio ou TV sur son ordinateur et le développement de l’ADSL sont autant de dangers pour Radio France Internationale.
Conscientes du danger, les autorités françaises réfléchissent à une réforme profonde de leur politique audiovisuelle extérieure. Idée maîtresse économiser de l’argent, centraliser les compétences et les opérations au maximum, et éviter la multiplication des opérateurs comme c’est le cas actuellement avec RFI, TV5, France 24, CFI, etc…
Sans oublier une grande importance accordée à Internet
(http://www.republicoftogo.com/central.php?o=1&s=117&d=3&i=1343  - 05 décembre 2007)

 

ROYAUME-UNI

 

Les auditeurs vivant à Trinité et Tobago peuvent bénéficier pour la première fois des programmes de la BBC, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, depuis le lancement de BBC 98.7 FM. Les habitants des deux îles ont maintenant accès à une offre beaucoup plus large de la BBC, incluant certaines émissions destinées spécifiquement aux Caraïbes.

Debbie Ransome, responsable de la division « Caraïbes » de la BBC a déclaré : «  c’est notre troisième relais 24 heures sur 24 dans les Caraïbes, et le premier à Trinité et Tobago. Je me réjouis qu’encore plus de nos auditeurs vont pouvoir écouter la BBC en qualité FM »

Les programmes de la BBC peuvent être entendus aux Caraïbes via les relais à Antigua et en Jamaïque

(BBC World Service Publicity, via blog de Media Network – 27 novembre 2007)

 

GHANA

 

Kwadwo Baah-Wiredu, ministre ghanéen de l’Economie et des finances, a présenté le budget 2008 aux parlement du Ghana.

Il a indiqué que trois bureaux d’information seront ouverts à l’étranger, dans 3 régions stratégiques, afin de promouvoir et attirer les investissements au Ghana. Il a ajouté que la Ghana Broadcasting Corporation (GBC) ibstallerait un émetteur de 50 kW pour améliorer son service ondes courtes et créer une seconde chaîne de radio.

Un programme de réhabilitation des studios de radio et télévision à Accra et dans toutes les stations régionales est également prévu
(GNA via ModernGhana.com via blog de Media Network – 16 novembre 2007)

 

ROYAUME-UNI

 

La BBC a étendu sa couverture en Roumanie avec le lancement de 2 relais 24 heures sur 24 à Sibiu et Constanta
BBC 88.4FM à Sibiu and BBC 96.9FM à Constanta diffuseront des programmes d’informations en roumain et en anglais, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Ruxandra Obreja, Controleur au developpemment au service mondial de la  BBC a déclaré : « Nous avons déjà un auditeoire fidèle à Bucarest et à Timisoara. Maintenant, les habitants de Sibiu et de Constanta peuvent écouter les programmes de la BBC en qualité FM »
Delia Radu, chef du service roumain a ajouté: « Nous sommes heureux de fournir le meilleur des programmes de la BBC aux habitants de Sibiu et de Constanta en roumain et en anglais »
Les programmes de la BBC en riumain peuvent être entendus dans les deux villes entre 07h00 et 08h00, 14h00 et 15h00, 18h00 et 19h00, et entre 21h00 et 22h00.
Aux autres horaires de la journée, ce sont les programmes en anglais qui sont diffusés.
 (article de presse de la BBC via BBC Monitoring, via blog de Media  Network – 11 novembre 2007)

 

AZERBAIDJAN

 

Les émissions de Radio France Internationale en FM à Baku vont être stoppées. Le directeur de la radio-télévision azerie a déclaré à l’agence Trend News Agency que l’Azerbaidjan a appelé plusieurs fois RFI à soumettre sa license de diffusion (apparemment sans avoir de réponse).
Le Conseil de la radio-télévision d’Azerbaidjana délivré des licenses pour la diffusion de Radio Europe Libre / Radio Liberté, la Voix de l’Amérique et pour la BBC.La décision d’interrompre les émissions de RFI devait intervenir le 23 novembre
(Trend News Agency via blog de Media network – 22 novembre 2007)

 

NAMIBIE / FRANCE

 

La Namibian Broadcasting Corporation a reconduit son contrat avec Radio France Internationale pour 5 ans, jusqu’en 2018. Cet accord autorise RFI à poursuivre ses émissions en français en Namibie sur 107.9 FM
La ministre namibien,e de l’information de l’audiovisuel, a déclaré lors d’une allocution, que le travail en commun entre les deux diffuseurs était une bonne chose pour la NBC, notamment dans le domaine du développement des infrastructures et des moyens humains. Se son côté, l’ambassadeur français en Namibie a signalé qu’avec ses 45 millions d’auditeurs das le monde, RFI n’est pas seulement une radio en français, car elle diffuse également en anglais. Il considère cet accord comme un apport culturel à la communauté française vivant en Namibie. Depuis 2001, RFI utilise les équipements de la NBC pour un montant annuel de 80.000 dollars
(NBC via blog de Media Network – 21 novembre 2007)

 

SITUATION AU PAKISTAN

 

Suite aux événements au Pakistan, les grands radiodiffuseurs internationaux n’ont pas été longs à réagir en augmentant leur diffusion à l’intention des auditeurs de ce pays
Le service ourdou de la Voix de l’Amérique a étendu ses émissions à 12 heures et 30 minutes par jour alors qu’elle ne diffusait que 5 heures par jour, ceci en réponse à la situation de crise au Pakistan. Nous nous retrouvons les seuls, avec la BBC à pouvoir être entendus à l’intérieur du pays »
Le service ourdou diffuse maintenant des informations en continu. Les deux chaînes de télévision affiliées à la Voix de l’Amérique ne sont plus diffusées.
La station a diffusé des interviews avec Benazir Bhutto et Benazir Bhutto et Nawaz Sharif, deux anciens premier ministres bqui ont été invités du programme ourdou. La Voix de l’Amérique a également interrogé de nombreuses figures de l’opposition pakistanaise, ainsi que des leaders religieux et des personnes de la rue à Karachi, Lahore ; Peshawar, Quetta et Islamabad.
En plus des émissions en ourdou,la Voix de l’Amérique diffuse également le programme « Deewa radio », 6 heures d’émission en pashto, destinées aux régions voisines du Pakistan et de l’Afghanistan, au format tout-info.
La Voix de l’Amérique, créee en 1942 par legouvernement américain, diffuse plus de 1000 heures par semaine d’informations, de programmes éducatifs et culturels, à un auditoire estimé à plus de 115 mollions de personnes, ceci en 45 langues
(http://voanews.com/english/About/2007-11-08-voa2.cfm via Alokesh Gupta, via DXLD – 08 novembre 2007)

Le 4 novembre, la BBC a également renforcé ses émissions en ourdou qui passent de deux heures par jours à 3 heures par jour (d’après http://www.dxasia.info/index.html via blog de Media  Network – 04 novembre 2007)

 

ETATS-UNIS / MAROC

 

Le Bureau International de de Radiodiffusion américain a annoncé que sa station relais à Briech, au Maroc, cessera de transmettre en mars 2008. Ses 10 émetteurs de 500 kW (qui fonctionnenet actuellement avec 250 kW) sont utilisés par 21 services de la Voix de l’Amérique et par 7 langues diffusées par Radio Europe Libre et Radio Liberté. Cette annonce arrive peu de temps après la fermeture d’une autre station, celle de Delano en Californie, le 28 octobre

Les installations marocaines redeviendront la propriété du gouvernement marocain à la fin de 2008

Les coûts sans cesse croissants ont entraîné cette décision. Mais le nombre d’heures de diffusion ne sera pas réduit pour autant. Les programmes seront diffusés soit depuis d’autres stations appartenant au Bureau International de radiodiffusion, soit depuis d’autres émetteurs qui feront l’objet de contrats de location

(http://www.kimandrewelliott.com/?id=2611, http://www.kimandrewelliott.com/index.php?id=2612 - 02 novembre 2007)

 

GEORGIE / RUSSIE

 

La Géorgie a cessé de retransmettre les programmes internationaux de la Voix de la Russie pendant l’état d’urgence, a déclaré une porte-parole de la statio russe. Elle a précisé que la Voix de la Russie diffusait son programme en russe pour la Géorgie, 6 heures par jour, de 10h00 à 13h00 et de 19h00 à 22h00, heures locales.
Les autres stations russes – Mayak, Yunost et Radio Rossii – ne sont pas diffusées en Géorgie
Ces stations peuvent être écoutées uniquement par satellite, et le signal ne peut être bloqué, ont déclaré des spécialistes techniciens.
Dans certaines régions de la Géorgie, le programme Mayak peut être capté en ondes moyennes grâce aux puissants émetteurs ondes moyennes situés à Krasnodar en Russie, au nord-ouest de la Géorgie
(agence ITAR-TASS via BBC Monitoring, via blog de Media Network – 08 novembre 2007)

 

GEORGIE / ETATS-UNIS

 

Suite à l’instauration de l’état d’urgence en Géorgie, la station américaine radio Europe Libre / Radio Liberté a vu ses stations partenaires réduites au silence. Pour y faire face, la station a notamment remis en vigueur des émissions en ondes courtes et en ondes moyennes depuis la frontière du pays. La station a modifié son site Internet, en mettaent en place un système d’alerte basé sur des SMS afin que les auditeurs puissent être informés de la situation
Prime News Agency, RFE/RL, via blog de Media Network – 10 novembre 2007)

 

LIBYE / GABON

 

La Libyan Jamahiriya Broadcasting est entrée dans le capital de la radio gabonaise à vocation panafricaine, Africa Numéro 1, à hauteur de 52%, devenant ainsi l’actionnaire majoritaire de ce média, indique-t-on de source proche du syndicat des employés de la station.
Selon la source, l’Etat gabonais autrefois majoritaire dans le capital ne détient plus 35% des parts contre 13 %  aux privés gabonais.
L’accord portant sur la restructuration de l’entreprise a été signé en juin 2006 sans que les partenaires sociaux ne soient associés à l’opération.
Depuis 1988, la radio Africa Numéro 1 connaît des difficultés de fonctionnement suite à la diminution drastique de ses recettes d’exploitation axées principalement sur la location de ses émetteurs ondes courtes basés à Moyabi, dans le Sud-est du pays.
Cette situation a conduit en 2002, le holding audiovisuel français SOFIRAD, à se retirer du capital de la radio au sein de laquelle il détenait 40% des actions.
Créée en 1981, Africa Numéro 1, dotée d’un capital de 100 millions de Francs CFA, a été l’un des meilleurs ambassadeurs du Gabon à l’extérieur tout comme d’ailleurs la compagnie aérienne Air Gabon qui a fermé pour cause de faillite
(http://www.camer.be/index1.php?art=613 - 08 novembre 2007)

 

ETATS-UNIS / COREE DU NORD

 

Christian Whiton, député américain, chargé des Droits de l’Homme en Corée du Nord a appelé l’Institut Transatlantique de Bruxelles, à discuter des mesures pouvant être prises pour promouvoir les droits de l’Homme en Corée du Nord. Parmi ces mesures, il a évoqué la radiodiffusion. Voici un extrait de son rapport.

 

« Un des piliers de notre stratégie est de prendre des mesures pour aider le peuple nord-coréen à prendre le pouvoir. Etant donné que le pays est très fermé, la méthode la plus adaptée est de le faire au travers d’émissions de radio. Ceux qui ont connu les régimes répressifs en Europe de l’Est et ailleurs dans le monde ont mentionné les répercutions positives d’une information exacte que le monde libre leur fournit. Le président Bush a rencontré  un déserteur de l’armée de Corée du Nord, qui, de par sa position, pouvait écouter les émissions étrangères. C’est cette façon d’obtenir de l’information qui a réveillé sa conscience et l’a conduit à rechercher la liberté

Les émissions de radio du Bureau de Radiodiffusion Américain, telles que le service coréen de Radio Free Asia ou celui de la Voix de l’Amérique ont reçu un accroissement significatif de leur budget ces dernières années. Nous avons également cherché des fonds pour les groupes indépendants de plus en plus nombreux qui transmettent de l’information vers la Corée du Nord. Certaines de ces personnes sont également des réfugiés du Nord. Soutenir des efforts indépendants est une méthode envisageable, à laquelle pourraient contribuer des gouvernements européens et des institutions. » (Département américain via  DXAsia.info, via blog de Media Network – 07 novembre 2007)

 

 

ROYAUME UNI

 

L’organisation « Reporters sans frontières » se dit consternée par la décision des autorités russes de faire disparaître la BBC de la bande FM russe. Cette censure ne saurait se justifier en aucune manière, ni politiquement, ni techniquement. La Russie s’inspirerait-elle de la Chine ou du Zimbabwé où la BBC est censurée ? Nous espérons que cette situation trouvera une solution rapide et que la BBC sera de nouveau disponible sur les ondes FM”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 17 août 2007, la diffusion des programmes en langue russe de la BBC sur la bande FM de Moscou a pris fin. Le dernier partenaire de la radio britannique, Bolchoïe Radio, a du mettre un terme à leur collaboration à la demande des autorités russes de diffusion. Le groupe Finam, propriétaire de la radio russe, a fait savoir que sa licence ne lui permettait pas de retransmettre ces programmes et qu’elle se concentrerait désormais sur la diffusion de ses propres émissions.

Richard Sambrook, directeur de la division Global News de la BBC, a déploré cette décision et s’est dit “extrêmement déçu que les auditeurs de Bolchoïe Radio ne soient plus capables d’accéder à l’information indépendante et impartiale de la BBC avec les qualitiés sonores qu’offre la bande FM.”

Alors que le directeur de Finam, Igor Ermachenkov, a déclaré à l’agence Associated Press que “ce n’est un secret pour personne que la BBC a été créée en tant qu’outil de diffusion de propagande “, la radio britannique, réplique que la license de diffusion reçue en mai 2006, autorise Bolchoïe Radio à diffuser jusqu’à un cinquième de programmes produits à l’extérieur. Richard Sambrook appelle les autorités russes à respecter cet accord.

Les relations entre le Royaume-Uni et la Fédération de Russie se sont considérablement dégradées depuis le débutde l’enquête sur la mort en novembre 2006 en Grande-Bretagne de l’ancien membre du KGB, Alexandre Litvinenko, à la suite d’un empoisonnement.

A la fin 2006, Radio Arsenal (à Moscou) avait cessé de diffuser les programmes de la BBC, suivie début 2007, par Radio Leningrad (à St Pétersbourg). La BBC en russe reste accessible sur les ondes moyennes et courtes ainsi que sur l’Internet

(http://www.rsf.org/article.php3?id_article=23317 - 17 août 2007)

 

ECOSSE

 

La station privée écossaise Radio Six International effectue son retour sur les ondes courtes ce samedi 11 août. Elle diffusera tous les samedis entre 0700 et 0800 TU sur 9290 kHz pour l’Europe, l’Extrême Orient et la région du Pacifique, depuis l’émetteur de 100 kW d’Ulbroka en Lettonie, ainsi que sur 945 kHz, ondes moyennes, depuis un émetteur de 2,5 kW situé également en Lettonie, à Riga. Les émissions sur ondes courtes et ondes moyennes se poursuivront jusqu’à la fin du mois de septembre. La situation sera alors ré-examinée.

(Tony Currie, Radio Six international, via blog de Media Network – 27 juillet 2007)

 

ETATS-UNIS

 

A la fin du mois d’octobre 2007, le centre ondes courtes de Delano, aux Etats-Unis sera fermé. Les employés seront salariés jusqu’au 5 janvier 2008. Cette décision n’est pas une surprise car des rumeurs persistantes annonçaient cette information depuis plusieurs semaines. Kim Elliott signale que  le site de Delano diffuse des émissions en espagnol, en anglais et en créole de la Voix de l’Amérique, ainsi que des programmes de Radio Marti, la station anti castriste des Etats-Unis. (NDR : Le centre sert également de station relais à Radio Thaïlande)

(Blog de Media Network – 25 juillet 2007)

 

MALDIVES

 

Minivan Radio a repris ses émissions sur ondes courtes le 1er août. La station anti gouvernementale maldive diffusait uniquement sur Internet après qu’elle ait supprimé sa diffusion en ondes courtesil y a quelques mois, dans l’attente de recevoir une fréquence en FM. Mais elle n’a pas pu recevoir de licence et a donc décidé de reprendre des émissions en ondes courtes pour couvrir notamment le referendum du 18 août prochain qui décidera si le pays se dote d’un système parlementaire ou d’un système présidentiel. Les émissions sont diffusées quotidiennement entre 1600 et 1700 TU sur 11965 kHz depuis un émetteur situé en Allemagne. (Minivan Radio via blog de Media Network – 30 juillet 2007)

 

 

VATICAN

 

La saison B07 avait vu Radio Vatican inaugurer de nouvelles transmissions depuis Sackville, au Canada. Mais là aussi, des interférences ont nécessité un ajustement. Ainsi, depuis quelques jours, la fréquence de 6100 kHz est remplacée par 6040 kHz. Cela concerne les émissions en français à 0230 TU

 

EGYPTE / FRANCE

 

La radio nationale égyptienne,  Radio Le Caire, diffuse depuis lundi 2 avril le journal du Proche-Orient de Radio France Internationale du lundi au vendredi à 19 heures, et, à partir du 1er mai à 19h30 en FM sur l’ensemble du pays.

Cette décision fait suite à l’accord de reprise de programme signé il y a quelques mois entre RFI et l’Union de la Radio et de la Télévision Egyptienne. Radio Le Caire diffuse dans la capitale égyptienne sur la frequence 94.5 FM. « C’est la première fois qu’un programme de RFI est diffusé en FM en Egypte » souligne la radio française.

Cette session d’information thématisée  rend compte de toute l’activité politique, économique, culturelle et sportive de la région avec des reportages, des interviews et des duplex avec les grandes capitales du Proche Orient. Le journal du Proche Orient est diffusé du lundi au vendredi à 18h30 heure de Paris partout dans le monde sur RFI, Radio Monte Carlo Doualiya, le cable, l’internet, le satellite et les radios partenaires de RFI

(Le fil radio – 06 avril 2007)

 

VATICAN

 

Un collectionneur allemand a proposé sur le site d’enchères ebay, une QSL de Radio Vatican datant environ de 1985. Il a reçu 12 offres avant la dernière enchère fixée à 68 dollars américains (un peu plus de 50 euros). La carte QSL montrait Marconi et le pape Pie XI lors de l’inauguration de Radio Vatican en 1931.

 

ETATS-UNIS

 

« Quiconque inquiet de l’image des Etats-Unis qui se détériore dans le monde devrait s’alarmer de ce qui arrive à notre diffuseur gouvernemental international » a écrit Guy W. Farmer, ancien directeur des émissions en espagnol de la Voix de l’Amérique vers l’Amérique Latine, entre 1977 et 1979. Dans un article au « Nevada Appeal » Farmer indique « Je m’oppose au transfert de budget des émissions en anglais de la Voix de l’Amérique vers des stations de pop music, tout comme je m’oppose à toute dépense supplémentaire pour Radio et Télévision Marti qui diffuse vers Cuba ». Et de conclure : « J’espère que mes anciens collègues pourront sauver le service anglais, mais, étant donné le climat politique à Washington, il pourrait être réduit au silence et ce serait alors une nouvelle tragédie dans l’histoire de la diplomatie publique américaine » (Blog de Medianetwork – 02 avril 2007)

 

IRAK

 

Une journaliste irakienne qui travaillait pour le service arabe de la radio américaine Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) a été tuée par balles dans un quartier de l'ouest de Bagdad, a annoncé dans la nuit du jeudi 5 avril cette radio basée à Prague.

Khamail Khalaf, qui avait été vue pour la dernière fois le 3 avril, a été retrouvée deux jours après par la police irakienne avec une balle dans la tête et plusieurs autres blessures, a indiqué la radio dans un communiqué. Sa famille a été alertée par un appel anonyme donné depuis son téléphone portable.

La journaliste travaillait depuis 2004 pour le service culture et société du service arabe, qui émet depuis le siège de la radio à Prague.

C'était une "journaliste courageuse qui voulait le meilleur pour son pays et pensait que le peuple irakien mérite un avenir pacifique et prospère. Elle est morte pour cette cause", a déclaré le président de RFE/RL, Jeffrey Gedmin, cité dans le communiqué.

Financée par le Congrès américain, RFE/RL, qui émet dans 28 langues, est née de la fusion de Radio Free Europe et de Radio Liberty, créées à l'époque de la guerre froide pour lutter contre le communisme.

Ces dernières années, la radio a réduit ses programmes vers l'Europe centrale pour se concentrer sur l'Irak, l'Iran et l'Afghanistan, en développant des émissions radio ainsi que des sites internet en arabe, en perse, en dari et en pashto.

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30418582@7-58,0.html - 05 avril 2007)

 

ROYAUME-UNI / MAURITANIE

 

La BBC a lancé deux stations relais en FM en Mauritanie. Sur 106.9 FM dans la capitale Nouakchott et sur 102.4 FM dans la seconde ville du pays, Nouadhibou, on peut entendre dorénavant le programme arabe de la BBC. En contrepartie de cet accord, la BBC a proposé aux équipes de Radio Mauritanie un programme de formation au journalisme. (…)

Mohamed Yehia Wild Hayee, responsable de la radio mauritanienne, a indiqué : « Nous avons déjà un partenariat important avec la BBC. Ces nouvelles fréquences FM renforcent ce partenariat et assurent au personnel de Radio Mauritanie une formation en journalisme et aux technologies de la part d’un leader de l’information internationale comme la BBC. Un tel accord est un autre exemple du renforcement des liens entre le Royaume-Uni et la République Islamique de Mauritanie »

(blog de Medianetwork -  12 avril 2007)

 

 

 

GABON / FRANCE / LIBYE

 

La radio panafricaine Africa N°1, propriété de l’Etat gabonais et de la société française Sofirad pourrait passer aux mains de la Libye. C’est ce qu’affirme la « Lettre du Continent » dans sa dernière livraison.

Kadhafi, via la Libyan Arab Africa Investment Company, aurait déboursé 5 millions d’euros pour se payer une radio, certes très écoutée, mais largement déficitaire depuis ses débuts.
A sa création, Africa N°1 gagnait de l’argent grâce à la location de ses émetteurs en ondes courtes ultra-puissants de Moyabi à Radio France Internationale, à la Voix de l’Amérique ou à la BBC. Mais l’avènement de l’ère satellitaire à mis fin à des rentrées substantielles.
Selon la lettre confidentielle, le Gabon est favorable à ce deal à la condition que la Libye conserve les 250 employés (journalistes et techniciens).
Or le «guide», Mouamar Kadhafi, ne serait pas très chaud à l’idée.
Africa N°1, implantée en FM dans la plupart des pays d’Afrique, émet également à Paris.
La Libye a annoncé son intention de contrer économiquement la Chine en Afrique. A cette fin, le pays vient de monter un fonds de 5 milliards de dollars géré depuis Paris et destiné à prendre des participation dans des sociétés africaines (Petites et Moyennes Entreprises)
Le rachat éventuel d’Africa N°1 donne à Tripoli un scène médiatique pour populariser ses ambitions

 

 

OUZBEKISTAN

 

Reporters sans frontières dénonce les poursuites engagées contre une correspondante de la radio Deutsche Welle, Natalia Bouchouïeva, par le parquet de Tachkent pour fraude fiscale et défaut d’accréditation. Depuis 2005, la pression sur les journalistes critiques s’est dramatiquement accrue. Les collaborateurs des médias étrangers sont particulièrement surveillés et, depuis 2006, tous sont contraints d’obtenir une accréditation des autorités. Cette situation est incompatible avec les valeurs fondatrices de l’Europe et notamment avec la liberté d’expression. Reporters sans frontières appelle donc les autorités européennes à ne pas assouplir les sanctions contre le régime du président Islam Karimov tant que ce dernier continuera à faire la chasse aux voix dissidentes”, a déclaré l’organisation de défense de la liberté de la presse.

Natalia Bouchouïeva a été convoquée au parquet de la capitale vendredi 23 mars. Depuis, ses proches sont sans nouvelles et elle ne s’est pas présentée au rendez-vous avec son avocat prévu le 26 mars. Selon ce dernier, Souhrob Ismaïlov, la journaliste, qui encourt jusqu’à trois ans de prison, aurait quitté la ville.

Après la répression de la révolte d’Andijan, en mai 2005, dont les victimes sont estimées par les organisations de défense des droits de l’homme à quelque huit cents personnes (187 selon les autorités ouzbèkes), l’Union européenne a voté la mise en place de sanctions à l’encontre de l’Ouzbékistan. Le 13 novembre 2006, ces dernières ont été légèrement assouplies et doivent être réexaminées en mai 2007.

En février 2006, le gouvernement ouzbek a adopté une nouvelle disposition qui sanctionne les journalistes des médias étrangers qui oseraient critiquer sa politique. Le texte punit l’ingérence “dans les affaires intérieures” et les insultes à “l’honneur et la dignité des citoyens ouzbeks” et prévoit en cas d’infraction la possibilité de retirer leur accréditation aux journalistes. La procédure de demande d’enregistrement a par ailleurs été rallongée de dix jours à deux mois. Les clauses 22 et 23 du texte introduisent des restrictions supplémentaires interdisant aux citoyens étrangers et ouzbeks de collaborer avec des journalistes non accrédités, sous peine de poursuites judiciaires. L’article 21 assimile clairement les journalistes à des terroristes, punissant d’expulsion ceux qui appelleraient “au renversement de l’ordre constitutionnel et à la haine raciale ou religieuse”. Les bureaux des médias étrangers ont été fermés. Après la Bristish Broadcast Corporation et Radio Free Europe / Radio Liberty, la Deutsche Welle a été la dernière en date à avoir dû s’exécuter. La radio allemande avait essayé d’obtenir les accréditations nécessaires selon la nouvelle loi mais sans succès. Des correspondants de médias étrangers ont également été agressés ou arrêtés.

(http://www.rsf.org/article.php3?id_article=21440 - 27 mars 2007)

 

ROYAUME-UNI

 

La saison A07 a vu la BBC réduire à nouveau le nombre de ses fréquences ondes courtes pour son service mondial en anglais. Cette fois, ce sont les fréquences destinées à lEurope Centrale et orientale qui ont été éliminées. Les fréquences pour l’Europe du Sud ont été réduites à 12 heures par jour. Pour le continent américain, on écoute la BBC en anglais sur ondes courtes seulement 4 heures par jour, pour des programmes destinés aux Carraïbes.

En Europe Occidentale, on peut écouter la BBC en anglais selon le schéma suivant. :

0400-0600 TU : 6195 et 9410 kHz

0600-0700 TU : 6195, 9410 et 12095 kHz

0700-0800 TU : 12095 kHz

0800-0900 TU : 15485 kHz

1400-1700 TU : 12095 kHz, le samedi uniquement

1500-1700 TU : 15485 kHz

1700-1800 TU : 6195, 9410 et 15485 kHz

1800-2000 TU : 6195 et 9410 kHz

2000-2100 TU : 9410 kHz

 

DIFFUSION EN NUMERIQUE

 

La diffusion numérique sur ondes courtes est encore peu répandue. Pour les émissions en français, c’est encore confidentiel.

Il y a bien sûr RFI qui émet comme suit en DRM :

Sur 3965 kHz : de 2300 à 1800 TU et de 1900 à 2000 TU

Sur 6175 kHz : de 1200 à 1700 TU et de 2200 à 0100 TU

Sur 17875 et sur 21620 kHz : de 1300 à 2000 TU

Sur 25765 kHz : 24 heures sur 24

 

Radio Canada Internationale diffuse également en numérique sur 9800 kHz entre 1705 et 1905 TU

 

La Voix de la Russie diffuse sur 9810 kHz entre 1600 et 1700 TU

 

Enfin, Radio Luxembourg diffuse 24 heures sur 24 sur 5990 kHz, avec un signal qui déborde largement sur les fréquences adjacentes.

 

Pour la langue allemande, l’offre est un peu plus conséquente puisque la Deutsche Welle, la Voix de la Russie, Radio Vatican, Radio Luxembourg, Radio Suède, la Voix de la Russie, mais également des petites stations régionales, diffusent en numérique.

 

 

ETATS-UNIS

 

Onze anciens directeurs de la Voix de l’Amérique ont publié un communiqué commun à l’intention du Congrès, lui demandant de revenir sur la décision de l’Administration Bush de réduire les émissions en anglais et en 15 autres langues étrangères de la VOA.

 

La Voix de l’Amérique, le plus grand diffuseur public civil pour l’outremer des Etats-Unis pourrait devenir muet dans beaucoup de régions du monde cette année, à moins que le Congrès revienne sur les décisions prévues pour la prochaine année fiscale qui commncera le 1er octobre. Parmi les coupures prévues, on note la suppression du service anglais. Les anciens directeurs qui se sont joints à cet appel pour inverser les décisions ont servi durant les 50 dernières années aussi bien sous les administrations républicaines que démocrates.

Si les coupures décidées se confirmaient, la Voix de l’Amérique éliminerait les émissions en ouzbeck, croate, géorgien, cantonais, thaï. Elle cesserait également les émissions de radio, tout en conservant les programmes télévisés en russe, ukrainien, albanais, serbe, boasniaque, macédonien et hindi. Des programmes seraient également réduits pour le tibétain et le portugais.

Voici le texte du communiqué : « Nous, anciens directeurs de la Voix de l’Amérique, demandons avec insistance un retour arrière sur les réductions prévues à la Voix de l’Amérique qui pourraient rendre muet le plus grand diffuseur national pour l’étranger. Ces coupures mettraient en danger notre sécurité nationale ainsi que notre diplomatie. Par ailleurs, cela priverait des millions de personnes à un accès à un média complètement libre, une des valeurs principales de notre pays.

L’Administration Bush a proposé de supprimer le programme VOA English vers tous les continents, excepté l’Afrique, de supprimer les services en cantonais, croate, géorgien, grec, thaï et ouzbeck, d’arrêter les émissions de radio en russe, ukrainien, serbe, albanais, bosniaque, macédonien, et hindi et de réduire de façon significative les programmes en tibtéian et en portugais.

Considérant

·         les décisions de la Chine, de la Russie, de l’Iran, de la France et de la chaîne Al Jazeera de diffuser 24 heures sur 24 ou d’accroître leurs programmes en anglais, langue parlée et comprise par au moins 1,6 billions de persones dans le monde

·         une augmentation de 23% du budget militaire russe alors que Vladimir Putin baillonne la presse nationale et étrangère

·         les restrictions dans les médias et les arrestations de journalistes en Chine, au Tibet et en Ouzbekistan ainsi que la déclaration de la loi martiale et la poussée des extrémistes musulmans en Thailande

·         la situation dans les Balkans alors que le Kosovo penche vers son indépendance

·         l’efficacité de la Voix de l’Amérique qui est écoutée et regardée par plus de 115 millions de personnes par semaine

 

 

Nous appelons fermement pour un accroissement du budget de la Voix de l’Amérique à 204 millions de dollars au lieu des 178 proposés pour l’année fiscale 2008. Cela permettrait de couvrir les coûts des services promis à une disparition ou à des réductions. C’est un petit investissement, mais qui est essentiel. Les enquêtes montrent que l’opinion antiaméricaine à l’étranger est à un plus haut historique. A un moment critique des années post 11 septembre, les Etats-Unis ne peuvent pas, pour leur politique de sécurité à long terme,  désarmer unilatéralement dans le débat des idées

 

 

VIETNAM

 

Le Premier Ministre vietnamien Nguyen Tan Dung a demandé aux équipes de la Voix du Vietnam d’étendre ses programmes et d’améliorer ses technologies afin de bâtir une station de prestige dans la région et dans le monde. Rencontrant le personnel de la Voix du Vietnam le 6 mars, le Premier Ministre a fait l’éloge des efforts déployés pour diffuser la politique du Parti et de l’Etat dans tout le pays, participant ainsi à l’accomplissement du Vietnam. La Voix du Vietnam diffuse quotidiennement des programmes en 12 langues pour un total qui approche les 200 heures en ondes moyennes, en FM et sur ondes courtes. Chaque année, la station diffuse 380.000 heures pour le Vietnam et les autres pays (Agence de presse vietnamienne via NhanDan Online via blog de Media Network – 07 mars 2007)

Par ailleurs, il y a juste un an, le 1er mars 2006, la Voix du Vietnam diffusait pour la première fois de son histoire en langue allemande

 

COREE DU NORD

 

Le site Internet « Daily NK » (NK pour « Corée du Nord ») a publié un article sur la station ORNK (Open Radio for North Korea ) écrit par le journaliste Kevin Kane qui a visité la station le 23 mars. Le président de la station Ha Tae-Kyoung indique que les radios ondes courtes sont de plus en plus populaires en Corée du Nord et que de plus en plus de gens s’en procurent via la Chine pour 5 dollars américains. Il précise également que si plus de nord-coréens deviennent propriétaires de ces radios ondes courtes, ORNK pourrait atteindre un auditoire plus large et avoir un impact plus important sur les droits de l’Homme en Corée du Nord (blog de Media Network – 05 mars 2007)

 

JAPON

 

Ce qui suit n’est pas une information nouvelle, mais une confirmation de la part de la NHK, la radio japonaise. Le diffuseur nippon a confirmé que les services de Radio Japon en langue japonaise vers l’Europe et l’Amérique du Nord seront supprimés en octobre 2007. Il en est de même pour les programmes en français et en espagnol vers l’Europe. Enfin, les émissions en italien, suédois, allemand et malais disparaîtront complètement des ondes. Le département international de planification et de diffusion de NHK World explique que ces changements font suite à une politique générale visant à promouvoir la télévision au détriment de la radio et que ces décisions ont été prises avec un profond regret (Italradio.org via blog de Media Network – 02 mars 2007)

On note que la situation est semblable à la Voix de l’Amérique qui privilégie de plus en plus les émissions de télévision.

 

TURKMENISTAN

 

La Journée internationale des femmes a fêté ses 30 ans, le 8 mars. A cette occasion, Reporters sans frontières s'est inquiétée d'une montée des violences commises envers les femmes journalistes dans le monde.
"De plus en plus de femmes journalistes sont victimes d'assassinats, d'arrestations, de menaces ou d'intimidations. Cette augmentation est liée au fait que les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer la profession de journaliste, à occuper des postes plus exposés au sein de médias et à mener des enquêtes dérangeantes", a déclaré Reporters sans frontières.
L'espace post-soviétique a été particulièrement dur pour les femmes journalistes, en 2006. Ogoulsapar Mouradova, correspondante de Radio Europe Libre au Turkménistan, est morte en prison, en septembre, vraisemblablement en raison de coups qu'elle avait reçus à la tête. Elle avait été arrêtée en juin, après avoir réalisé plusieurs reportages critiques envers les autorités et aidé une journaliste française qui tournait un documentaire dans le pays.
(http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=7269 – 06 mars 2007)

 

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

Radio Okapi a fêté son 5ème anniversaire tout récemment.

Le président de la Fondation Hirondelle voudrait voir le paysage médiatique congolais devenir pluriel, fort et prospère. Un paysage dans lequel Radio Okapi pourra poursuivre la mission qui était jusque là la sienne, c’est-à-dire, une radio au service du Congo. Jean Marie Etter l’a dit, à l'occasion du 5ème anniversiare de la radio, dans un entretien que rapporte le site Internet radiookapi.net.
 
Question

Il y sûrement des auditeurs qui ne vous connaissent pas. Pouvez-vous vous présenter ?

Réponse

 Je suis le président de la Fondation Hirondelle. Il y a 5 ans, j’ai été parmi ceux qui ont lancé, Radio Okapi, avec la Monuc, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour le Congo

Question

Radio Okapi fête ses 5 ans. Sous quel signe placez-vous cet anniversaire ?

Réponse

C’est à la fois sous le signe du succès et sous le signe de l’espoir. Sous le signe du succès, puisque Radio Okapi a réussi, je crois, une mission tout à fait remarquable ; elle a véritablement servi le peuple congolais. Et sous le signe de l’espoir, parce que j’espère que Radio Okapi pourra poursuivre la même mission pendant encore longtemps.

Question

Que devient Radio Okapi après le départ de la Monuc ?

Réponse

Alors il faut dire et rappeler que la Monuc n’est pas en train de partir. Pas encore. Radio Okapi est la radio des Nations Unies. Tant que la Monuc est là, et elle est là encore pour un bon moment, Radio Okapi va s’inscrire dans le cadre de la mission des Nations Unies.

Question

Et après ?

Réponse

Après, c’est loin. Mais, j’espère que Radio Okapi pourra poursuivre la même mission, être au service du peuple congolais, au service des auditeurs, avec le même journalisme indépendant et rigoureux, la même couverture, mais dans un contexte qui sera celui d’un pays pacifié, un pays qui aura entièrement recouvré non seulement sa souveraineté, mais tous les attributs de  sa souveraineté. J’espère vraiment qu’il y aura beaucoup de radios, beaucoup de télévisions. Il y aura des journaux abondants qui vont couvrir tout le pays. J’espère que la radio nationale va pouvoir se développer elle aussi. Et ce, dans un paysage où il y a beaucoup de médias, des médias forts, et j’espère que Radio Okapi va trouver sa place dans ce nouveau paysage, celle de jouer la même mission qu’aujourd’hui, c’est-à-dire une radio nationale.

 

EQUATEUR

 

HCJB, La Voix des Andes, à Quito en Equateur va effectuer de nouveaux tests en DRM à destination de l’Amérique du Nord pour les prochaines semaines. Les émissions commenceront sur 15140 kHz de 1200 à 2400 TU chaque jour et sur 9820 kHz de 0000 à 0800 TU (d’après une information parue sur DRM Software Radio Forums, via blog de Media Network – 06 mars 2007)

 

 

SERBIE

 

Radio Serbie vient d’étoffer sa programmation en ondes courtes le 5 mars dernier. Toujours une seule fréquence ondes courtes pour l’ensemble des transmissions : 6100 kHz. Cette fréquence est très difficilement reçue, en raison notamment d’un puissant signal numérique sur 6095 kHz, celui de RTL. De plus, Radio Chine Internationale et la Voix de la République Islamique d’Iran occuppent également la fréquence.

Une nouvelle émission en français apparaît à 1630 TU, mais malheureusement inaudible

 

 

ARABIE SAOUDITE

 

Des changements sont intervenus récemment dans les émissions vers l’extérieur de la radio saoudienne. L’émission matinale en français qui était diffusée sur 17785 kHz entre 0800 et 1000 TU est maintenant sur 15250 kHz, une fréquence qui passe assez mal en France, gênée par un bruit de fond. De plus l’horaire est incertain et semble assez fluctuant. Il serait de 0855 à 0955 TU. Quant à l’émission de l’après midi, jusqu’ici diffusée de 1400 à 1600 TU sur 21600 kHz, elle a été entendue sur 17660 kHz avec quelques interférences, et là aussi, un horaire à confirmer qui serait de 1455 à 1555 TU. A noter l’arrivée d’émissions en anglais, langue qui n’était pas diffusée sur les ondes courtes

 

MALTE / LIBYE

 

Le gouvernement libyen a décidé de commencer le processus de liquidation de la défunte station « Voix de la Méditerranée ». Un diplomate a déclaré au quotidien « Malta Today » que lors d’une rencontre tenue à Tripoli la semaine dernière et à laquelle participait le ministre des Affaires Etrangères Maltais, Michael Frendo, le gouvernement libyen a exprimé sa volonté d’accepter l’invitation du gouvernement maltais de vendre les actifs de la station. La Voix de la Méditerranée, créée en 1970, était née d’un projet commun entre les deux pays.

Le produit de la vente est estimée à plus de 920.000 dollars américains. Les sommes recueillies serviront au règlement des arriérés de salaires des anciens employés et pour régler des dettes relatives à des services et des équipements. Environ 20 personnes ont perdu leur emploi quand l’entreprise fit faillite sous la présidence de Richard Muscat, qui est aujourd’hui l’ambassadeur de Malte en Irlande

L’ancien ministre des Affaires Etrangères, Joe Borg, avait déclaré juste avant de quitter Malte pour Bruxelles, que « les autorités libyennes avaient clairement montré qu’elles n’étaient pas intéressées à poursuivre le projet. Le gouvernement maltais, quant à lui, avait indiqué qu’il n’avait aucune objection à poursuivre les opérations de la Voix de la Méditerranée, dès lors que son homologue libyen reconsidérerait sa position d’ici la fin de 2003, règlerait une part substancielle des arriérés de salaires et reprendrait le financement des activités de la station en réglant aussitôt les sommes dues. ». Joe Borg avait ajouté que « les efforts se poursuivaient pour faire le compte des sommes dues par la Libye »

La Voix de la Méditerranée diffusait en 7 langues et était présentée comme une contribution majeure à la propagation d’une image positive de Malte à l’étranger (Malta Today, via blog de Media network – 27 février 2007)

 

 

FRANCE

 

RFI : budget 2007 adopté à l'équilibre, à 132,23 millions d’euros

Radio France Internationale vient d'adopter son budget 2007 en équilibre, à 132,23 millions d’euros, a indiqué la station le 27 février. Le budget a été adopté à l'équilibre lors du conseil d'administration du 13 février, en dépit de la baisse de 2,5 millions d’euros de la subvention du ministère des Affaires étrangères, principal contributeur au budget de RFI. Cette dotation s'élève ainsi à 69,63 millions d’euros pour 2007, contre 72,13 millions d’euros en 2006. Les ressources provenant de la redevance progressent à 56,52 millions d’euros, contre 55,85 millions d’euros en 2006. Les ressources propres atteignent 4,9 millons d’euros. Pour parvenir à cet équilibre budgétaire, la radio a inclus dans ses comptes la « réserve légale » désormais imposée par la loi de finances, correspondant à 5 % de la subvention du Ministère des Affaires Etrangères. L'équilibre budgétaire serait rompu si ce crédit devait être annulé par les autorités de tutelle.
La direction de RFI négocierait actuellement avec le Ministère des Affaires Etrangères  une baisse du niveau de cette réserve légale, en faisant valoir que celle-ci est trop élevée eu égard au fait que 50 % du budget de RFI est composé de la masse salariale (Satellifax – 28 février 2007)

 

ROYAUME-UNI

 

Le service en albanais de la BBC célèbre le 14ème anniversaire de son retour sur les ondes avec un accroissement de sa programmation de 2 heures par semaine. A compter du 5 mars 2007, sa transmission quotidienne sera sur les ondes avec une programmation nouvelle et plus longue. Tout en maintenant son contact avec ses auditeurs, le service albanais a également annoncé la fin de la diffusion sur ondes courtes.

Julia Goga-Cooke, chef du service albanais a déclaré : « Nous sommes heureux de célébrer notre anniversaire avec ce changement important. Cela renforce notre position dans la région et l’augmentation de la programmation signifie que nos auditeurs à Tirana et à Prishtina pourront nous capter plus souvent sur nos fréquences FM. Ceux qui résident dans d’autres contrées de l’Albanie et du Kosovo, ainsi que ceux en Macédoine et en Grèce pourront également nous écouter plus souvent via nos stations partenaires. »

Les émissions auront lieu entre 0600 et 1100 TU, du lundi au vendredi, de 1800 à 1900 TU également du lundi au vendredi. Le week-end, les programmes seront sur les ondes de 0630 à 0730 TU et le soir de 1800 à 1830 TU. L’émission musicale du dimanche est programmée de 1330 à 1415 TU et répétée de 1830 à 1915 TU

Le service albanais dispose de 40 radios et télévisions partenaires dans la région et certains de ses programmes seront rediffusés par ces partenaires. L’auditoire peut également suivre les programmes en ligne sur  bbcalbanian.com.

(BBC World Service via blog de MediaNetwork – 28 février 2007)

Le service en albanais était diffusé près de 25 heures par semaine. La nouvelle programmation en FM dépasse le 34 heures par semaine

 

ETATS-UNIS

 

La Voix de l’Amérique a célébré son 65ème anniversaire le 24 février. Son directeur, Danforth Austin, a publié le message suivant pour marquer l’événement

« La Voix de l’Amérique a 65 ans. C’est un anniversaire important, la célébration d’un passé dont nous pouvons nous enorgueillir, et des espoirs que nous avons pour l’avenir et que nous partagerons. Notre première émission a eu lieu le 24 février 1942, quelques semaines après l’entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. Ce jour là, l’anonceur William Harlan Hale, lors du programme en allemand en ondes courtes déclara : « nous vous dirons la vérité ». De nombreuses années ont passé depuis ce jour, et le monde ainsi que les technologies de la radiodiffusion internationale ont radicalement changé, mais la volonté de la Voix de l’Amérique à dire la réalité, à être honnête et à informer sur l’Amérique et le monde perdure »

(blog de Media Network – 24 février 2007)

 

 

FRANCE

 

Radio Monte Carlo - Moyen Orient s’identifie maintenant comme « Monte Carlo Doualiya », ce que l’on peut constater sur le nouveau site Internet de la station www.mc-doualiya.com . La station diffuse en arabe vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sur ondes moyennes 1233 kHz via un puissant émetteur situé à Chypre et sur ondes courtes, sur 5925 et 7135 kHz entre 0500 et 0600 TU, ainsi que sur Internet. Monte carlo Doualiya fait partie de groupe Radio France

(BBC Monitoring via blog de MediaNetwork – 28 février 2007)

 

CHINE

 

Voici un article du quotidien anglais « The Guardian » en date du 26 février.

Au moment où les protestations étaient les plus fortes sur la Place Tien-an-men en 1989, un groupe d’étudiants défilaient dans la capitale chinoise avec une pancarte où l’on pouvait lire : « Merci à la BBC ». Les radios étrangères, et le service mondial de la BBC en particulier, étaient une des rares sources d’information viable. C’était la représentation vivante de l’influence du service mondial de la BBC

18 ans plus tard, le service en chinois fait face à un avenir incertain. Empêchée de diffuser par les techniques de brouillages des émissions sur ondes courtes et par le blocage de son site Internet, la direction du service mondial est à présent dans une phase de « réallocation » des ressources allouées aux services multi-média pour la Chine.

Personne n’envisage une fermeture – alors que 10 autres services de langues étrangères ont été supprimés l’an passé – mais les équipes craignent qu’une baisse de l’offre en chinois donne un mauvais signal à la Chine et au reste du monde.

 « Je crois que la BBC doit bien réfléchir à ce qu’elle va faire » indique un ancien membre du service chinois. « Oui, il y a bien un gros problème technique pour produire de la matière à destination d’un auditoire chinois.  Mais, quoi que puissent indiquer les enquêtes, la BBC a vraiment une présence significative en Chine. Alors que le gouvernement chinois fait tant d’efforts pour contrôler les médias, quelle image donnez-vous si vous réduisez les service chinois ? »

La BBC n’est pas la seule organisation à être contre-carrée en Chine, l’une des économies les plus florissantes au monde, et qui accueillira les prochains Jeux Olympiques. Rupert Murdoch a révélé lors du Sommet 2007 sur les médias, tenu à New York que « la Chine est immense, mais son gouvernement n’est pas encore assez ouvert » et que son attention se tournait dorénavant vers l’Inde ». Le service mondial diffuse actuellement 4 heures par jour, divisées à part équitable entre nouvelles et magazines. Elles diffuse également des bulletins d’information en cantonais.

La station a un auditoire de 850.000 chinois, soit 0,1% de la population. 8 millions de pages de son site BBCchinese.com sont visualisées chaque mois, malgré les blocages importants. L’écoute en ligne est aussi populaire que via les ondes courtes.

La BBC est également encouragée par la fréquentation de son site d’apprentissage de la langue anglaise dont 13 millions de pages sont visitées chaque mois.

Les dernières nouveautés dans le service mondial de la BBC ne sont pas uniquement relatives à la Chine. Le service russe est également sur la sellette, un an après que Bush House décide de réduire 10 services de langues étrangères, afin de financer une nouvelle télévision en arabe qui doit être lancée cet automne. C’est ainsi que le service en thaï ferma quelques mois avant un coup d’état militaire qui eut lieu en septembre.

Mais certaines personnes au service mondial de la BBC indiquent que la direction se préoccupe d’atteindre l’auditoire musulman, aux dépens des autres régions du monde. « Le service mondial devient le service islamique de la BBC » prétend un journaliste. Ces propos sont rejetés par la direction de la radio.

« Il est exact de considérer le Moyen-orient  comme un priorité, mais concentrer toutes vos ressources vers cette région relève d’une vision un peu courte, car on ne sait pas ce qui se passera dans plusieurs années dans le monde » indique un ancien employé.

« Mais loin de la politique, beaucoup de chinois pourraient être froissés de voir la BBC réduire l’importance de la Chine au moment où tout le monde va dans la direction opposée. Comme dans le monde des affaires, si vous avez une position sur le marché chinois, vous ne devez pas la couper, en espérant la reprendre plus tard »

Plus de détails sur les changements dans le service chinois sont attendus dans les prochains jours

La réorganisation ne devrait toutefois pas se faire aux dépens des programmes d’information. « Le Moyen-Orient, la Chine, la Russie, et le monde islamique sont des priorités pour le Service Mondial » indique un responsable.

Le service chinois emploie 39 journalistes et 49 personnes au total, et certains postes semblent voués à une disparition inévitable.

Pierre Vicary, l’un des membres de l’Union Nationale des Journalistes a indiqué que le service chinois avait connu plusieurs changements ces dernières années. « En tant que représentant de l’Union des Journalistes, je ne serais pas satisfait de la disparition d’emplois. Mais si la stratégie est claire, et si le service a suffisamment de ressources, alors, la sécurité pour 35 personnes est préférable à l’incertitude pour 39 »

 

 

 

ZIMBABWE

 

Un officiel zimbabwéen a confirmé que le gouvernement de Robert Mugabe brouillait les émissions des radios étrangères vers le pays, ont rapporté plusieurs sources le 28 février. Le député Bright Matonga, ministre de l’Information a déclaré que le gouvernement zimbabwéen brouillait le programme « Studio 7 » de la Voix de l’Amérique, programme spécialement conçu pour le pays, et ceci, quasiment chaque soir.

« Nous ne pouvons pas permettre aux étrangers d’envahir nos ondes sans notre permission » a déclaré Matonga au Parlement, propos cités par le quotidien officiel « Herald ». « Nous continuerons ces brouillages. Nous avons besoin de protéger notre souveraineté. Si vous allez en Angleterre, vous ne recevrez aucune station étrangère » a-t-il ajouté. C’est la première fois qu’un officiel du régime confirme cette pratique, qui est condamnée par des groupes luttant pour la liberté de la presse. Matonga répondait à une question d’un député de l’opposition, membre du Mouvement pour des Changements Démocratiques, qui demandait pourquoi les autorités brouillaient les ondes courtes de la Voix de l’Amérique, alors que la plupart des régions du pays ne reçoivent aucune radio locale ni la télévision. Seulement 30% des régions du sud du pays peuvent recevoir l’une des quatre radios contrôlées par le gouvernement et l’unique chaîne de télévision.

On pense que le gouvernement zimbabwéen utilise du matériel chinois pour brouiller les signaux d’au moins 3 stations qui émettent vers le pays. Studio 7, basée à Washington, a vu son signal brouillé pour la première fois l’an passé. Deux autre stations, « SW Radio Africa », basée à Londres et la « Voix du Peuple » qui diffuse via le relais de Radio Nederland à Madagascar, ont également leur émissions brouillées (dpa, via blog de Medianetwork – 01 mars 2007)

Studio 7, le programme de la Voix de l’Amérique, spécifique au Zimbabwe est diffusé du lundi au vendredi de 1700 à 1730 TU en shona, de 1730 à 1800 TU en anglais et de 1800 à 1830 TU en ndebele, sur ondes moyennes 909 kHz, et sur ondes courtes 4930, 11815 et 15775 kHz. L’émetteur ondes moyennes de 500 kW est situé à Moepeng Hill, au Botswana, à la frontière sud-ouest du Zimbabwe.

La Voix du peuple diffuse en anglais de 1700 à 1800 TU sur 11695 kHz avec une puissance de 50 kW

Quant à SW Africa, elle diffuse en anglais sur 4880 kHz entre 1700 et 1900 TU depuis l’Afrique du Sud

 

 

DANEMARK

 

L’émetteur ondes longues de Kalundborg, fonctionnant sur 243 kHz a été mis définitivement hors service le 14 février, peu après 2300 TU. Cet émetteur danois diffusait depuis 80 ans.

 

REPUBLIQUE TCHEQUE

 

La section anglophone de Radio Prague a indiqué que la station a reçu 21.233 lettres en 2006, soit 2000 de plus que la saison précédente. La section anglaise a reçu 7361 courriers

 

INDONESIE

 

La Voix de l’Indonésie a été entendue le 21 février en français, entre 1900 et 2000 TU dans le centre de la France sur la fréquence de 11785 kHz. La réception était étonnament bonne pour cette station si souvent impossible à capter. Toutefois, depuis quelques semaines, on pouvait entendre le service intérieur sur 11860 kHz aux alentours de 1500 TU, et là aussi avec une très bonne réception.

 

NUMERIQUE

 

Voici un article du quotidien « le Monde » en date du 16 février et intitulé « La radio devrait s'ouvrir au numérique à la fin de 2007 ». Cet artcicle ne concerne pas les ondes courtes, mais il est intéressant.

« Allumer son poste de radio le matin, poursuivre l'écoute sur son téléphone portable ou son baladeur en descendant au quatrième sous-sol, puis en voiture ou en TGV pendant quelques centaines de kilomètres, tout cela sans aucune perturbation ni obligation de toucher un bouton ; brancher sa radio, sa télévision ou Internet sans fil après le travail, en disposant, grâce à l'écran du récepteur, de prestations multimédias et d'informations accompagnées d'images...

A l'heure où presque tous les supports audio sont passés au numérique, la radio souffre d'un retard qui pourrait rapidement se révéler préjudiciable. Surtout face à une consommation du "quand je veux, où je veux et comme je veux". La dernière étude de Médiamétrie sur les nouveaux modes d'écoute de la radio montre ainsi que les 15-24 ans ont tendance à délaisser les récepteurs classiques pour papillonner sur Internet, mais aussi sur la télévision et leur téléphone mobile.

Annoncée depuis trois ans, cette deuxième révolution pour le média radio - après l'ouverture de la bande FM en 1981 - semble en passe d'aboutir cette année. Pour une raison simple : des groupes télévisuels et surtout ceux de la téléphonie, concurrents aux moyens financiers très importants, étaient en voie de s'emparer des bandes de fréquences permettant à la radio de passer au numérique.

 

En septembre 2006, cinq des plus grands groupes de radios ont mis de côté leurs divergences pour se fédérer en Groupement pour la radio numérique (GRN). Il comprend notamment RTL France, Radio France, Europe 1, NRJ et le groupe dit des "Indépendants". Fort de 90 % de l'audience en France, le GRN a alors milité pour que le texte de loi sur la télévision du futur - qui engage au basculement définitif de la télévision analogique vers le numérique en 2011 - prévoit aussi qu'une part significative soit réservée à la radio numérique.

 

Lors d'un dîner débat organisé par le Club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel, mardi 13 février, le rapporteur de ce projet de loi, le député Emmanuel Hamelin, a indiqué que le texte final, qui devrait être voté le jeudi 22 février, favoriserait le passage des radios au numérique.

Cette bataille gagnée, il reste un énorme enjeu, apparemment technique et en réalité politique. Celui des normes de diffusion que le ministère de l'industrie choisira dans les semaines qui viennent.

 

D'un côté, le GRN, dont certains opérateurs sont aussi dans la télévision et la téléphonie, préconise une norme qui garantisse la plus haute qualité et associe de l'image à la radio.

 

A cette technologie, plusieurs groupements de radios reprochent son coût et le risque que seuls les grands groupes obtiennent des fréquences, l'introduction de l'image raréfiant le nombre de stations pouvant êtres diffusées en numérique. Le comité Digital radios françaises (DRF), l'association Digital radio (DR), le Syndicat national des radios libres, entre autres, demandent que plusieurs des normes européennes soient reconnues, et non une seule. Pour que conformément à la loi, toutes les radios existantes puissent passer au numérique à moindre coût, et que de nouvelles stations thématiques voient éventuellement le jour.

 

Représentant des radios nationales mais aussi une partie des 800 stations associatives françaises (soit 10 % de l'audience nationale), ces opposants au choix du GRN ont fortement manifesté leurs craintes, lors du « Radio », le salon des professionnels qui s'est tenu du 11 au 14 février à Paris. "La numérisation doit aller dans le sens du collectif et pas d'une petite bande d'industriels, s'est indigné Joël Pons, président du comité DRF. Si seuls les "gros" des télécoms et de la télévision étaient reconnus, ce serait un danger."

Philippe Chapot, organisateur du salon annuel « Le Radio » précise : "Dans les pays d'Asie, technologiquement plus avancés que nous, il n'existe plus de radio en tant que média d'accompagnement ; on n'écoute plus que le son de la vidéo. Au Royaume-Uni, où le numérique a été lancé sans pouvoir accueillir toutes les radios existantes, celles qui sont restées en FM meurent, faute de marché. En acceptant plusieurs technologies, compatibles avec celles que testent les autres pays européens, nous pourrions satisfaire tout le monde et créer un marché européen pour de nouveaux récepteurs."

 

Unique en Europe par le nombre et la diversité de ses stations, par le lien de proximité qu'y joue le réseau des radios associatives, le "pluralisme" du paysage radiophonique français est l'objet d'une attention particulière de la part du gouvernement et du CSA, le Conseil supérieur de l'audiovisuel

 

 

 

 

SOUDAN

 

Voici une présentation de Sudan Radio Service, le premier diffuseur indépendant d’informations au Soudan. La station diffuse en anglais, arabe et en 8 langues parlées au Soudan et se focalise exclusivement sur les informations et événements au Soudan. Elle est devenue le média favori des nombreux soudanais dans le monde. La programmation est assurée par une équipe de soudanais , professionnels de la radio et travaillant dans des bureaux à Nairobi au Kenya, ainsi qu’à Juba et Khartoum au Soudan. La station s’établira complètement dans le pays dès lors que les conditions le permettront.

La première émission a eu lieu le 30 juillet 2003. Les programmes duraient alors une heure seulement et consistaient en de brèves informations, de la musique et des messages de présentation. Aujourd’hui, elle est présente sur les ondes 6 heures par jour et les programmes proposent des informations détaillées sur les événements, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage, les affaires, l’économie, et d’autres thèmes encore. La musique et le divertissement sont également présents.

La station est le fruit d’un projet du Centre de Développement de l’Education, une organisation non gouvernementale internationale et qui a bénéficié de l’aide de l’Agence des Etats-Unis pour le développement International. Le but du diffuseur est d’être le premier média pour le peuple soudanais vivant au pays ou à l’étranger

Il souhaite donner les moyens à ses auditeurs de participer plus en profondeur au processus de développement, de réconciliation et de paix au Soudan

Les programmes se veulent indépendants en terme de race, nationalité, religion, appartenance politique, sexe ou opinion. (site Internet http://www.sudanradio.org/index.php )

L’horaire au 14 février serait le suivant :

Du lundi au vendredi, de 0300 à 0500 TU sur 7280 kHz, de 0500 à 0600 TU sur 9525 kHz, de 0400 à 0600 TU sur 13720 kHz et de 1500 à 1800 TU sur 9840 kHz

Le samedi, de 1500 à 1700 TU sur 9870 kHz

Le dimanche, de 1500 à 1600 TU sur 9840 kHz

La fréquence de 9840 kHz serait diffusée depuis Moscou, mais on ne sait pas très bien pour les autres. 13720 et 9525 kHz seraient en provenance des Emirats-Arabes Unis (d’après une information de Glenn Hauser, DXLD – 21 février 2007)

 

 

COREE DU NORD

 

La République Populaire et Démocratique de Corée a critiqué de façon virulente les Etats-Unis pour avoir accru le financement d’émissions de radio en coréen, indiquant que cette propagande ne portar pas ses fruits.

« Cette guerre psychologique indique que les Etats-Unis opèrent dorénavant ouvertement pour ternir l’image de la République Populaire et Démocratique de Corée et détruire le système socialiste depuis le début de l’année » indique un article écrit par l’Agence Centrale d’Information Coréenne.

« Les Etats-Unis se trompent lourdement si ils pensent qu’un telle propagande aiderait l’expansion de la liberté et de la démocration et entraînerait l’effondrement du système socio-politique dans la République Populaire et Démocratique de Corée » ajoute l’agence nord-coréenne.

Le commentaire indique que les Etats-Unis ont décidé d’étendre les diffusions de la propagande anti nord-coréenne et d’accroître le budget pour ces émissions dès l’année fiscale 2008.

Selon l’agence, Radio Free Asia, station fondée par les Etats-Unis, diffuse en coréen depuis mars 1997. Cette station a pris la décision d’émettre également en ondes moyennes à partir de cette année, en plus des ondes courtes (agence de presse chinoise Xinhua, via blog de Media Network – 22 février 2007)

 

INDE

Le 21 février, All India Radio a effectué un test en DRM vers l’Europe. La transmission a été écourtée et la station a répété ce test le lendemain, le 22 février. La fréquence était 7410 kHz entre 1945 et 2230 TU, depuis un émetteur situé à Khampur dans le territoire de Delhi.

 (AIR via DRM Software Radio Forums, via blog de Media Network – 22 février 2007)

 

ISRAEL / PALESTINE

 

Une radio en anglais, basée à Ramallah et financée par un juif sud-africain, a commencé à émettre le 21 février. Cette radio, 93.6 RAM FM ( »ram » : abréviation de Ramallah, signifie également « haut » en hébreu), se fixe pour objectif de constituer la base d’un « dialogue pacifique » et prend exemple sur la très populaire station sud-africaine 702 Talk Radio, dont les fondateurs pensent qu’elle a joué un rôle décisif dans la transition du pays d’un régime d’apartheid vers une démocratie.

Les programmes comprendront de la musique moderne, ainsi que des flashes d’informations toutes les heures, fournis par la rédaction de la station Middle East Eyewitness News. Des talk shows en anglais et autres programmes où les auditeurs pourront intervenir seront introduits avant un an. La station a des studios à Ramallah et à Jérusalem Ouest, mais elle émettra depuis la Cisjordanie, ce qui signifie que certaines parties d’Israël, y compris Jérusalem, pourraient avoir du mal à la capter.

Le projet a exigé un investissement initial de 2 millions de dollars, dont 25% ont été apportés par Isaac Kirsh, citoyen sud-africain et fondateur de 702 Talk Radio. La radio ne bénéficiera d’aucune subvention, gouvernementale ou associative. Il s’agit d’un projet purement commercial dont les recettes seront fournies par la publicité. Son siège social, Middle East Broadcasting Holding Ltd, est en Afrique du Sud.

« Il existe un besoin pour un débat quotidien sur les questions qui affectent à la fois les Israéliens et les Palestiniens« , dit Isaac Kirsh, qui a été également partie prenante dans la création de Radio Tel-Aviv.

93.6 RAM FM, qui se définit comme « relationnelle, harmonieuse et indépendante », emploie des journalistes palestiniens, israéliens et étrangers.

« Notre mission est de raconter la même histoire aux deux côtés« , dit Andrew Bolton, rédacteur en chef de la station. « Nous sommes apolitiques, et nous n’aurons aucune ligne politique autre que celle de la paix« . Il a précisé qu’en conséquence, les programmes d’informations n’emploieraient pas des termes comme « martyr » ou « terroriste », qu’il qualifie de « connotés ».

 (http://infoblog.samizdat.net/2007/02/22/une-radio-pour-la-paix-a-ramallah – 20 février 2007)

Le site Internet de la station est http://www.ramfm.net

 

EGYPTE

 

Dans son émission « Courrier des Auditeurs » du 21 février, Radio Le Caire qui ne diffuse toujours pas sur Internet, ce qui est regrettable du fait de la mauvaise réception, a indiqué que cela était difficile à réaliser. Néanmoins, l’intention existe, mais aucune date n’a été avancée. Toutefois, on peut espérer que cela se fera prochainement, car l’administration actuelle a tendance à ce que les services publics utilisent « les principes de l’électronique ».

Par ailleurs, la station a confirmé la suppression de plusieurs langues africaines dont le wolof, le fulani, le bambara, le yoruba et le shona. Autre langue qui semble supprimée : le malais (Radio Le Caire – 21 f évrier 2007)

 

FRANCE

 

Le lancement de la chaîne d'information internationale France 24, début décembre 2006, "oblige à un réexamen en profondeur de l'ensemble de l'audiovisuel extérieur français", a martelé le PDG de Radio France Internationale, Antoine Schwarz, dans un discours tenu devant les membres du Club de l'audiovisuel de Paris, le 8 février.

Evoquant le rapport remis mi-janvier par le député François Rochebloine au nom de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel extérieur, M. Schwarz a estimé qu'il y avait trouvé "la meilleure analyse qu'on puisse faire de la situation". Il n'est cependant pas allé jusqu'à demander la "fusion" de France 24 et de RFI, préconisée dans ce rapport et clairement rejetée par le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Le PDG de RFI a constaté que tout le monde, pour le moins, s'accorde sur la définition du périmètre de l'audiovisuel extérieur français, composé de quatre entités : RFI, la chaîne culturelle TV5 et la chaîne tout-info France 24, ainsi que la banque de programmes Canal France International (CFI). "Mais nous avons besoin d'une direction stratégique pour ces quatre entités, qui ne sont pas coordonnées entre elles par leur actionnaire commun qu'est l'Etat", a regretté M. Schwarz.

A l'opposé des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne ou de l'Allemagne, "il n'y a que la France qui gère la télévision d'un côté et la radio d'un autre" en doublonnant ses équipes de journalistes basés en France et ses correspondants, a-t-il expliqué. Estimant que, avec 300 millions d'euros, l'ensemble de l'audiovisuel extérieur français n'est pas sous-doté, le PDG de RFI assure que "le problème n'est pas financier mais bien politique".

Ses propositions ? Mutualiser les moyens de production, en centralisant les rédactions qui collectent l'information, à RFI et France 24 ; amener ces rédactions à travailler de manière polyvalente sur les trois médias que sont la télévision, la radio et Internet, comme à la BBC.

Ce rapprochement stratégique pourrait s'appuyer sur une holding d'Etat qui laisserait sa liberté d'action à chaque entité tout en leur fixant de grandes orientations communes.

(http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-865627@51-856990,0.html – 09 février 2007)

 

ALLEMAGNE

 

Un autre témoignage de la désaffection des ondes courtes analogiques et des réductions budgétaires : la Voix de l’Allemagne vient de supprimer l’unique fréquence européenne de son service de langue anglaise, qui diffusait sur 6140 kHz, de 0600 à 1000 TU et de 1300 à 1600 TU.

La Voix de l’Allemagne ne diffuse plus que vers l’Afrique et l’Asie en langue anglaise

 

FRANCE

 

Le PDG de Radio France Internationale, Antoine Schwarz, s'est prononcé le 8 février pour une mutualisation des moyens de production de l'audiovisuel extérieur et notamment une centralisation des rédactions de RFI et France 24, la chaîne française internationale d'information.

Dans un discours prononcé devant les membres du Club audiovisuel de Paris, dont il était l'invité, Antoine Schwarz a jugé nécessaire d'"affirmer de nouvelles ambitions" pour réorganiser l'audiovisuel extérieur français en mutualisant ses moyens de production et en affirmant la dimension européenne de l'audiovisuel extérieur.

Le PDG de RFI a donné en exemple "l'immense rédaction" de BBC News, avec ses 2000 journalistes et ses 58 bureaux, qui travaille désormais en multimédia. Il a proposé une centralisation des rédactions de RFI et de France 24.

Il a souligné d'autre part la nécessité d'"affirmer une dimension européenne de l'audiovisuel extérieur". Il propose de développer l'information européenne (selon lui, seul la chaîne Euronews remplit actuellement cette mission) et de "faire émerger un audiovisuel extérieur européen", avec la mise en commun des efforts déployés par certains opérateurs comme Deutsche Welle, RFI ou France 24 (pour l'arabe) et un financement, au moins en partie, par l'Union européenne.

Pour le PDG de RFI, l'audiovisuel extérieur français doit s'appuyer sur quatre sociétés (France 24, RFI, TV5 et la banque de programmes CFI) qui doivent être rattachées à "une structure unique".

Antoine Schwarz propose à cet égard la création d'une holding d'Etat spécifique à l'audiovisuel extérieur, en utilisant, par exemple, la SOFIRAD, actuellement en cours de liquidation (AFP via voila.fr – 08 février 2006)

 

GUINEE / FRANCE

 

La réception de Radio France Internationale en Guinée, en proie à de violents troubles politiques, est régulièrement perturbée depuis le 10 février en raison de "problèmes techniques" et non politiques, a affirmé RFI le 14 février.

"Il n'y a pas eu de coupure d'émetteur volontaire de la part d'une autorité compte tenu de la situation", a déclaré à l'AFP la direction de la station.

Les évènements "engendrent des problèmes d'alimentation en énergie, et la situation dans les rues de Conakry rend difficiles les interventions des techniciens", a-t-on précisé.

La diffusion de RFI, seule radio internationale reçue à Conakry sur la bande FM, a été interrompue le 10 février. La panne n'a duré que "24 heures" selon RFI mais des coupures continuent de perturber régulièrement la réception.

"La panne se reproduit tant qu'il n'y a pas une alimentation en continu", a ajouté la radio.

Les forces de l'ordre ont tué au moins huit personnes en Guinée après l'instauration le 12 février de l'état de siège par le président Lansana Conté, portant à 112 le nombre total des victimes de violences depuis début janvier

(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29773102@7-58,0.html – 14 février 2007)

Par ailleurs, un auditeur au Ghana confirme que la fréquence guinéenne de 7125 kHz est hors service depuis au moins 6 mois. Elle a été entendue fin juillet 2006 mais aurait probablement disparu peu après (Chris Greenway, via DXLD – 14 février 2007)

 

 

 

LITUANIE / PAYS-BAS

 

KBC radio, l’ancienne radio pirate des années 80 est de retour sur les ondes courtes. Depuis le 27 janvier, et chaque samedi soir, entre 2200 et 2300 TU sur 6255 kHz, la station est diffusée via l’émetteur de Sitkunai de 100 kW en Lituanie. Elle peut être entendue également en ondes moyennes sur 1386 kHz depuis l’émetteur de 500 kW de Kaunas, également en Lituanie. La fréquence ondes courtes est susceptible d’êre modifiée en raison des conditions de propagation (Ydun Ritz, via DXLD)

 

L’histoire de la station a débuté en 1974. Un petit émetteur FM a été construit et le non de cette station illégale était alors KPO. Un an plus tard, KPO est passé de la FM sur les ondes moyennes pendant une courte période. En 1975, sur les ondes moyennes, la station prend le nom de Radio Salermo. C’est également cette année que la station a fait l’objet de plusieurs descentes des autorités néerlandaises. Peu après, la station retourne sur la FM jusqu’à la fin des années 70, en ré-utilisant le nom de KPO

En 1980, KPO abandonne la FM pour les ondes moyennes et les ondes courtes. L’année suivante, en 1981, la station était très active sur ces deux gammes d’ondes. En 1983, suite au 5ème raid des autorités néerlandaises, le nom de la station changea pour KBC radio, nom toujours utilisé aujourd’hui.

Au début des années 90, et jusqu’au 23 décembre 2006, KBC fut absente des ondes. En 2007, KBC redémarre sur les ondes courtes, 6255 kHz et sur ondes moyennes 1386 kHz. En 2008, la station espère être présente avec une émission quotidienne de 60 minutes, toujours sur ondes courtes. Aujourd’hui, la station est tout à fait légale. Son site internet est à l’adresse http://www.kbcradio.eu

(extrait de l’histoire de la station sur le site http://www.kbcradio.eu )
 
 

 

RUSSIE

 

Un quotidien russe a rapporté que le service russe de la BBC et la Voix de la Russie vont conjointement lancer une nouvelle station FM à Moscou sur 99.6 MHz. Le projet porte le nom de « la grande radio » et les premiers tests sont attendus pour le mois de mars. La station diffusera des productions locales ainsi que des émissions du service russe de la BBC et de la Voix de la Russie pour les expatriés.

Le directeur général de « La grande radio », Alexander Musalkin, explique que ce projet a pour but d’instaurer un dialogue entre les deux pays, et que cela donne à la BBC l’opportunité de revenir sur la FM à Moscou. Auparavant, la BBC avait un accord avec la station privée Radio Arsenal, mais cette station a mis un terme en novembre dernier à cette coopération

Les experts semblent sceptiques au sujet de l’avenir de ce projet, certains indiquant que le concept visant à partager une fréquence entre deux stations est une alliance étrange

 (Lenta via Pavel Mikhaylov, Russian DX League et Kai Ludwig, via blog de Media Network – 11 février 2007)



CUBA

 

Une fois encore, les émissions en créole de Radio Havane Cuba semblent suspendues. Cela se fait au profit des émissions en français qui récupèrent les créneaux horaires.

Ainsi, on peut entendre Radio Havane Cuba en français, à 2130 TU sur la fréquence habituelle de 11760 kHz, mais également sur 9505 et 5965 kHz, à 2200 et à 2230 TU sur 9505 et 5965 kHz, à 2300 TU et à 2330 TU sur 5965 kHz. Il est également probable que l’émission en créole de 0100 TU sur 9550 kHz soit également remplacée. Radio Havane Cuba diffuserait donc en ce moment 5 heures par jour en français.

Il y a quelques mois déjà, les émissions en créole avaient été suspendues, puis étaient revenues quelques temps après.

Une autre façon de recevoir Cuba en ondes courtes et de façon relativement correcte est d’écouter la station domestique Radio Rebelde sur 5025 kHz, le matin en Europe

 

Par ailleurs, toujours sur Cuba, voici un article paru sur le site Internet du quotidien cubain Granma intitulé « Condamnation de l’agression radio-électronique contre Cuba »

« Les transmissions illégales de radio et de télévision provenant des Etats-Unis sont inadmissibles, et plus encore si elles ont pour seule fin de stimuler la subversion intérieure à Cuba, a affirmé Fabio Leite, directeur du Bureau des radiocommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Leite assiste à la 12ème convention et exposition internationale Informatique 2007, où il représente Hamadoun Touré, secrétaire général de l’UIT. Il a assuré que dès son retour à Genève, siège de cette organisation internationale, il dénoncera personnellement l’agression radio-électrique des Etats-Unis contre Cuba : 2425 heures par semaine réparties sur 30 fréquences de radio et de télévision.

Il a souligné que cette agression constante constitue une violation du règlement des radio-communications de l’organisation, selon lequel les transmissions radiales en radiodiffusion commerciale sur ondes moyennes, par modulation de fréquence ou par télévision, doivent être conçues comme un service national de bonne qualité dans les limites du pays concerné.

Fabio Leite a fait l’éloge des succès remportés par Cuba dans le domaine des télécommunications, malgré la politique hostile des Etats-Unis, et ila assuré qu’il se chargerait personnellement de faire connaître ces résultats à tous les niveaux de la direction de l’UIT.

 

 

ETATS-UNIS

 

Le budget prévisionnel 2008 pour la radio-télévision internationale américaine demande une augmentation globale de 3,8% par rapport à 2007 pour renforcer une programmation ciblée qui fournirait de l’information à un auditoire exigeant.

Les propositions sont aussi destinées à accroître l’auditoire dans le monde en utilisant les dernières technologies et en renforçant les moyens de transmission.

Sur les 668 millions de dollars demandés, 142 millions seront alloués à la programmation vers le Proche Orient, l’Asie du Sud, l’Asie Centrale et l’Eurasie, 116 millions seront destinés aux programmes vers les pays arabes, 67 millions iront vers l’est de l’Asie, 45 millions  vers l’Amérique latine, et enfin, 14 millions de dollars seront alloués pour l’Afrique.

Ces propositions visent à promouvoir la liberté et la démocratie dans des régions sensibles. Elles visent notamment

-          à établir une programmation coordonées entre la Voixs de l’Amérique et Radio Asie Libre de 10 heures par jour vers la Corée du Nord

-          de diffuser un programme télévisé de 3 heures par jour, en direct, produit et diffusé depuis le Moyen-Orient

-          de poursuivre le service quotidien de 30 minutes en langue somali, programme qui a été lancé le 12 février dernier, à destination de la Somalie, de Djibouti et de la Corne de l’Afrique

-          d’améliorer la pénétration de Radio et TV Marti vers Cuba, au travers de nouvelles facilités de transmission. La programmation devrait passer à 7 jours sur 7

 

Le budget financera entièrement des initiatives débutées lors de l’année fiscale 2006 vers l’auditoire musulman. Cela inclut l’expansion du programme télévisé de la Voix de l’Amérique vers l’Iran à 12 heures par jour, mais aussi des programmes radio de la station en pashto vers le Pakistan et l’Afghanistan, des programmes télévisés pour ces deux mêmes pays. On prévoit également le passage à 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 de Alhurra Europe, le service pour les arabophones en Europe.

Pour financer ces nouvelles initiatives, plusieurs décisions sont pronées :

-          suppression des émissions en cantonais de la Voix de l’Amérique et de Radio Asie Libre

-          suppression des émissions en ouzbek de la Voix de l’Amérique

-          réduction  des émissions de la Voix de l’Améroque et de Radio Europe Libre en ukrainien

-          réduction des émissions de la Voix de l’Amérique et de Radio Asie Libre tibétain

-          réduction des émissions en portugais vers l’Afrique de la Voix de l’Amérique

-          et réduction des émissions de Radio Europe Libre en roumain croate, serbe, bosniaque et kazakh de Radio Europe Libre / Radio Liberté

 


Le budget pour l’année fiscale 2008 liste également des actions prévues dans le budget précédant comme par exemple l’augmentation des émissions en espagnol vers le Venezuela, de nouvelles faciliotés pour la diffusion de Radio Europe Libre / Radio Liberté, la suppression des émisissions de la Voix de l’Amérique en grec,  géorgien et thaï ainsi que les émissions en macédonien de Radio Europe Libre

La plupart de ces langues qui quitteraient les ondes radio  seraient toutefois conservées en télévision


Enfin, côté anglophone, il est demandé la suppression de l’émission NewsNow diffusée 14 heures par jour, mais de maintenir VOA’ English to Africa ainsi que les programmes en anglais simplifié et de renforcer les programmes en anglais sur Internet.

(http://www.unian.net/eng/news/news-183545.html via Zacharias Liangas, DXLD – 10 février 2007)

ROYAUME-UNI

 

Le quotidien Media Guardian rapporte que les journalistes du Service Mondial de la BBC se mobilisent contre des réductions prévues dans le service de langue chinoise qui doivent être annoncés dans le mois. Le service emploie 37 personne à Bush House, à Londres. Le service de langue russe poirrait également être concerné par des réductions. Le personnel a indiqué que ces coupures seront combattues avec acharnement, avec la mise en place éventuelle d’une pétition intitulée « Sauvons le service chinois » au cas où les réductions annoncées seraient importantes. Le Media Guardian note que selon le dernier rapport annuel de la BBC, la pénétration du service mondial à Beihing, Shenyang, Chengdu et Shanghai est tombée de 2.2% en 2004-2005 à 0.3% en 2005-2006. Le quotidien ajoute que la direction de la BBC rencontrera les représentants du personnel au sujet de l’avenir du service chinois le 22 février. (Media Guardian, via blog de Media Network – 14 février 2007)



 

FRANCE / ILE MAURICE

 

 

Radio France Internationale (RFI) a lancé le 18 janvier, son antenne Maurice. La chaîne de radio française internationale, a été officiellement lancée par le Premier ministre mauricien.

RFI fera de l’actualité, des magazines, des reportages, bref, tout ce que fait RFI normalement avec l’avantage que le monde francophone entendra davantage parler de Maurice puisque comme le dit son PDG, Antoine Schwarz, qui avait tenu à être présent au lancement : “RFI s’intéresse aussi à ses auditeurs.” L’accord entre RFI et Maurice (à travers la Mauricius Broadcasting Corporation) a été signé en juillet dernier alors que le Premier Ministre était en visite en France. Le Directeur Général et le président de la MBC travailleront en collaboration avec RFI qui “représente la France et non le gouvernement français”, précise le PDG.

Antoine Schwartz a répondu plusieurs questions

 

Question : Qu’ espérez-vous de cette implantation de RFI à Maurice ?

Réponse : D’abord, c’est d’avoir un auditoire régulier et significatif. Dans les pays où nous sommes présents et où nous sommes attendus, comme c’est le cas pour l’île Maurice, on atteint généralement des scores de 10 à 20 % d’audience. Cela veut dire qu’il y a 20 % d’auditeurs qui nous écoutent ne serait-ce qu’une fois la semaine. A Maurice, ce n’est pas notre objectif dans le court terme mais plutôt dans deux ans. Ensuite ce qui n’est pas quantifiable, c’est que cette arrivée contribue à resserrer les liens entre la France et l’île Maurice. Enfin et grâce à cette nouvelle collaboration, nous allons prendre plus franchement nos repères dans l’océan Indien et l’Asie.

Question :  En ce sens, on parle souvent de Maurice comme un pont entre l’Afrique et l’Asie. De quelle manière RFI peut-elle exploiter ce continuum ?

Réponse : D’une part, nous avons l’intention de réaliser une émission sur l’actualité de l’océan Indien avec la contribution des journalistes de la Mauritius Broadcasting Corporation et de RFI mais aussi avec celle des journalistes qu’on irait chercher en Inde. A ce chapitre, nous avons besoin de bonnes relations que la MBC entretient avec l’Inde. Dans ces relations multilatérales, il reste aussi à exploiter la piste Internet où on pourrait s’assurer de la participation d’un partenaire indien. Je suis prêt à m’investir dans ce dossier.

Question :  La mission de RFI est, entre autres, “de contribuer à la diffusion de la culture française auprès des étrangers et des expatriés français”. Quelle est sa conception de la culture française et comment vous assurez-vous de sa diffusion ?

Réponse : J’ai une vision assez pragmatique de notre rôle. La diffusion de la culture française comprend plusieurs dimensions. La nôtre consiste à nous intéresser à la vie culturelle. C’est d’ailleurs une constante du journalisme : suivre ce qui se passe dans les différents pays où nous sommes présents et faire écho de ce qui est culturellement universel. C’est un rôle d’information de la vie culturelle en France, en Europe et dans le monde. Nous contribuons aussi à alimenter le débat d’idées non seulement sur le plan politique mais aussi les grandes questions qui occupent les esprits. La France étant un pays où le débat d’idées est très présent, il ne nous est pas difficile de trouver des gens qui participent aux échanges. Globalement, nous récusons l’approche qui consiste à être franco-français. L’important est de ne pas ennuyer les gens. Donc, nous privilégions la plate-forme Internet pour la diffusion de l’information culturelle et le débat d’idées. La tendance pour la radio, elle, reste l’actualité chaude et moins chaude, soit l’actualité générale.

Question : Comment, en étant une radio française, vous vous représentez la prépondérance de l’anglais au niveau des médias et de manière générale ?

Réponse : Il ne faut pas être sur la défensive sur cette question. Il faut admettre le rôle de l’anglais qui est incontournable. Mais il importe de continuer à se battre pour que tous ceux qui veulent apprendre le français ou s’y perfectionner soient dans les meilleures conditions de le faire. A ce titre, il est important que le français soit facile d’accès tout en évitant de créer un sentiment d’obligation ou de contrainte.

Question : Le monde de l’information fait sa révolution avec le numérique. Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau monde qui est en train de s’élaborer ?

Réponse : C’est une question pertinente à laquelle il n’y a pas de réponse catégorique. Je pense très profondément que la révolution du numérique fait exploser les médias et les métiers. Il faut bien analyser le phénomène et essayer d’en tirer partie. C’est vrai qu’aujourd’hui, à peu près n’importe qui peut émettre des informations à un coût quasi nul. Mais il est aussi vrai qu’on a toujours besoin de gens qui peuvent trier, analyser et hiérarchiser l’information. La fonction de journaliste est, en ce sens, plus nécessaire que jamais.

On vit dans un monde qui n’a plus de repères. On a donc besoin de gens qui peuvent faire le tri qualitatif et quantitatif même si les médias traditionnels semblent un peu perdus. Puisque chacun est tenté de faire son propre journal (ce qui est déstabilisant), il va falloir que les professionnels de l’information soient encore meilleurs qu’avant. Les médias sont à étages et ce qui aura toujours une valeur, c’est la marque. La marque, c’est la crédibilité. Comme il y aura beaucoup de faux ou potentiels médias, les gens auront besoin de repères. Il ne faut pas être pessimiste.

Question : Quelle est la redéfinition possible des médias traditionnels ?

Réponse : On va passer par une période de désaffection des lecteurs pour les journaux, des téléspectateurs pour la télévision et des auditeurs pour les radios. Mais fondamentalement les gens ont besoin de repères. Les médias sont ainsi appelés à remplir une fonction de service.

Question :  Dans le même souffle, quelle est la redéfinition possible du rapport presse écrite et parlée ?

Réponse : On est là dans une sphère de non concurrence et d’une certaine complémentarité. Mais on a beau être complémentaires, on ne peut pas aller loin ensemble. On ne peut, en ce sens, opérer de véritables synergies presse écrite et radio. Les journalistes concernés ne sont pas chauds à une collaboration. Au contraire, on relève une forme de rivalité. Il n’y a donc pas d’avantage à vouloir rapprocher les deux médias. C’est mieux de les laisser évoluer chacun de son côté.
(http://www.lexpress.mu/display_search_result.php?news_id=79414 – 19 janvier 2007)


 

 

 

PLANIFICATION DES FREQUENCES

L’Union de Radiodiffusion de l’Asie-Pacifique (ABU) incite ses membres à rejoindre l’AMN, le réseau de monitoring asiatique, dans un but de prévention des interférences dans l’utilisation des ondes courtes. Ce mouvement permettrait d’économiser des millions de dollars gaspillés. Par le biais de son Comité de Coordination des Hautes Fréquences, l’ABU espère de mettre en place une organisation qui permette des économies.

Actuellement, la Voix de l’Allemagne, la Voix de la République Islamique d’Iran et la TRT en Turquie ont installé l’application informatique permettant de gérer les éventuelles problèmes. La radiodiffusion pakistanaise, All India Radio et les services extérieurs de la Chine ont exprimé leur intérêt à devenir membre de ce réseau.

« Nous devons promouvoir le suivi de l’écoute sur ondes courtes parmi nos membres » a déclaré le responsable du  Comité de Coordination des Hautes Fréquences de l’ABU lors de la conférence de l’organisation tenue en janvier à Kuala Lumpur. Cette conférence de 5 jours avait pour but d’aider les diffuseurs de la région Asie-Pacifique et d’autres partie du monde à se coordonner dans l’emploi saisonnier des fréquences. Le comoté regroupe 40 diffuseurs ondes courtes qui diffusent 5000 services chaque jour pour un total de 10.000 heures de transmission (Asia-Pacific Broadcasting Union, via blog de Media Network – 26 janvier 2007)

 

 

ETATS-UNIS / AZERBAIDJAN

 

Le 1er janvier 2007, les services de langue azéri de la Voix de l’Amérique et de Radio Europe Libre / Radio Liberté ont lancé un nouveau service en FM à Baku. Ce service diffuse 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7. La station est audible dans la capitale de l’Azerbaidjan et dans sa banlieue, ce qui couvre 40% de la population totale du pays.

Les deux stations américaines diffuseront en alternance avec des programmes en azéri ainsi que des programmes musicaux et des émissions d’apprentisage de la langue anglaise.

Plus de la moitié des émissions de Radio Europe Libre / Radio Liberté sont préparées localement par le bureau de la station à Baku.

En plus de cette nouvelle fréquence en FM, le service azéri de la Voix de l’Amérique peut être entendu dans tout le pays sur 1296 kHz, en ondes moyennes.

Les programmes télévisés de la Voix de l’Amérique en langue azéri sont également repris par la télévision nationale. (Voix de l’Amérique via blog de Media Network – 26 janvier 2007)

 

INDE

 

Depuis le 26 janvier, l’Inde diffuse des émissions test en DRM depuis son site de Khampur (province de Delhi). Le directeur de All India Radio, Yogendra Pal, a déclaré au quotidien Hindustan Times :  « dans son 11ème plan, le gouvernement a proposé de se tourner vers le numérique. Nous avons suggéré de débuter ces émissions en DRM, en premier lieu pour les services extérieurs et pour nos services régionaux ». Le gouvernement importe actuellement des récepteurs numériques afin de tester leur comportement sous le climat de la région (Blog de Media Network – 31 janvier 2007)

Les tests ont eu lieu entre 0330 et 1200 TU sur 7270 et 6100 kHz. On ne sait toutefois pas s’ils se poursuivent encore actuellement (d’après une information de Alokesh Gupta, via DXLD – 27 janvier 2007)

 

FRANCE

 

Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a assuré qu'il n'était "pas question" de fusionner la chaîne française d'information internationale France 24 et  Radio France Internationale

Interrogé à propos du rapport de la mission d'information parlementaire sur l'organisation du financement de l'audiovisuel destiné aux publics à l'étranger, qui propose une fusion de France 24 et de Radio France Internationale, le ministre a répondu : "C'est clair. C'est non".

"Par contre, j'ai veillé à ce que France 24 puisse s'appuyer sur les équipes de l'Agence France Presse et de RFI, qui deviennent parfois des correspondants occasionnels. Oui à une coopération intelligente, la fusion c'est non", a-t-il dit. (AFP via voila.fr – 21 janvier 2007)

 

CHINE

 

Voici un extrait du rapport annuel 2007 de Reporters Sans Frontières : « En ville comme à la campagne, la radio reste très populaire. Des centaines de millions de Chinois disposent de postes permettant de capter des stations internationales dont le ton tranche avec celui des radios chinoises. Ainsi, la BBC ou Radio Free Asia disposent de services en chinois qui comptent des dizaines de millions d’auditeurs. Mais leurs émissions sont brouillées. Certaines des antennes qui constituent cette “grande muraille des ondes”, ont été vendues par l’entreprise française Thalès. En 2006, Reporters sans frontières a notamment pu tester le brouillage des radios Voice of Tibet et Radio Free Asia au Tibet. Les autorités locales superposent sur les ondes courtes et ondes moyennes de ces radios libres des bruits sourds ou des programmes éducatifs en chinois. »

(http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20656 rapport annuel 2007 de RSF)

 

ZIMBABWE

 

Voici un autre extrait d’un rapport de Reporters Sans Frontières, cette fois, sur le Zimbabwe : « Du coup, lorsque les voies purement légales ne sont pas suffisantes, le gouvernement zimbabwéen fait appel à l’armée, et notamment à la puissante Central Intelligence Organisation (CIO). Dans l’impossibilité de faire arrêter le personnel de Voice Of Peace, basé à l’étranger, le gouvernement a ainsi ordonné, à partir de la deuxième quinzaine de juin, le brouillage des émissions de Studio 7, le programme de Voix de l’Amérique destiné au Zimbabwe. Elles sont désormais parasitées par un “bruit de crécelle”, identique à celui qui couvre depuis février 2005 les émissions en ondes courtes de la station privée SW Radio Africa, basée à Londres, et celles de Voice Of Peace, basée à Amsterdam, depuis septembre 2005. Selon les informations de Reporters sans frontières, ce brouillage a été rendu possible par la présence, à Harare, d’experts chinois invités pour former leurs homologues zimbabwéens aux télécommunications et aux radiocommunications dans le cadre des accords de coopération économique et technique signés entre les deux pays. »

(http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20640 rapport annuel 2007 de RSF)

 

 

FRANCE

 

RFI : Antoine Schwarz veut obtenir des « garanties » pour le budget de RFI en 2008

Alors que RFI voit, pour la première fois, son budget baisser d’une année sur l’autre, le PDG de la radio mondiale, Antoine Schwarz, a souhaité le 9 janvier que la subvention du ministère des Affaires étrangères, principal contributeur au budget de RFI, retrouve en 2008 son niveau de 2006.
Antoine Schwarz, a regretté  lors de sa présentation des vœux aux personnels, que la radio ait été « lourdement pénalisée » pour son budget 2007, et a affiché sa volonté d’y remédier pour le budget 2008. « RFI […] a été largement et lourdement pénalisée sur le plan budgétaire en 2007. Cette pénalisation est d’autant plus douloureuse que nous avons fait des efforts d’économie importants », a souligné Antoine Schwarz. RFI doit en effet faire face, pour la première fois, à une baisse de ses ressources publiques. Dans la loi de finances pour 2007, la dotation du ministère des Affaires étrangères, principal contributeur au budget de RFI, s'élève à 69,6 milliards d’euros, contre 71,9 milliards pour 2006, en baisse de 3,2 %. Les ressources publiques totales de RFI, incluant la redevance, s'élevaient dans en 2006 à 127,78 milliards, contre 126,16 milliards  pour 2007. « Sachez que je ne me résigne pas à la diminution de la subvention du ministère des Affaires étrangères en 2007. Je souhaite obtenir, en amont des arbitrages budgétaires, des garanties pour qu’en 2008 RFI retrouve au moins son niveau de subvention de 2006, qui était d’ailleurs celui de 2005 », a ajouté le PDG. Estimant qu’« il faut sortir de cette situation de blocage qui, à terme, serait dangereuse pour l’entreprise », le PDG a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités. « Ou bien l’Etat considère que RFI consomme, au regard de l’évolution générale et des priorités gouvernementales, une part de crédits trop importante et il faut le dire clairement et en tirer les conséquences politiques et sociales ; ou bien, reconnaissant les efforts accomplis et la pertinence de la stratégie suivie, l’Etat donne à l’entreprise des moyens suffisants, c’est-à-dire avec une progression à peu près équivalente à celle de Radio France, qui a la même structure de coûts que RFI. »
« On ne peut pas laisser une entreprise dériver ainsi, sans un minimum de perspectives », a indiqué Antoine Schwarz en marge de sa présentation des vœux. « Mais nous avons des soutiens au Parlement et dans l’administration. Je ne désespère pas de revenir sur les bases du budget 2006. Et je suis prêt à mettre tout mon poids en jeu » sur la question, a-t-il ajouté.

Quatre orientations pour 2007

Le PDG a par ailleurs dressé, au cours de ses vœux, quatre grandes orientations pour RFI en 2007, à commencer par le lancement de la nouvelle antenne multimédia, « prévu pour février-mars ». Cette antenne est un « enjeu majeur » pour la radio car « c’est celui qui nous positionnera de manière visible et je l’espère avantageuse par rapport aux autres opérateurs, je ne dirai pas "concurrents", comme TV5 ou France 24 », selon le PDG. En outre, l’antenne Monde est appelée à évoluer, avec un renforcement de l’information internationale et un développement de « la fluidité de l’antenne ». Pierre Ganz, directeur de l’antenne Monde, et Geneviève Goetzinger, chargée de l’information et des antennes de RFI, doivent mettre en œuvre cette réforme. Par ailleurs, la réforme des rédactions en langues étrangères va se poursuivre. Le PDG a annoncé qu’une « réforme importante de l’anglais est en gestation et devrait se concrétiser fin mars », précisant qu’« il s’agit de développer le temps d’antenne du programme radio qui serait ciblé sur l’Afrique tout en créant un site internet à vocation mondiale ». Dernier chantier : le réexamen de l’organisation du travail de production pour « préciser les fonctions et les conditions d’utilisation des outils numérique avec un double objectif : assurer à tous un travail intéressant et utile et rationaliser ce qui peut l’être ». Le PDG espère voir aboutir les discussions avec les syndicats en février (Satellifax – 10 janvier 2007)

 

ISLANDE

 

Contrairement à ce qui avait été annoncé l’an dernier, la radio islandaise est toujours présente sur ondes courtes, avec un relais de son programme domestique en islandais.

La meilleure réception en France est à 1410 TU sur 13865 kHz, en bande latérale supérieure

 

ETATS-UNIS

 

A compter du 12 février prochain, la Voix de l’Amérique va lancer un nouveau service quotidien en langue somali, à destination de la corne de l ‘Afrique. Plusieurs diffuseurs de langue somali vont se joindre à des reporters en Afrique et ailleurs dans le monde pour fournir à des millions de somaliens une information exacte et récative.

« Fournir une telle information, exacte et objective au peuple somalien est vital en ces temps critiques dans la région » précise Dan Austin, le directeur de la Voix de l’Amérique

Cette nouvelle demi-heure sera diffusée 7 jours par semaine et inclura des informations internationales ainsi que des nouvelles en provenance de la Somalie et de la région de la corne de l’Afrique. Les émissions proposeront également de la musique et des forums qui permettront aussi bien à des personnalités qu’à des gens ordinaires d’exprimer leurs opinions sur des sujets divers.

Ce service sera financé par une subvention du Département d’Etat. Il sera un complément aux actuelles émissions de la Voix de l’Amérique  en tigrynia, en afan oromo et en amharique.

La Voix de l’Amérique avait dans le passé déjà diffusé en langie somali, entre 1992 et 1994.

Le nouveau service sera diffusé en ondes moyennes, en FM et sur ondes courtes à 1600 TU et une répétition sera faite à 1700 TU. Le programme sera disponible en direct ou à la demande sur le web.

Les fréquences ondes courtes seront les suivantes

1600-1630 TU et 1700-1730 TU: 13580 et 15620 kHz.

(Voix de l’Amérique via blog de Media Network – 29 janvier 2007)

 

 

POLOGNE

 

La radio polonaise va débuter des émissions d’information en hébreu au mois de mars dans une tentative de resserrer les liens entre la Pologne et Israël et de casser une image d’anti sémitisme qu’elle estime injuste. La Pologne comptait la plus forte population juive jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, mais les millions de morts lors de l’Holocauste puis l’hostilité des autorités communistes par la suite ont réduit ce nombre ç quelques milliers dans les années 90.

Les gouverments polonais, depuis l’éclatement du bloc soviétique, ont tenté de rebâtir les relations avec Israël et la communauté juive à l’étranger, et plusieurs milliers de juifs visitent le pays de leurs parents et grands-parents chaque année. « Nous voulons établir de bonnes relations entre la Pologne et Israël et fournir à la communauté juive internatioanle des informations sur la minorité juive en Pologne » a déclaré Adam Burakowski, directeur des services extérieurs de la radio polonaise à l’Agence de Presse Reuter. « Ces programmes sont une nouvelle bataille pour démontrer que la Pologne n’est pas antisémite » ajoute-t-il.

Le porte-parole de la radio polonaise a indiqué que les programmes qui seront diffusés dans un premier temps quelques heures par jour seront audibles en Israël et dans toute l’Europe. Les détails techniques seront communiqués dans quelques temps Reuters, via blog de Media Network – 29 janvier 2007)

 

ETATS-UNIS

 

WYFR, Radio Famille, la station religieuse basée en Floride, a débuté des tests sur ondes courtes dans 3 nouvelles langues : tamil, telugi et marathi, à destination de l’Asie du Sud et de l’Inde. L’horaire est le suivant :

En tamil, entre 1400 et 1500 TU sur 7475 kHz

En telugu, entre 1400 et 1500 TU sur 5880 kHz

En marathi, entre 1400 et 1500 TU sur 6135 kHz

Les émetteurs seraient situés au Tadjiskistan, en Arménie et en Russie

(d’après un message de Sakthi Vel, HCDX – 26 janvier 2007)

 

ARABIE

 

Le gouvernement saoudien a mis un terme aux émissions en turc de Radio Jeddah, ont annoncé des officiels saoudiens. Ils ont indiqué que ces émissions en turc étaient diffusées sur ondes courtes depuis 35 ans, deux heures par jour. Les citoyens turcs vivant notamment dans les villes de Medina et de Al-Damman ainsi que les habitants turcophones des républiques d’Asie Centrale écoutaient ces programmes.

La raison d’arrêter les émissions en turc n’a pas été announcée. Les citoyens turcs ont indiqué que des dizaines de milliers de personnes travaillent en Arabie Saoudite depuis des années et écoutaient ce programme. Selon d’autres sources, des officiels de l’ambassade turque ont lancé des initiatives auprès du gouvernement saoudien pour la reprise des programmes (Agence de Presse Anatolia, via BBC Monitoring, via blog de Media network – 24 janvier 2007)

 

FRANCE

 

Les émissions en langue allemande de Radio France Internationale (RFI) sont menacées, selon la rédaction allemande de la radio publique.

Les journalistes de cette rédaction basés à Paris estiment que les émissions en langue allemande de RFI "sont sérieusement menacées". De son côté, la direction de RFI assure qu'elle n'a "pas l'intention de supprimer les émissions en langue allemande".

Les signataires du communiqué indiquent notamment que la direction "a supprimé quatre postes de journalistes sur dix" à Paris. Pour sa part, la direction de RFI, en reconnaissant cette réduction d'effectifs, souligne qu'il s'agit de départs volontaires de journalistes qui ont rejoint d'autres rédactions de la radio. RFI a des émissions en 19 langues.

Selon le communiqué, "RFI et l'Etat français mettent en péril la plus grande plate-forme audio en langue allemande vouée à l'information sur la France, qui s'adresse au plus grand réservoir d'auditeurs en Europe avec 110 millions de germanophones".

Le président de RFI avait souligné, à l'occasion de ses voeux au personnel le 9 janvier, que RFI avait été "lourdement pénalisée sur le plan budgétaire en 2007".

(AFP via voila.fr – 19 janvier 2007)

 

 

BANGLADESH

 

Les services extérieurs de Bangladesh Betar qui sont diffusés sur ondes courtes en bengali et en 5 autres langues (dont l’anglais) sont dans une situation déplorable, en raison de la dégradation du signal émis par le vieil émetteur ondes courtes. C’est ce qu’a déclaré un dirigeant de la radio au journal « The New Nation »

Le service extérieur a été populaire en Inde, au Pakistan, au népal et au Moyen-Orient, durant la guerre de Libération du Bangladesh, a-t-il poursuivi. Aujourd’hui, le service a perdu la plupart de ses auditeurs à cause de l’état des installations. « La réception est très faible depuis deux ans. Le signal est devenu trop faible pour être entendu. Mais les autorités ne veulent pas s’occuper du problème » ajoute cet officiel.

Il devient également difficile pour la radio de trouver des experts dans les langues de diffusion, indique un autre responsable. Qui précise que la station pense à mettre à débuter des discussions avec les autorités afin de remplacer l'émetteur actuel.

(Outre le bengali et l’anglais, la station diffuse en arabe, oudou, népalais et hindi, sur 7185 kHz, entre 1315 et 1730 TU et entre 1815 et 2000 TU)

 (The New Nation, via blog de Media Network – 16 janvier 2007)

 

 

 

FINLANDE

 

Le 1er janvier, les émissions en ondes courtes de Radio Finlande sur ondes courtes ont été supprimées. Depuis plusieurs années, la station réduisait ses programmes, avec notamment la suppression des émissions en français, puis en allemand et anglais. Après la disparition de Radio Norvège Internationale, de Radio Danemark et de la radio islandaise, Radio Suède demeure la seule station d’Europe du Nord sur ondes courtes.

 

ALLEMAGNE

 

La Voix de l’Allemagne a fait l’objet de nouvelles réductions le premier janvier.

Ainsi, les émissions en albanais, bosniaque, bulgare, croate, serbe, macédonien, polonais, roumain, turc et en langue rom ont disparu  des ondes courtes.

Le programme albanais  était diffusé 1 heure et demi par jour, le programme bosniaque 45 minutes par jour, le programme en bulgare était sur les ondes 2 heures par jour, les émissions en croate 50 minutes par jour, les émissions en macédonien pendant 1 heure et demi par jour, celles en polonais 30 minutes par jour, celles en serbe pendant 1 heure et demi par jour, celles en roumain pendant 2 heures par jour, et enfin celles en langue rom, une demi heure par semaine. Le programme en turc était diffusé pendant1 heure et demi du lundi au samedi et pendant  une heure seulement le dimanche..

(R BulgariaDX MIX News, Ivo Ivanov, via wwdxc BC-DX, via Wolfgang Bueschel – 12 décembre 2006)

 

 

 

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